Cahier d'information à l'intention du sous-ministre du Logement, de l'Infrastructure et des Collectivités(2024)
Cahier 2: État du logement, de l’itinérance, et des infrastructures
Erratum
Dans le cadre du processus de divulgation proactive des documents 101 du Conseil du Trésor et du Secrétariat du Conseil du Trésor, des erreurs ont été relevées :
- À la section « L'état du logement et de l'itinérance » dans la figure intitulée « Groupes ayant contribué aux changements démographiques annuels : De 1973 à 2023 », ce titre devrait être « Groupes ayant contribué aux changements démographiques annuels : De 2001 à 2022 »,
Ces erreurs n'ont aucune incidence sur les autres renseignements présentés dans les cahiers d'information.
- Section A : État du logement et de l'itinérance document de transition - 2024
- Les défis en matière de logement sont complexes et comportent de multiples facettes
- Les tendances à l'échelle nationale ont une incidence sur l'offre et la demande de logements
- Les obstacles à l'augmentation de l'offre de logements sont diversifiés
- Les défis en matière d'accessibilité ne touchent pas seulement les propriétaires; un lourd fardeau pèse sur les locataires
- Les besoins en matière de logements ne sont pas toujours les mêmes; différentes régions et les collectivités rurales et nordiques ont des besoins souvent distincts et plus importants
- La crise actuelle exacerbe les problèmes aigus d'itinérance
- Les responsabilités intergouvernementales et la propriété variée signifient que d'autres ordres de gouvernement, le secteur privé et les organisations à but non lucratif ont d'importants rôles à jouer
- Le gouvernement fédéral a adopté un rôle de chef de file pour remédier aux difficultés en matière de logement et d'itinérance
- Section B : état des infrastructures documents de transition - 2024
- Que sont les infrastructures?
- Le Canada dispose-t-il des infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins actuels et futurs?
- Les infrastructures en tant que priorité commune
- Les investissements dans les infrastructures ont presque doublé au cours des deux dernières décennies
- La compréhension de l'âge moyen et de la durée de vie restante des infrastructures aide les propriétaires d'actifs à informer la planification et la gestion précoces
- L'état des infrastructures au Canada
- La capacité de gestion des actifs est plus faible dans les petites municipalités et varie considérablement d'une province et d'un territoire à l'autre
- Les investissements actuels et futurs dans les infrastructures sont influencés par des facteurs économiques, sociodémographiques et environnementaux clés
- Impacts intersectoriels des infrastructures - L'économie
- Au-delà de l'impact immédiat de la construction, les investissements dans les infrastructures contribuent à la compétitivité économique à long terme
- Un secteur de la construction hautement productif est essentiel à la croissance de nos infrastructures
- La baisse de la productivité du secteur de la construction risque de limiter notre capacité à répondre aux besoins du canada en matière d'infrastructures
- Le secteur de la construction offre des emplois bien rémunérés, mais les avantages ne sont pas les mêmes pour tous les groupes de travailleurs
- Les matériaux de construction font partie intégrante de la réalisation des infrastructures et ils sont exposés à une certaine volatilité
- Impacts intersectoriels des infrastructures - L'environnement
- Les infrastructures sont essentielles à l'atténuation des changements climatiques et à l'adaptation à ces derniers
- Les infrastructures sont fortement touchées par les changements climatiques
- Une infrastructure résiliente nécessite des conceptions et une planification efficaces
- Des améliorations environnementales sont apportées lors de la construction des infrastructures
- Impacts intersectoriels des infrastructures - Nos collectivités
- L'état des infrastructures - Résumé
Section A : état du logement et de l'itinérance document de transition - 2024
Les défis en matière de logement sont complexes et comportent de multiples facettes
Le Canada est confronté à une crise du logement
- Les ménages à revenus moyens de partout au pays éprouvent de plus en plus de difficulté à acheter une propriété. Ces ménages restent souvent plus longtemps en logement locatif, ce qui exerce une pression supplémentaire sur l'offre de logements locatifs et mène à une augmentation des loyers;
- Le manque de logements abordables signifie que la population canadienne a de plus en plus de difficulté à se trouver un logement près du travail ou à la suite d'un déménagement pour le travail, ce qui nuit à la croissance économique;
- Les populations vulnérables et les ménages à faibles revenus éprouvent des difficultés à répondre à leurs besoins de base en matière de logement en raison du manque de logements abordables convenables;
- La hausse de l'itinérance à l'intérieur et à l'extérieur des refuges est causée par certaines lacunes en matière de logements hors marché (incluant les logements de transition et les logements de soutien) dans le système de logement, qui sont exacerbées par des échecs systémiques et les circonstances propres à chaque personne.
Principaux défis pour le système de logement
Accessibilité
La crise touche à la fois les Canadiens et les Canadiennes à faibles revenus et ceux et celles de la classe moyenne.
Stabilité
Le système financier du Canada est plus à risque en raison de la hausse des prix des logements et de l'endettement.
Durabilité
Il est nécessaire de faire en sorte que les logements existants et les nouveaux logements soient adaptés aux changements climatiques.
Productivité
Il est nécessaire d'accroître l'adoption de technologies et de remédier à la pénurie de main-d'œuvre.
Gouvernance
La population croissante et changeante du Canada nécessite une stratégie coordonnée en matière de logement.
Réconciliation et équité
Des obstacles systémiques bien établis nuisent à l'accès à un logement abordable.
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Figure 1 - Version texte
Lacunes dans l’offre de logements au Canada, par province (2023) Province Projection actuelle du parc de logements pour 2030 Unités de logement supplémentaires nécessaires pour répondre a la demande Ontario 6 610 000 1 480 000 Québec 4 450 000 860 000 Colombie-Britannique 2 580 000 610 000 Alberta 2 090 000 130 000 Manitoba 650 000 170 000 Saskatchewan 550 000 60 000 Nouvelle-Écosse 510 000 70 000 Nouveau-Brunswick 390 000 0 Terre-Neuve-et-Labrador 270 000 60 000 Île-du-Prince-Édouard 80 000 0
Source : fondé sur les données de la SCHL (2023)
Les tendances à l'échelle nationale ont une incidence sur l'offre et la demande de logements
Taux de croissance démographique élevé
Un taux de croissance démographique élevé, en grande partie causé par les nouveaux arrivants, principalement établis dans les zones urbaines, fait en sorte que le Canada est le pays du G7 dont la croissance démographique est de loin la plus importante. Une croissance démographique rapide se traduit par des pressions et des coûts exponentiels au sein des collectivités.
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Figure 2 - Version texte
Groupes ayant contribué aux changements démographiques annuels de 2021 a 2022 Année Résidents non permanents Résidents permanents Naissances moins décès Autre 2001 33 510 204 425 108 284 -7 875 2003 10 348 183 798 110 095 -7 895 2005 15 978 200 122 123 247 -10 886 2007 51 478 198 525 140 296 -31 887 2009 34 243 228 561 144 829 -31 800 2011 55 400 205 157 137 666 -24 049 2013 32 867 214 435 129 755 -23 983 2015 35 448 268 291 122 022 -19 456 2017 33 510 204 425 108 284 8 244 2019 75 265 252 484 74 126 8 268 2021 208 689 445 983 41 398 0 2022 697,701 433,480 27,524 0
Source : Tableau 17-10-0151-01 de Statistique Canada
Pénurie de main-d'œuvre
La pénurie de main-d'œuvre est problématique dans le domaine de la construction. Une main-d'œuvre vieillissante et une diminution du nombre de jeunes poursuivants un métier signifient que l'écart entre la croissance et les besoins prévus est croissant. Il y a une possibilité d'harmonisation des compétences et des besoins futurs dans de nouveaux secteurs (p. ex., maisons modulaires et préfabriquées).
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Figure 3 - Version texte
Croissance de la main d’ouvre prévue et croissance nécessaire prévue pour suivre le rythme de l’investissement de 2023 a 2032 Année Croissance prévue (milles) Croissance necessaire prévue (milles) 2023 53618,7 40766,5 2024 57470,7 41713,4 2025 57532,5 42503,9 2026 56857,7 41724,4 2027 56687,5 42068,9 2028 58932,4 42359,3 2029 59181,4 42598,5 2030 57660,6 42791,5 2031 59774,6 42949,2 2032 60085,9 43071,2 *Croissance nécessaire d'après le nombre estimé de départs à la retraite et une croissance annuelle moyenne de 2,8 % de l'investissement réel
Source : Analyse et modélisation économiques, LICC
L'inabordabilité croissante des logements à une incidence sur la capacité de la population à accéder à un logement et à le conserver.
En 2023, les coûts associés à la propriété ont atteint 62,5 % des revenus des ménages. Pour sa part, la hausse des loyers a atteint un taux record de 8 %, soit un taux plus élevé que l'inflation (4,7 %) et la croissance salariale (5 %).
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Figure 4 - Version texte
Pourcentage des revenues des ménages consacré aux coûts associés à la propriété au Canada Année Coûts de propriété en % du revenu du ménage (Revenus historiques jusqu'en 2020, prévisions pour 2025) Q1 1990 50,8 % Q2 1990 56,6 % Q3 1990 53 % Q4 1990 50,4 % Q1 1995 43,8 % Q2 1995 39,6 % Q3 1995 38,9 % Q4 1995 38,3 % Q1 2000 37 % Q2 2000 37 % Q3 2000 36,6 % Q4 2000 36,2 % Q1 2005 36,5 % Q2 2005 36,6 % Q3 2005 36,7 % Q4 2005 38,2 % Q1 2010 39,5 % Q2 2010 41,7 % Q3 2010 40,8 % Q4 2010 39,7 % Q1 2015 38,2 % Q2 2015 37,8 % Q3 2015 38,2 % Q4 2015 39 % Q1 2020 42,2 % Q2 2020 41,5 % Q3 2020 41,2 % Q4 2020 41,4 % Q1 2025 54,5% Q2 2025 52,3% Q3 2025 51,9% Q4 2025 51,3%
Source : Leadership avisé RBC (2023)
Les obstacles à l'augmentation de l'offre de logements sont diversifiés
Hausse des coûts
Les coûts associés à la construction d'un immeuble résidentiel au Canada ont augmenté de 58 % depuis 2020, soit à un taux beaucoup plus élevé que celui de l'inflation générale.
Processus de planification restrictifs et laborieux
La réglementation sur le zonage et les restrictions en matière de planification limitent la construction de logements à forte densité à proximité des infrastructures et du transport en commun.
Investissements irréguliers de la part du gouvernement
La réduction des investissements dans le logement au cours des dernières décennies a mené à des lacunes en matière de logement accessible et supervisé.
Taux d'intérêt (toujours) élevés
Les taux d'intérêt plus élevés ont ralenti l'économie et le rythme de la construction de logements.
Faible productivité
Le secteur canadien de la construction accuse un retard sur ses comparables en raison de son faible taux d'adoption de nouvelles technologies.
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Figure 5 - Version texte
Productivité du secteur de la construction Année Toutes les industries (moyenne) Construction [BS23] Construction de bâtiments résidentiels [BS23A] 2000 52,3 51,4 45,8 2001 53,1 53,6 48,1 2002 54 54,8 48,8 2003 54,2 55,8 48,7 2004 54,8 55,3 47,2 2005 56 55 46,7 2006 56,8 54,2 45,2 2007 56,9 53,6 45,2 2008 56,6 51,3 43,2 2009 56,6 52,1 46,1 2010 57,2 52,3 46,7 2011 58,2 52,7 47,9 2012 58,3 52,7 46,2 2013 59,2 54 48 2014 61 54,7 49,5 2015 61 53,7 51,3 2016 61,3 54 52,9 2017 62,2 53,8 51,5 2018 62,5 54,2 52,2 2019 62,7 53,4 51,1 2020 67,7 59,9 59,9 2021 65 54,2 51,4 2022 64,6 52,5 47,4 2023 63,5 48,7 42,1
Source : Tableau 36-10-0480-01 de Statistique Canada
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Figure 6 - Version texte
Estimation des délais moyens d'obtention des permis par municipalité Municipalité Délai d'approbation moyen (mois) Charlottetown 3 Saskatoon 4 Winnipeg 5 Calgary 5 Edmonton 7 St. John's 8 Ottawa 13 Vancouver 15 Halifax 21 Toronto 32
Source : Analyse comparative entre les municipalités (2022) de l'Association canadienne des constructeurs d'habitations
Les municipalités ont ciblé les obstacles à l'accélération des délais associés à la délivrance de permis de construction résidentielle
- La qualité des demandes présentées peut varier, et les demandes de faible qualité nécessitent davantage de temps et de ressources de la part des municipalités. Les demandes présentées une seconde fois peuvent prendre beaucoup de temps;
- Certaines municipalités collaborent plus longtemps avec les demandeurs, ce qui devrait contribuer à une hausse du nombre de constructions à long terme.
Certaines pratiques en matière de délivrance de permis peuvent aider les municipalités à permettre davantage de constructions plus rapidement
- L'utilisation de portails en ligne;
- La délivrance de permis de construction assujettis à des conditions, qui permettent d'entreprendre les constructions;
- L'évaluation et le triage des projets en fonction de leur catégorie de risque;
- La promotion des demandes de construction de logements à forte densité, qui peuvent prendre moins de temps par logement.
Les défis en matière d'accessibilité ne touchent pas seulement les propriétaires; un lourd fardeau pèse sur les locataires
La demande de logements locatifs est très élevée, et leur taux d'inoccupation était historiquement bas en 2023 (1,5 %). Ce phénomène est causé par une croissance démographique, ainsi qu'à plusieurs années d'offre insuffisante et à une hausse des coûts associés à la propriété.
Au cours des dernières décennies, le système de logement canadien a été financiarisé.Les biens immobiliers sont maintenant considérés comme des biens d'investissement.
- Les estimations préliminaires du défenseur fédéral du logement indiquent que 20 % à 30 % des logements construits expressément à des fins de location appartiennent à des sociétés financières.
La hausse des loyers associée au roulement des locataires de logements locatifs (12,4 % en 2023), l'absence de réglementation et l'application inadéquate d'une telle réglementation témoignent d'une concurrence accrue et d'un déséquilibre du marché.
- La hausse du loyer moyen pour un logement de deux chambres à coucher à la suite d'un changement de locataire (24,1 %) est beaucoup plus élevée que lorsqu'il n'y a pas de changement de locataire (5,1 %);
- Plusieurs années d'offre insuffisante en ce qui a trait aux logements construits expressément à des fins de location et une dépendance sur le marché secondaire de logements locatifs pourraient également avoir contribué à une hausse des loyers.
En raison de faibles investissements publics depuis les années 1990, les logements hors marché ne représentent qu'une petite portion du système de logement (environ 4 %); des logements abordables deviennent également inaccessibles en raison de leur âge, de leur mauvais état ou de leur conversion en logements dont les loyers sont au taux du marché.
La croissance insuffisante du nombre de logements construits expressément à des fins de location, combinée au nombre décroissant de logements hors marché, a une incidence sur des aspects sociaux au-delà du logement (p. ex., santé) et touche disproportionnellement les nouveaux arrivants, les personnes vulnérables et les personnes à faible revenu.
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Figure 7 - Version texte
La croissance de la demande de logements locatifs spécialisés a été supérieure à la croissance de l'offre dans la plupart des centres en 2022 Centres Variation de l'offre de locatifs ( %) Variation de la demande ( %) Vancouver 3,3 % 3,6 % Victoria 5,0 % 4,6 % Edmonton 8,0 % 10,7 % Winnipeg 3,5 % 6,0 % Hamilton 0,1 % 1,1 % Toronto 2,2 % 5,4 % Ottawa 6,6 % 8,0 % Montréal 1,4 % 2,4 % Halifax 2,5 % 2,5 % Canada 2,6 % 3,8 % Le total pour le Canada comprend tous les centres de plus de 10 000 habitants.
Sources : CMHC Rental Market Report (2023).
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Figure 8 - Version texte
% de logements sociaux locatifs Pays ou Région % de logements sociaux locatifs Pays-Bas (NL) 34,06838 Danemark (DK) 21,33333 Royaume-Uni (UK) 16,36392 France (FR) 14,00771 Irlande (IE) 12,69586 Finlande (FI) 10,93878 Suisse (CH) 3,617056 Pologne (PL) 6,645129 Australie (AU) 3,227404 Norvège (NO) 4,1024 Italie (IT) 2,402509 États-Unis (US) 3,6209 Canada (CA) 3,472193 Japon (JP) 3,079622 Allemagne (DE) 2,55664 Portugal (PT) 1,058791 Espagne (ES) 1,070074 Colombie (CO) 0,00643 La proportion de logements hors marché au Canada est largement inférieure à la moyenne de 7 % de l’OCDE.
Sources : Scotiabank Economics, OCDE
Les besoins en matière de logements ne sont pas toujours les mêmes; différentes régions et les collectivités rurales et nordiques ont des besoins souvent distincts et plus importants
Les besoins en matière de logement varient selon la région
Les besoins en matière de logement varient selon la région en fonction des réalités démographiques, géographiques et économiques distinctes.
- Les circonstances particulières des régions et les chaînes d'approvisionnement qui leur sont propres ont une incidence sur les codes provinciaux du bâtiment qui, à leur tour, influent directement sur les matériaux utilisés à l'échelle locale dans la construction résidentielle;
- La prédominance des phénomènes météorologiques extrêmes n'est pas la même dans toutes les régions du pays : les feux de forêt sont plus prédominants dans l'ouest du Canada, tandis qu'on prévoit que les dômes de chaleur et les tempêtes violentes s'aggraveront dans l'est;
- La disparité entre le type de logement que l'on construit et celui que l'on privilégie et dont on a besoin s'est accrue.
collectivités rurales et nordiques
Les collectivités rurales et nordiques doivent construire leurs logements et leurs infrastructures à un coût plus élevé, avec des revenus plus faibles, et avec une capacité limitée.
- Dans le nord, la saison de la construction est plus courte, les coûts du transport, de matériaux et de main-d'œuvre sont plus élevés, l'impact des changements climatiques est plus important, et la proportion des logements hors marché est élevée;
- Les petites collectivités dépendantes du tourisme et des établissements postsecondaires éprouvent d'importantes difficultés quant à l'hébergement de leur main-d'œuvre ainsi qu'à la conservation d'options de location abordable et transparente pour répondre à la variation démographique.
L'itinérance, régions rurales et éloignées
L'itinérance, notamment dans les campements, est de plus en plus prédominante dans les régions rurales et éloignées nécessitant différents types de soutien en fonction de la taille et de la capacité de la collectivité à intervenir.
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Figure 9 - Version texte
Taux de besoins impérieux en matière de logement par province et territoire Province ou Territoire Taux de besoins impérieux en matière de logement (pourcentage) Alberta 11,3 % Colombie-Britannique 16,0 % Manitoba 12,0 % Nouveau-Brunswick 9,2 % Newfoundland & Labrador 9,4 % Nouvelle-Écosse 12,9 % Territoires du Nord-Ouest 13,2 % Nunavut 32,9 % Ontario 14,5 % Québec 5,5 % Île-du-Prince-Édouard 6,5 % Saskatchewan 9,5 % Yukon 13,1 % *Les données du Recensement de 2021 comprennent les mesures de soutien relatives à la COVID-19, qui ont eu une incidence sur le calcul des besoins impérieux en matière de logement.
Sources : StatCan et SCHL : Enquête canadienne sur le logement de 2022 (provinces) et Recensement de 2021 (territoires)*
La crise actuelle exacerbe les problèmes aigus d'itinérance
À l'extrémité du spectre du logement se trouvent les personnes en situation d'itinérance ou à risque de le devenir. Le manque de logements abordables et hors marché nuit aux efforts de prévenir l'itinérance et aider les personnes en situation d'itinérance à s'en sortir.
Le taux de recours aux refuges a diminué en 2020 en raison de la pandémie (c.-à-d., capacité limitée en raison de l'éloignement physique), mais a augmenté depuis en raison de la pression économique et de la géopolitique internationale (p. ex., augmentation du nombre de demandeurs d'asile), qui ont mené à une hausse de la demande dans le secteur des services aux itinérants.
Le nombre de personnes en situation d'itinérance chaque nuit a augmenté.
- À l'intérieur des refuges : La moyenne du nombre quotidien de recours aux refuges avait diminué en 2020, mais augmenté de 43 % en 2023;
- À l'extérieur des refuges : Les dénombrements ponctuels indiquent qu'il y a eu une augmentation de 88 % entre 2018 et 2020-2022.
De nombreuses autres personnes se retrouvent en situation d'itinérance tout au long de l'année. Plus de 118 000 personnes ont eu recours au réseau de refuges en 2023.
- La durée des séjours dans les refuges s'allonge, ce qui suggère que les personnes en situation d'itinérance font face à de plus en plus d'obstacles lorsqu'ils tentent de s'en sortir;
- De ce nombre, 28 % (soit environ 32 660 personnes) se sont retrouvées en situation d'itinérance chronique en 2023, une augmentation par rapport à 2016, lorsque ce taux se situait à 22 % (un peu moins de 27 000 personnes).
Il est essentiel que l'augmentation de l'offre de logements convenables soit accompagnée de mesures de soutien globales en vue de remédier aux problèmes sous-jacents et à harmoniser le système.

Le Continuum du Logement - Version texte
- Itinérance
- Maisons d'hébergement d'urgence
- Logement de transition
- Logement avec services de soutien
- Logement communautaire
- Logement abordable
- Logement du marché
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Figure 10 - Version texte
Estimation du taux d’itinérance chaque nuit Année Itinérance sans abri (décomptes ponctuels de 2020 à 2022 dans 67 communautés) Utilisations des refuges par nuit (moyenne tirée des données annuelles sur les refuges) 2017 14 000 2018 4 810 15 000 2019 14 440 2020 11 600 2021 13 170 2022 9 032 16 248 2023 16 627
Sources : TBD
Les responsabilités intergouvernementales et la propriété variée signifient que d'autres ordres de gouvernement, le secteur privé et les organisations à but non lucratif ont d'importants rôles à jouer
Les défis en matière de logement sont souvent localisés; une collaboration et un partenariat avec tous les ordres de gouvernement ainsi que les secteurs privés et à but non lucratif sont essentiels.
- Le logement est une responsabilité partagée, avec les mandats qui se chevauchent entre les différents ordres de gouvernement;
- La plupart des logements sont des propriétés privées (c.-à-d., 97 % des investissements dans les nouveaux logements étaient privés en 2023); les logements sociaux sont plus importants dans les territoires, particulièrement au Nunavut.
| Gouvernement fédéral | Provinces et territoires | Administrations locales |
|---|---|---|
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Certains intervenants clés, y compris l'Accord national sur le logement, le Défenseur fédéral du logement, la Vérificatrice générale du Canada, le Conseil national du logement et la Social Housing and Human Rights Coalition, prônent une plus importante gouvernance de la part du gouvernement fédéral et une meilleure coordination entre tous les ordres de gouvernement.
Le gouvernement fédéral a adopté un rôle de chef de file pour remédier aux difficultés en matière de logement et d'itinérance
Au cours des dernières années, le gouvernement du Canada a consacré d'importantes ressources pour atteindre ses objectifs en matière de logement; le type et l'ampleur de ses interventions augmentant au fil du temps.
| Mécanisme fédéral | Exemples d'initiatives |
|---|---|
Politiques fiscales (Fin) |
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Politiques relatives au domaine financier (Fin) |
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Politiques en matière d'immigration (IRCC) |
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Transferts bilatéraux avec les provinces et les territoires (SCHL) |
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Transferts aux provinces, aux territoires et aux municipalités (assujettis à des conditions) (LICC/SCHL) |
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Prêts à faible taux et contributions (SCHL) |
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Terres fédérales (SPAC) |
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Outils et normes nationales |
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Autres programmes à l'appui de l'écosystème du logement (p. ex., ISDE et EDSC) |
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SCHL : Société canadienne d'hypothèques et de logement Fin : Ministère des Finances EDSC : Emploi et Développement social Canada LICC : Logement, Infrastructures et Collectivités Canada IRCC : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada ISDE : Innovation, Sciences et Développement économique SPAC : Services publics et Approvisionnement Canada |
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Figure 11 - Version texte
Investissements fédéraux dans le logement depuis 2008 Années Investissements fédéraux dans le logement depuis la crise financière de 2008 (milliards de dollars) 2007-08 2 154,55 2008-09 2 206,89 2009-10 3 028,16 2010-11 2 963,44 2011-12 2 048,26 2012-13 2 086,40 2013-14 2 084,85 2014-15 2 053,21 2015-16 2 008,37 2016-17 3 060,89 2017-18 2 755,63 2018-19 2 460,29 2019-20 4 840,66 2020-21 6 767,80 2021-22 8 252,75 2022-23 8 261,63 2023-24 11 243,59 Note : Les montants pour la période 2007-2008 à 2022-23 sont des données réelles, telles que disponibles. Le montant pour 2023-24 est une estimation sujette à changement. Les montants sont calculés selon la méthode de la comptabilité de caisse. Les montants comprennent uniquement les programmes de la SCHL.
Sources : Budget 2024
Section B : État des infrastructures documents de transition - 2024
Que sont les infrastructures?
Les infrastructures sont un ensemble d'actifs tangibles qui soutiennent la production, la livraison et la consommation de biens et de services par les gouvernements, les organisations et les particuliers. Parmi ces actifs, on retrouve notamment : les écoles et les hôpitaux; les routes, les chemins de fer et les ports; l'eau potable et les installations de traitement de l'eau; et les installations culturelles et récréatives.
Les gouvernements appuient généralement les infrastructures publiques, qui forment un sous-ensemble des infrastructures en général et qui font référence aux actifs qui fournissent un service au public, comme le transport en commun, la connectivité à large bande, l'électricité et les bibliothèques.
La construction d'infrastructures implique un large éventail d'industries – allant des ressources naturelles (p. ex., l'exploitation minière) et de la fabrication (p. ex., le ciment), à l'ingénierie et à la construction.
Le Canada dispose-t-il des infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins actuels et futurs?
Pour répondre à cette question, il est important de comprendre l'état actuel des infrastructures au Canada, qui peut être évalué de plusieurs façons :
- Stock : Accumulation d'un inventaire d'actifs corporels d'infrastructure au fil du temps.
- Investissement : Dépenses d'infrastructure aux fins de la construction d'actifs tangibles.
- État : Échelle normalisée utilisée pour définir l'état actuel d'un actif d'infrastructure (c.-à-d. très bon, bon, passable, mauvais ou très mauvais).
Compte tenu de la nature changeante de la société canadienne – évolution démographique, croissance des villes, changements climatiques – la connaissance des actifs actuels ne peut nous permettre de savoir si ce que nous possédons correspond à ce dont nous aurons besoin à l'avenir.
Tous les propriétaires d'actifs et les gouvernements doivent réfléchir à l'incidence des défis futurs sur leurs besoins en infrastructures. Cet objectif peut être atteint grâce à des pratiques de gestion des actifs et à des efforts comme l'Évaluation nationale des infrastructuresNotes de bas de page 1, qui vise à fournir une perspective à long terme des besoins du Canada en matière d'infrastructure.
Les infrastructures en tant que priorité commune
Les investissements dans les infrastructures sont une responsabilité partagée, et le gouvernement fédéral s'associe généralement à d'autres ordres de gouvernement pour investir dans les infrastructures publiques et les mettre en place.
Le secteur public possède plus de deux tiers des infrastructures
- 72 % des infrastructures au Canada est de propriété publique, mais la part du public varie selon l'actif.
Les provinces, les territoires et les municipalités jouent un rôle essentiel
- 97 % des infrastructures appartiennent aux provinces, aux territoires et aux municipalités.
La collaboration est essentielle à la mise en place d'infrastructures de qualité
Bien que la part du gouvernement fédéral dans la propriété des infrastructures soit en augmentation, le gouvernement fédéral agit principalement en tant que bailleur de fonds et il appuie des projets.
Le gouvernement du Canada joue un rôle important dans le financement et l'administration des infrastructures dans les communautés autochtones
Le gouvernement travaille en partenariat avec les communautés autochtones pour mettre en œuvre son engagement à réduire le déficit en matière d'infrastructure dans les communautés autochtones, ce qui est essentiel pour faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones et favoriser des communautés autochtones saines, sûres et prospères.
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Figure 12 - Version texte
Stock d'infrastructures, 2022 Groupe d'actifs Privé Public Marine 6 478 000 000 $ 7 001 000 000 $ Trains et bus 11 833 000 000 $ 11 373 000 000 $ Communication 51 626 000 000 $ 1 351 000 000 $ Autre secteurs d’activité 16 380 000 000 $ 24 429 000 000 $ Eau et eaux usées 33 956 000 000 $ 106 730 000 000 $ Transport 32 409 000 000 $ 219 860 000 000 $ Bâtiments institutionnels 16 693 000 000 $ 275 892 000 000 $ Énergie 162 015 000 000 $ 167 055 000 000 $
Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, consulté en juillet 2024).
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Figure 13 - Version texte
Infrastructures publiques par ordre de gouvernement, 2022 Propriété Stock Net (Pourcentage) Fédéral (14,7 miliards de dollars) 3 % Provinces, territoires et municipalités (411,7 miliards de dollars) 97 %
Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, consulté en juillet 2024).
Remarque : Le stock net a été utilisé comme approximation de la propriété. La catégorie Fédérales comprend les services de défense. La catégorie Provinciales/Territoriales comprend les hôpitaux, les établissements de soins infirmiers et résidentiels et les services éducatifs. Autres catégories d'industries : Les entreprises autochtones et les entreprises publiques sont exclues de la présente analyse.
Les investissements dans les infrastructures ont presque doublé au cours des deux dernières décennies
Après avoir stagné à la fin du 20e siècle, les investissements annuels réels dans les infrastructures avaient presque doublé entre 2003 et 2023.
- L'investissement privé (+97 %) a augmenté davantage que l'investissement public (+90 %). Notes de bas de page 2
À mesure que le stock d'infrastructures s'accroît grâce à l'augmentation des investissements, le niveau de dépréciation à traiter par des investissements soutenus et permanents s'accroît également.
- En 2023, 118 milliards de dollars ont été investis dans les infrastructures, soit 31 milliards de dollars de plus que la dépréciation.Notes de bas de page 3
- Les niveaux d'investissement depuis 2000 ont permis au ratio de durée de vie utile restante de tous les actifs au Canada d'augmenter régulièrement, passant de 51,5 à 59,6, ce qui représente une amélioration significative.Notes de bas de page 4
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Figure 14 - Version texte
Investissements en infrastructures et amortissements, en dollars constants Année Investissement privé Investissement public Total des amortissements Milliards ($) 1981 14,910 $ 24,976 $ 31,650 $ 1982 15,499 $ 24,627 $ 32,219 $ 1983 13,177 $ 23,053 $ 32,613 $ 1984 11,387 $ 21,889 $ 32,729 $ 1985 11,400 $ 23,941 $ 32,828 $ 1986 10,571 $ 23,520 $ 32,973 $ 1987 10,994 $ 24,348 $ 33,120 $ 1988 12,309 $ 24,743 $ 33,388 $ 1989 13,804 $ 26,915 $ 33,861 $ 1990 14,401 $ 28,517 $ 34,519 $ 1991 14,840 $ 29,812 $ 35,226 $ 1992 14,034 $ 29,059 $ 35,852 $ 1993 11,689 $ 27,045 $ 36,212 $ 1994 10,667 $ 28,307 $ 36,402 $ 1995 10,520 $ 27,842 $ 36,589 $ 1996 11,512 $ 25,758 $ 36,731 $ 1997 11,754 $ 23,467 $ 36,766 $ 1998 11,715 $ 23,172 $ 36,667 $ 1999 13,305 $ 24,373 $ 36,660 $ 2000 12,692 $ 25,920 $ 36,820 $ 2001 12,638 $ 30,309 $ 37,129 $ 2002 12,934 $ 32,928 $ 37,647 $ 2003 13,100 $ 34,307 $ 38,248 $ 2004 12,831 $ 36,090 $ 38,897 $ 2005 14,929 $ 37,506 $ 39,710 $ 2006 16,521 $ 39,810 $ 40,748 $ 2007 17,157 $ 43,508 $ 42,074 $ 2008 18,095 $ 45,956 $ 43,626 $ 2009 15,055 $ 54,327 $ 45,367 $ 2010 19,506 $ 62,527 $ 47,656 $ 2011 23,428 $ 55,410 $ 50,027 $ 2012 22,748 $ 55,309 $ 52,024 $ 2013 25,373 $ 52,732 $ 53,760 $ 2014 27,924 $ 52,517 $ 55,501 $ 2015 24,682 $ 54,516 $ 57,239 $ 2016 23,787 $ 54,472 $ 58,819 $ 2017 22,696 $ 59,123 $ 58,023 $ 2018 20,891 $ 60,358 $ 59,822 $ 2019 21,814 $ 57,746 $ 61,409 $ 2020 21,947 $ 58,217 $ 62,843 $ 2021 22,738 $ 57,098 $ 64,119 $ 2022 24,389 $ 60,524 $ 65,450 $ 2023 25,781 $ 65,260 $ 67,153 $
Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, consulté en juillet 2024).
La compréhension de l'âge moyen et de la durée de vie restante des infrastructures aide les propriétaires d'actifs à informer la planification et la gestion précoces
L'âge moyen et la durée de vie utile restante des actifs d'infrastructure se sont améliorées par rapport au point bas atteint autour de l'an 2000 et sont demeurés stables depuis 2017.
Selon le Bulletin de rendement des infrastructures canadiennes, un investissement précoce dans l'entretien et la réparation, lorsque la durée de vie utile d'un bien demeure encore élevée, peut éliminer ou retarder des dépenses de remise en état ou de reconstruction plus coûteuses à l'avenir.
Le partage public d'informations claires et pertinentes sur l'état des infrastructures au Canada permet aux intervenants et au public de mieux comprendre des systèmes complexes.
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Figure 15 - Version texte
Ratio de l'âge moyen et de la durée de vie utile restante du total des actifs d'infrastructure Année Âge moyen (années) Durée de vie utile restante (ratio) 1981 12,1 61,8 1982 12,3 61,2 1983 12,6 60,5 1984 12,9 59,6 1985 13,1 58,7 1986 13,4 58 1987 13,7 57,2 1988 14 56,6 1989 14,1 56,1 1990 14,3 55,8 1991 14,4 55,6 1992 14,5 55,3 1993 14,6 54,8 1994 14,8 54,4 1995 14,9 53,9 1996 15,1 53,4 1997 15,3 52,8 1998 15,5 52,3 1999 15,6 51,9 2000 15,7 51,5 2001 15,8 51,4 2002 15,8 51,4 2003 15,8 51,5 2004 15,8 51,7 2005 15,7 52 2006 15,6 52,4 2007 15,4 52,9 2008 15,2 53,5 2009 15 54 2010 14,7 55 2011 14,4 55,8 2012 14,2 56,5 2013 14 57,1 2014 13,9 57,6 2015 13,8 58 2016 13,7 58,2 2017 13,3 59,3 2018 13,2 59,6 2019 13,1 59,6 2020 13,1 59,7 2021 13,1 59,6 2022 13,1 59,6 2023 13,1 59,6
Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, données de juillet 2023)
L'état des infrastructures au Canada
Environ la moitié des infrastructures publiques du Canada sont en bon ou en très bon état
Cependant, l'état des actifs varie selon les types d'actifs et les propriétaires, et de nombreux actifs sont en état inconnu.
En 2022, la valeur de remplacement totale des infrastructures publiques de base du Canada était estimée à 2,3 milliards de dollars
Plus de la moitié (62,5 %) des actifs du Canada selon la valeur de remplacement sont en bon et en très bon état.
Environ 16 % des actifs sont en mauvais et très mauvais état, ce qui représente 357 milliards de dollars à remplacer.
Les routes et les infrastructures hydrauliques représentaient plus des trois quarts de la valeur de remplacement totale
Les municipalités rurales possédaient la plupart des routes municipales (77,4 % en longueur, à l'exclusion des trottoirs), mais elles ne représentaient que 61,4 % de la valeur de remplacement.
Il existe un écart important en matière d'infrastructures entre les communautés autochtones et non autochtones au Canada
Par exemple, 349,2 milliards de dollars pour les communautés des Premières Nations et 75,1 milliards de dollars pour l'Inuit Nunangat.
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Figure 16 - Version texte
État des principales infrastructures publiques routières et hydrauliques, 2022 Actifs Mauvais ou très mauvais Passable Bon ou très bon Inconnu Actifs routiers 15 % 25 % 52 % 8 % Actifs non-linéaires d’eau potable 8 % 20 % 65 % 7 % Actifs linéaires d’eau potable 14 % 20 % 60 % 6 % Actifs non-linéaires d’eaux usées 12 % 22 % 60 % 6 % Actifs linéaires d’eaux usées 13 % 20 % 57 % 11 % Actifs non-linéaires d’eaux pluviales 6 % 14 % 54 % 26 % Actifs linéaires d’eaux pluviales 7 % 20 % 43 % 30 %
Source : Données de 2022 de l'Enquête sur les infrastructures publiques essentielles (IPEC) du Canada (Statistique Canada, consulté en mars 2024). L'Enquête sur les IPEC (Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada) échantillonne principalement des unités au niveau municipal, avec un recensement des municipalités d'au moins 1 000 habitants et un échantillon de municipalités rurales d'au moins 500 habitants.
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Figure 17 - Version texte
Valeurs de remplacement selon l'état des actifs et valeurs de remplacement en pourcentage du total, 2022 Valeurs de remplacement Pourcentage État 356 687 $ 16 % Mauvais ou très mauvais 254 176 $ 11 % Passable 1 437 432 $ 63 % Bon ou très bon 250 389 $ 11 % Inconnu
Source : Données de 2022 de l'Enquête sur les infrastructures publiques essentielles (IPEC) du Canada (Statistique Canada, consulté en mars 2024). L'Enquête sur les IPEC (Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada) échantillonne principalement des unités au niveau municipal, avec un recensement des municipalités d'au moins 1 000 habitants et un échantillon de municipalités rurales d'au moins 500 habitants.
La capacité de gestion des actifs est plus faible dans les petites municipalités et varie considérablement d'une province et d'un territoire à l'autre
Il existe des variations importantes dans les municipalités qui ont un plan de gestion des actifs documenté, selon leur taille :
- 71 % des petites municipalités rurales (c.-à-d. moins de 5 000 personnes) ont déclaré avoir mis en place un plan documenté; il s'agit du groupe ayant le résultat le plus faible.
- 87.9 % des grandes municipalités urbaines (c.-à-d. 30 000 personnes ou plus) ont déclaré avoir un plan détaillé.
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Figure 7 - Version text
Une carte du Canada présente des diagrammes circulaires pour chaque province et territoire indiquant le pourcentage de municipalités disposant d'un plan de gestion des actifs.
Pourcentage de municipalités ayant un plan de gestion des actifs en 2020 Province Pourcentage du plan de gestion des actifs Pourcentage pas de plan de gestion des actifs Alberta 75 % 25 % Colombie-Britannique 81 % 19 % Manitoba 61 % 39 % Nouveau-Brunswick 93 % 7 % Terre-Neuve-et-Labrador 56 % 44 % Territoires du Nord-Ouest 48 % 52 % Nouvelle-Écosse 65 % 35 % Nunavut 64 % 36 % Ontario 99 % 1 % Île-du-Prince-Édouard 81 % 19 % Québec 64 % 36 % Saskatchewan 81 % 19 % Yukon 90 % 10 % Canada 74 % 26 % L'Ontario est le seul territoire de compétence doté d'une loi sur la planification de la gestion des actifs.
Source : Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada (IPEC), 2020
Les investissements actuels et futurs dans les infrastructures sont influencés par des facteurs économiques, sociodémographiques et environnementaux clés
La population du Canada augmente – plus rapidement que pour les autres pays du G7 – ce qui accroît la pression sur nos infrastructures existantes tout en générant un besoin supplémentaire de nouveaux investissements.
Les vents contraires macroéconomiques, associés à des taux d'intérêt élevés, contribueront à augmenter les coûts d'emprunt. Les contraintes budgétaires exigeront une allocation efficace des fonds pour répondre aux besoins réels.
Les phénomènes météorologiques extrêmes sont en augmentation, ce qui nécessite un regain d'attention sur l'atténuation des catastrophes, l'adaptation et les changements climatiques.
Impacts intersectoriels des infrastructures - L'économie
Au-delà de l'impact immédiat de la construction, les investissements dans les infrastructures contribuent à la compétitivité économique à long terme
Le secteur de la construction est essentiel à l'économie canadienne - représentant 7 % du produit intérieur brut (PIB) - évalué à 152 milliards de dollars. Les foyers et les entreprises comptent sur des infrastructures de qualité pour faciliter la création et le transport de biens, de services et de personnes qui stimulent la croissance économique à long terme.
Selon le FMI (Fonds monétaire international), dans les économies avancées, chaque dollar investi dans les infrastructures publiques peut augmenter la production économique totale de 2,3 dollars après 5 ans.
Le Global Infrastructure Hub (GIHub) estime que l'investissement moyen du Canada dans l'infrastructure entre 2016 et 2022 s'élève à 2,5 % du PIB (produit intérieur brut), soit 0,32 point de pourcentage de plus que la moyenne du G7. Cependant, davantage d'investissements sont nécessaires pour répondre à la demande d'infrastructures – le GIHub (Global Infrastructure Hub) recommandant des investissements annuels supplémentaires de 0,04 % du PIB (produit intérieur brut).
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Figure 19 - Version texte
Les avantages de l'investissement dans les infrastructures publiques Année Production économique générée pour chaque dollar investi Année 0 0,00 $ Année 1 0,80 $ Année 2 1,30 $ Année 3 1,70 $ Année 4 2,10 $ Année 5 2,30 $
Sources : Fonds monétaire international (FMI) et Global Infrastructure Hub – une initiative du G20
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Figure 20 - Version texte
En pourcentage du PIB, le Canada investit davantage dans les infrastructures que la moyenne du G7 Années Canada (investissement) Pays du G7, excluant le Canada (investissement) 2007 2,16 % 2,04 % 2008 2,33 % 2,06 % 2009 2,68 % 2,11 % 2010 3,07 % 2,09 % 2011 2,87 % 2,06 % 2012 2,69 % 1,98 % 2013 2,65 % 1,96 % 2014 2,58 % 2,03 % 2015 2,26 % 1,95 % 2016 2,49 % 2,22 % 2017 2,49 % 2,21 % 2018 2,52 % 2,25 % 2019 2,52 % 2,23 % 2020 2,5 % 2,23 % 2021 2,49 % 2,22 % 2022 2,49 % 2,21 %
Sources : Fonds monétaire international (FMI) et Global Infrastructure Hub – une initiative du G20
Un secteur de la construction hautement productif est essentiel à la croissance de nos infrastructures
Un secteur de la construction fort est necessaire pour soutenir les infrastructures au canada
Qu'il s'agisse de relier le pays au moyen de réseaux de transport en commun perfectionnés ou de fournir des routes, des bâtiments communautaires et des installations de traitement des eaux usées, les Canadiens comptent sur le secteur de la construction pour construire des infrastructures essentielles et résilientes.
Alors que le secteur est aux prises avec une productivité stagnante, l'adoption d'approches novatrices et de nouvelles technologies peut permettre au secteur de répondre à la demande croissante.
La transparence du gouvernement sur l'avenir des infrastructures sera nécessaire pour renforcer la confiance de l'industrie et encourager le co-investissement du secteur privé pour une croissance soutenue.
Les principaux défis auxquels est confronté le secteur de la construction
- Pénurie de main-d'œuvre
- Le secteur de la construction connaît un marché du travail extrêmement tendu, les postes vacants dépassant les taux de chômage.
- Le maintien en poste et le recrutement deviennent de plus en plus difficiles, et pour répondre aux besoins de la main-d'œuvre canadienne dans le secteur de la construction, il faudra des engagements continus à l'égard des programmes d'apprentissage, de la formation et du recrutement.
- D'ici 2033, 21 % de la main-d'œuvre actuelle du secteur de la construction devrait partir à la retraite, ce qui laisse au secteur un déficit possible de 85 500 travailleurs en matière de retraite et de recrutement.
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Figure 21 - Version texte
La plupart des pénuries de main-d'œuvre rencontrées pendant la pandémie se sont normalisées, mais le marché du travail reste tendu Année Taux de postes vacants dans la construction Taux de chômage dans la construction Q4 2020 3,6 % 7,6 % Q1 2021 4,6 % 9,8 % Q2 2021 5,8 % 5,7 % Q3 2021 6,3 % 4,0 % Q4 2021 5,7 % 4,6 % Q1 2022 6,4 % 7,4 % Q2 2022 7,7 % 4,7 % Q3 2022 6,9 % 2,9 % Q4 2022 5,5 % 3,9 % Q1 2023 5,5 % 7,6 % Q2 2023 5,7 % 5,3 % Q3 2023 5,0 % 3,7 % Q4 2023 4,1 % 4,7 % Q1 2024 4,0 % 7,8 % Q2 2024 4,2 % 5,5 % Q3 2024 3,7 % 4,3 %
Sources : TBD
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- Volatilité des prix des produits de base et préoccupations liées à la chaîne d'approvisionnement
- La volatilité des prix des produits de base et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement forcent le secteur de la construction à faire face à des coûts de projet élevé, à des retards ou à des abandons de projets.
La baisse de la productivité du secteur de la construction risque de limiter notre capacité à répondre aux besoins du canada en matière d'infrastructures
La productivité de la main-d'œuvre dans le secteur de la construction a été inférieure à celle d'autres secteurs au cours des deux dernières décennies
Entre 2001 et 2023, productivité dans le secteur de la construction a chuté d'environ 10 %, passant de 54 $ à 49 $ de l'heure, soit le niveau le plus bas depuis deux décennies.
La faible productivité du secteur de la construction peut être attribuée à plusieurs facteurs clés, notamment :
- Une fragmentation considérable parmi les entreprises
- Des investissements limités dans la R-D
- Une forte dépendance sur la main-d'œuvre par rapport au capital
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Figure 22 - Version texte
La productivité dans le secteur de la construction Année Industrie manufacturière Toutes les industries Construction $ par heure (2017 enchaîné) 1997 47,9 $ 48,5 $ 50 $ 2001 56,5 $ 53,1 $ 53,1 $ 2005 60,3 $ 56 $ 55 $ 2009 60 $ 56,6 $ 52,1 $ 2013 65,5 $ 59,6 $ 54,5 $ 2017 68,1 $ 62,9 $ 54,4 $ 2021 69,6 $ 65,2 $ 54 $ Le secteur manufacturier produit désormais 40 % de plus que le secteur de la construction.
Source : Tableau 36-10-0480-01 (Statistique Canada); Analyse et modélisation économiques, LICC
La faible productivité du secteur de la construction pèse sur l'ensemble de l'économie canadienne
Le retard de productivité du secteur de la construction a limité sa contribution économique, avec une estimation de 410 à 538 milliards de dollars (3 %) de PIB supplémentaire qui aurait pu être généré au cours de la dernière décennie si la productivité avait suivi celle des autres secteurs.
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Figure 23 - Version texte
Contribution de PIB du secteur de construction Année PIB du secteur de construction Estimation du PIB avec une croissance de la productivité = celle du secteur-entreprises Estimation du PIB avec une croissance de la productivité = secteur-manufacturier Miliards ($) 1999 84,91 91,39 92,58 2003 102,81 113,25 116,83 2007 125,28 135,11 141,08 2011 135,73 156,96 165,33 2015 153,25 178,82 189,58 2019 157,04 200,68 213,83 2023 164,95 222,54 238,08
Source : Tableau 36-10-0480-01 (Statistique Canada); Analyse et modélisation économiques, LICC
Bien que le nombre de travailleurs de la construction résidentielle ait doublé entre 2001 et 2023, les mises en chantier et les achèvements n'ont augmenté que de 50 % et 40 %, respectivement.
En conséquence, le nombre de travailleurs nécessaires pour construire 100 logements a augmenté de 45 %, passant de 49 en 2001 à 71 en 2023.
Le secteur de la construction offre des emplois bien rémunérés, mais les avantages ne sont pas les mêmes pour tous les groupes de travailleurs
La moitié des emplois dans le domaine des infrastructures sont concentrés dans le secteur de la construction
En 2023, les investissements en infrastructures ont créé 665 000 emplois (emplois directs et indirects), dont 332 000 dans le secteur de la construction. (Statistique Canada)
Dans les emplois directs dans le secteur de la construction, il y avait 58,2 millions d'heures travaillées, avec un salaire horaire moyen de 35,50 $ (comparativement à une moyenne canadienne de 33,60 $) en 2023.
Les femmes avaient un salaire horaire moyen inférieur à celui des hommes. Les femmes gagnaient en moyenne 31,80 $ l'heure, tandis que les hommes gagnaient 36,10 $ en 2023.
Depuis mai 2015, le salaire moyen d'un ouvrier syndiqué de la construction a augmenté de 20 %, avec des augmentations particulièrement importantes en 2024.
Il existe un potentiel inexploité de diversification de la main-d'œuvre dans la construction
L'inclusion de certains groupes dans la population active peut aider à atténuer les pénuries de main-d'œuvre et à améliorer la participation des femmes et des minorités visibles, tout en veillant à ce que les salaires dans le secteur de la construction soient répartis proportionnellement entre les Canadiens.
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Figure 24 - Version texte
Il existe un potentiel inexploité de diversification de la main-d'œuvre de la construction
Pas une minorité visible vs Minorités visibles
- Pas une minorité visible : 89 %
- Minorités visibles : 11 %
Hommes vs Femmes
- Hommes : 88 %
- Femmes : 12 %
Nouveaux arrivants vs Nés au Canada
- Nouveaux arrivants : 19 %
- Nés au Canada : 81 %
Peuples autochtones vs Non-autochtones
- Peuples autochtones : 5 %
- Non-autochtones : 95 %
Adultes (de 25 à 54) vs Jeunes (sous 25) vs Plus de 55 ans
- Adultes (de 25 à 54) : 69 %
- Jeunes (sous 25) : 11 %
- Plus de 55 ans : 20 %
Source : Compte économique de l'infrastructure Tableau 14-10-0037-01; Tableau 14-10-0064-01 (Statistique Canada)
Les matériaux de construction font partie intégrante de la réalisation des infrastructures et ils sont exposés à une certaine volatilité
Les produits clés tels que le ciment, l'acier, le bois d'œuvre et l'aluminium constituent la base des projets d'infrastructure
Le ciment est utilisé dans la construction des chemins de fer de transport en commun; il est essentiel pour la construction de stations de traitement d'eau, et il s'agit d'un ingrédient principal dans le béton utilisé pour les fondations de bâtiments résidentiels.
L'acier est utilisé dans la fabrication de voies ferrées et de gares. Il est important pour les canalisations et les stations de pompage dans les infrastructures d'eau, ainsi que pour les cadres structurels dans les bâtiments et la construction résidentielle.
L'aluminium est utilisé dans la fabrication d'autobus et de voitures de métro, tout en étant un élément important pour assurer la résistance des infrastructures d'eau à la corrosion.
Le bois d'œuvre est utilisé dans la construction résidentielle pour la charpente ainsi que pour les finitions extérieures et intérieures.
Les prix des matériaux de construction sont en grande partie fixés par les marchés mondiaux et l'offre et la demande internationales
La demande accrue des grands pays (p. ex. la Chine et les États-Unis) crée une concurrence pour les ressources et fait grimper les prix.
Les goulots d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement causés par les perturbations du transport peuvent entraîner des fluctuations de prix.
Les phénomènes climatiques extrêmes (p. ex. les feux de forêt) peuvent également avoir un impact sur la disponibilité et les coûts des matériaux.
Les prix des produits de base pour les matériaux de construction sont par nature volatils
Les facteurs qui contribuent à la volatilité comprennent :
- Changements dans les conditions économiques mondiales
- Événements géopolitiques; politiques commerciales
- Fluctuations de la dynamique de l'offre et de la demande
En tant que tel, la volatilité des prix peut forcer le secteur de la construction à faire face à des coûts de projet élevé, des retards ou des abandons de projets.
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Figure 25 - Version texte
Prix des principaux matériaux de construction Année Bois d'œuvre (USD/1 000 pieds-planche) Aluminum (USD/T) Indice des prix du ciment (Janvier 2000 = 100) Acier en bobine laminé à chaud (USD/T) 2009 181 1 673 137,0 484,6926 2010 245 2 175 129,3 610,7333 2011 251 2 401 124,8 733,1884 2012 287 2 021 126,0 657,0502 2013 346 1 846 131,9 630,6667 2014 337 1 871 138,3 652,8996 2015 269 1 681 149,2 460,408 2016 300 1 611 156,5 520,9044 2017 385 1 970 163,2 619,5061 2018 461 2 111 167,0 828,6638 2019 371 1 800 171,0 602,1555 2020 519 1 724 172,8 576,0351 2021 882 2 482 179,6 1591,153 2022 787 2 711 197,1 1005,668 2023 510 2 347 218,8 964,9338
Source : Trading Economics, données économiques FRED
Impacts intersectoriels des infrastructures - L'environnement
Les infrastructures sont essentielles à l'atténuation des changements climatiques et à l'adaptation à ces derniers
Les infrastructures sont fortement touchées par les changements climatiques – les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et plus graves
Les infrastructures résilientes peuvent mieux résister aux impacts des changements climatiques et les protéger.
L'utilisation d'infrastructures résilientes au climat offre un grand potentiel de réduction des risques
Les données, les lignes directrices, les normes et les codes peuvent aider à orienter la façon dont les infrastructures sont situées, conçues, construites et exploitées – pour s'adapter aux changements climatiques.
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Figure 26 - Version texte
Nombre de catastrophes naturelles au Canada par décennie Années Nombre de catastrophes 1900-1909 19 1910-1919 29 1920-1929 37 1930-1939 38 1940-1949 35 1950-1959 42 1960-1969 60 1970-1979 102 1980-1989 121 1990-1999 161 2000-2009 187 2010-2019 171 2020-2022 9
Source : Base de données canadienne sur les catastrophes (Sécurité publique Canada, 2023) ; Les principaux risques des changements climatiques pour le Canada (Conseil des académies canadiennes, 2019).
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Figure 27 - Version texte
Potentiel d'adaptation
Ce chiffre démontre la proportion de dommages selon la catégorie qui peuvent être évités grâce à des mesures d'adaptation. Près de 40 % des dommages causés par la dynamique géopolitique et les pêches peuvent être évités grâce à l'adaptation. Plus de 40 % des dommages causés aux écosystèmes peuvent être évités au moyen d'adaptations. Près de 60 % des dommages causés aux forêts et à l'eau peuvent être évités grâce à l'adaptation. Environ 70 % des dommages causés aux collectivités côtières, aux collectivités nordiques et à l'agriculture et à l'alimentation peuvent être évités au moyen d'adaptations. Environ 80 % des dommages à la santé et au bien-être des humains, à l'infrastructure physique, à la gouvernance et à la capacité peuvent être évités au moyen de l'adaptation.
Source : Base de données canadienne sur les catastrophes (Sécurité publique Canada, 2023) ; Les principaux risques des changements climatiques pour le Canada (Conseil des académies canadiennes, 2019).
Les infrastructures sont fortement touchées par les changements climatiques
Les infrastructures canadiennes deviendront défaillantes plus tôt, nécessiteront plus d'investissements pour leur entretien annuel et coûteront plus cher à rénover et à remplacer en raison des changements dans les chaleurs extrêmes et les précipitations extrêmes.
| Province | Population | USL (Année) | F et E ( % du CRV) | Coût du renouvellement ( % ajouté au CRV) | Coût de la rénovation ( % du CRV) | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Seuil de référence | Émissions élevées | Seuil de référence | Émissions élevées | Seuil de référence | Émissions élevées | Seuil de référence | Émissions élevées | ||
| C.-B. | 5 448 894 | 62 | 35 | 1,5 % | 4,2 % | 0 % | 31 % | 0 % | 34 % |
| AB | 4 695 290 | 62 | 38 | 1,5 % | 3,8 % | 0 % | 28 % | 0 % | 30 % |
| SK | 1 167 711 | 62 | 46 | 1,5 % | 3,0 % | 0 % | 21 % | 0 % | 22 % |
| MB | 1 397 017 | 62 | 46 | 1,5 % | 2,9 % | 0 % | 20 % | 0 % | 22 % |
| ON | 15 608 369 | 62 | 47 | 1,5 % | 2,9 % | 0 % | 19 % | 0 % | 20 % |
| N.-B. | 834 691 | 62 | 35 | 1,5 % | 4,1 % | 0 % | 31 % | 0 % | 34 % |
| Î.-P.-É. | 173 787 | 62 | 15 | 1,5 % | 6,3 % | 0 % | 53 % | 0 % | 58 % |
| N.-É. | 1 058 694 | 62 | 15 | 1,5 % | 6,3 % | 0 % | 53 % | 0 % | 58 % |
| T.-N.-L. | 538 605 | 62 | 17 | 1,5 % | 6,1 % | 0 % | 50 % | 0 % | 55 % |
| Canada | 30 923 058 | 62 | 41 | 1,5 % | 3,5 % | 0 % | 25 % | 0 % | 27 % |
| Estimations basées sur la comparaison entre la période de référence 1971-2000 et la période 2071-2100. L'analyse exclut les territoires et le Québec, car l'analyse est en cours. | |||||||||
Source : BRF, Climatedata.ca, calculs GBE, Statistique Canada
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Figure 29 - Version texte
Selon les estimations, les artères de Toronto deviendront inopérantes 14 ans plus tôt dans un scénario de fortes émissions, d'ici la fin du siècle, par rapport aux données de référence Age Base de réference Faibles émissions – 2071-2100 Émissions moyennes – 2071-2100 Émissions élevées – 2071-2100 Seuil de défaillance Objectif de réparation 0 1 1 1 1 0,35 0,8 10 0,89782 0,86681 0,85299 0,81953 0,35 0,8 20 0,67028 0,56133 0,51648 0,41979 0,35 0,8 30 0,37386 0,24715 0,20794 0,14348 0,35 0,8 40 0,17315 0,10449 0,08868 0,0678 0,35 0,8 50 0,08955 0,06334 0,05856 0,05317 0,35 0,8 60 0,06193 0,05316 0,05185 0,05056 0,35 0,8
Source : BRF, Climatedata.ca, calculs GBE, Statistique Canada
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Figure 30 - Version texte
Estimation de l'impact climatique sur le portefeuille d'actifs routiers de 5,5 milliards de dollars de la Saskatchewan
Ce chiffre démontre la estimation de l'impact climatique sur le portefeuille d'actifs routiers de 5,5 milliards de dollars de la Saskatchewan basée sur différents indicateurs : durée de vie utile, coûts de fonctionnement et d’entretien (F et E), coûts de renouvellement et coûts de modernisation. La durée de vie utile pourrait diminuer de 17 ans, passant de 62 ans (climat stable) à 45 ans (tenir compte des conditions climatiques futures). Les coûts annuels de fonctionnement et d'entretien pourraient augmenter de 83 millions de dollars par année, passant de 83 millions de dollars à 166 millions de dollars. Pour les couts de renouvellement, 6,67 milliards de dollars seraient nécessaires pour remplacer le parc existant par des actifs adaptés, ce qui représente 21 % de coût supplémentaire en raison du changement climatique (valeur de remplacement du noyau à climat stable). Pour les coûts de modernisation, 1,1 milliard de dollars serait nécessaire pour moderniser tous les actifs existants, ce qui représente les coûts de modernisation liés au changement climatique (valeur de remplacement du noyau à climat stable).
Estimations basées sur la comparaison entre le scénario de référence 1971-2000 et le scénario de fortes émissions 2071-2100.
Source : BRF, Climatedata.ca, calculs GBE, Statistique Canada
Une infrastructure résiliente nécessite des conceptions et une planification efficaces
En 2019Notes de bas de page 5, les transports et les bâtiments représentaient environ 38 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre
Ce qui est construit définit l'éventail des options qui s'offrent aux particuliers et aux entreprises (p. ex., le transport en commun par rapport aux routes).
La façon dont les infrastructures sont construites définit le niveau d'émissions de référence, car les conceptions inefficaces deviennent « verrouillées ». Des conceptions futures plus efficaces devraient permettre de réduire l'intensité des émissions opérationnelles des infrastructures. Selon les estimations actuelles, les futures conceptions efficaces pourraient réduire les émissions d'exploitation à 50 % par rapport au niveau actuel de 89 %.
Dans l'ensemble, le pourcentage de propriétaires municipaux d'infrastructures au Canada qui tiennent compte de l'atténuation des changements climatiques et de l'adaptation à ces changements dans leur processus décisionnel demeure faible, soit moins de la moitié des propriétaires pour la plupart des catégories d'actifs.
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Figure 31 - Version texte
Mégatonnes d'émissions d'équivalent CO2 par source Année Transport et immeubles Autres sources 1990 190,5 398,1 1991 185,2 396,8 1992 189,2 410 1993 195,7 406,1 1994 202,1 419,8 1995 205 434,1 1996 214 446,9 1997 215,7 460,7 1998 210,5 472 1999 218,5 476,1 2000 226,1 493,2 2001 222,9 487,3 2002 229,4 486,2 2003 239,8 494,4 2004 243 493,6 2005 241,6 490,6 2006 237,4 487,9 2007 248,2 499,9 2008 248,6 482,1 2009 245,9 443,7 2010 247 454,9 2011 250,4 460,9 2012 249,1 467,2 2013 252,8 470,3 2014 250,9 469,3 2015 247,9 475,1 2016 247,3 457,8 2017 253,1 459,1 2018 261,7 462,9 2019 263,5 460,3 2020 232,3 426,6 2021 237,3 433,2
Source : Émissions de gaz à effet de serre (Environnement et Changement climatique Canada, 2021) ; Émissions de GES provenant de la construction de bâtiments (Green Construction Board, 2014) ; Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada (IPEC)
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Figure 32 - Version texte
Rôle de l'adaptation au changement climatique dans le processus décisionnel, 2020 Actifs Tient compte Ne tient pas compte Les déchets solides 28 % 72 % Le transport en commun 30 % 70 % Le logements social et abordable 37 % 63 % Les installations culturelles, récréatives et sportive 39 % 61 % Les ponts et les tunnels 44 % 56 % Les routes 47 % 53 % L'eau potable 47 % 53 % Les eaux usées 49 % 51 % Les eaux pluviales 53 % 47 %
Source : Émissions de gaz à effet de serre (Environnement et Changement climatique Canada, 2021) ; Émissions de GES provenant de la construction de bâtiments (Green Construction Board, 2014) ; Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada (IPEC)
Des améliorations environnementales sont apportées lors de la construction des infrastructures
À mesure que les investissements augmentent, les niveaux d'émissions de GES (gaz à effet de serre) augmentent également.
Toutefois, les émissions de gaz à effet de serre par valeur ajoutée à l'économie canadienne ont diminué depuis 2009, ce qui donne à penser que des améliorations environnementales sont apportées pendant la construction de ces actifs.
Depuis 2009, la proportion d'intrants propres des industries d'infrastructure a augmenté pour atteindre un sommet de 4,6 % en 2022. Les intrants environnementaux et de technologies propres sont passés de 1,57 milliards de dollars en 2009 à 3,73 milliards de dollars en 2022.
- La proportion d'intrants propres permet d'évaluer si un actif d'infrastructure a été construit à l'aide d'intrants environnementaux et de technologies propres (un processus, un produit ou un service qui réduit les impacts environnementaux).
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Figure 33 - Version texte
GES et GES par valeur ajoutée Année GES (Tonnes) GES par valeur ajoutée (tonnes par milliers de dollars) 2009 13 756 0,2956 2010 16 376 0,3004 2011 15 176 0,2791 2012 14 585 0,2642 2013 13 784 0,2436 2014 13 475 0,2311 2015 13 881 0,2402 2016 14 365 0,2476 2017 15 001 0,2414 2018 14 698 0,2363 2019 14 316 0,2304 2020 14 969 0,2339 2021 14 932 0,2135 2022 15 977 0,1916
Source : Comptes économiques de l'infrastructure (consulté en juillet 2023)
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Figure 34 - Version texte
Proportion des intrants propres dans les investissements dans l'infrastructure Années Investissement totale Proportion des intrants propres dans les investissements dans l'infrastructure 2009 64 312 000 000 $ 2,4 % 2010 76 004 000 000 $ 2,5 % 2011 72 960 000 000 $ 2,6 % 2012 72 191 000 000 $ 2,7 % 2013 72 240 000 000 $ 2,9 % 2014 74 409 000 000 $ 3,1 % 2015 73 526 000 000 $ 3,2 % 2016 72 644 000 000 $ 3,5 % 2017 76 299 000 000 $ 3,2 % 2018 75 338 000 000 $ 3,6 % 2019 74 895 000 000 $ 3,7 % 2020 76 631 000 000 $ 3,7 % 2021 76 363 000 000 $ 4,1 % 2022 81 393 000 000 $ 4,6 %
Source : Comptes économiques de l'infrastructure (consulté en juillet 2023)
Impacts intersectoriels des infrastructures - Nos collectivités
Les infrastructures ont un impact sur la capacité d'une collectivité à participer à l'économie et offrent des opportunités aux populations défavorisées
La connectivité est un service essentiel et une condition préalable pour participer à l'économie numérique :
- Il existe encore un écart important entre les ménages ayant accès à des vitesses ultra rapides (Internet Gigabit) et ceux qui n'en ont pas.
Des collectivités fortes nécessitent un accès facile aux services sociaux et de santé, y compris un niveau élevé de proximité des transports en commun dans les régions métropolitaines du canada :
- Les plus grandes régions métropolitaines du Canada ont la proximité la plus pratique aux transports en commun, soit pour plus de 80 % de la population, dans un rayon de 500 m du transport en commun.
- L'accès aux transports en commun est généralement plus faible dans les petites régions métropolitaines.
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Figure 35 - Text version
Disponibilité des services à large bande selon la vitesse ( % des ménages) Année 25 Mbps + 50 Mbps + 50/10/Illimité 100 Mbps + 150 Mbps + 200 Mbps + Gigabit 2017 92 % 85 % 84 % 84 % 79 % 62 % 50 % 2018 94 % 87 % 86 % 85 % 80 % 77 % 65 % 2019 95 % 92 % 87 % 86 % 84 % 84 % 61 %
Source : Rapport de surveillance des communications du CRTC (consulté en juillet 2023); Statistique Canada Tableau 23-10-0309- 01 Accès pratique au transport en commun par géographie
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Figure 36 - Text version
Pourcentage de la population à moins de 500 m de l'arrêt de transport en commun Ville Pourcentage de la population à moins de 500 m de l'arrêt de transport en commun Montréal 87 % Regina 86 % Victoria 85 % Vancouver 84 % Winnipeg 83 % Toronto 83 % Calgary 80 % Québec 79 % Kitchener - Cambridge - Waterloo 77 % Edmonton 75 % Hamilton 72 % Halifax 65 % Moncton 63 % St John's 55 % Charlottetown 54 %
Source : Rapport de surveillance des communications du CRTC (consulté en juillet 2023); Statistique Canada Tableau 23-10-0309- 01 Accès pratique au transport en commun par géographie
L'état des infrastructures - Résumé
Le stock d'infrastructures du Canada a atteint plus d'un mille milliards de dollars au cours de la dernière décennie. Des investissements continus sont nécessaires pour compenser les effets de la dépréciation.
Pour lutter contre les changements climatiques, améliorer l'inclusion sociale et soutenir un niveau de vie plus élevé pour les Canadiens, des partenariats continus avec d'autres ordres de gouvernement, le milieu universitaire et le secteur privé sont nécessaires.
Le renforcement des connaissances et des données probantes sur les infrastructures, grâce à des partenariats avec divers propriétaires de données, y compris les provinces, les territoires et les municipalités, servira les décideurs en matière d'infrastructure, maintenant et à l'avenir.
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