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Cahier d'information à l'intention du ministre du Logement, de l'Infrastructure et des Collectivités (2025)
Cahier 5 : État du logement, de l'itinérance, et des infrastructures au Canada

Section A : État du logement et de l’itinérance

Les défis en matière de logement sont complexes et comportent de multiples facettes

Le Canada est confronté à une crise du logement

  • Les ménages à revenus moyens de partout au pays éprouvent de plus en plus de difficulté à acheter une propriété. Ces ménages restent souvent plus longtemps en logement locatif, ce qui exerce une pression supplémentaire sur l'offre de logements locatifs et mène à une augmentation des loyers;
  • Le manque de logements abordables signifie que la population canadienne a de plus en plus de difficulté à se trouver un logement près du travail ou à la suite d'un déménagement pour le travail, ce qui nuit à la croissance économique;
  • Les populations vulnérables et les ménages à faibles revenus éprouvent des difficultés à répondre à leurs besoins de base en matière de logement en raison du manque de logements abordables convenables;
  • La hausse de l'itinérance à l'intérieur et à l'extérieur des refuges est causée par certaines lacunes en matière de logements hors marché (incluant les logements de transition et les logements de soutien) dans le système de logement, qui sont exacerbées par des échecs systémiques et les circonstances propres à chaque personne.

Principaux défis pour le système de logement

Accessibilité

La crise touche à la fois les Canadiens et les Canadiennes à faibles revenus et ceux et celles de la classe moyenne.

Stabilité

Le système financier du Canada est plus à risque en raison de la hausse des prix des logements et de l'endettement.

Durabilité

Il est nécessaire de faire en sorte que les logements existants et les nouveaux logements soient adaptés aux changements climatiques.

Productivité

Il est nécessaire d'accroître l'adoption de technologies et de remédier à la pénurie de main-d'œuvre.

Gouvernance

La population croissante et changeante du Canada nécessite une stratégie coordonnée en matière de logement.

Réconciliation et équité

Des obstacles systémiques bien établis nuisent à l'accès à un logement abordable.

Lacunes dans l’offre de logements au Canada, par province (2023)
  • Figure 1 - Version texte
    Lacunes dans l’offre de logements au Canada, par province (2023)
    Province Projection actuelle du parc de logements pour 2030 Unités de logement supplémentaires nécessaires pour répondre à la demande
    Ontario 6 610 000 1 480 000
    Québec 4 450 000 860 000
    Colombie-Britannique 2 580 000 610 000
    Alberta 2 090 000 130 000
    Manitoba 650 000 170 000
    Saskatchewan 550 000 60 000
    Nouvelle-Écosse 510 000 70 000
    Nouveau-Brunswick 390 000 0
    Terre-Neuve-et-Labrador 270 000 60 000
    Île-du-Prince-Édouard 80 000 0

Source : fondé sur les données de la SCHL (2023)

Les tendances à l'échelle nationale ont une incidence sur l'offre et la demande de logements

Taux de croissance démographique élevé

Un taux de croissance démographique élevé, en grande partie causé par les nouveaux arrivants, principalement établis dans les zones urbaines, fait en sorte que le Canada est le pays du G7 dont la croissance démographique est de loin la plus importante. Une croissance démographique rapide se traduit par des pressions et des coûts exponentiels au sein des collectivités.

Groupes ayant contribué aux changements démographiques annuels de 1973 a 2023
  • Figure 2 - Version texte
    Groupes ayant contribué aux changements démographiques annuels de 2021 a 2022
    Année Résidents non permanents Résidents permanents Naissances moins décès Autre
    2001 33 510 204 425 108 284 -7 875
    2003 10 348 183 798 110 095 -7 895
    2005 15 978 200 122 123 247 -10 886
    2007 51 478 198 525 140 296 -31 887
    2009 34 243 228 561 144 829 -31 800
    2011 55 400 205 157 137 666 -24 049
    2013 32 867 214 435 129 755 -23 983
    2015 35 448 268 291 122 022 -19 456
    2017 33 510 204 425 108 284 8 244
    2019 75 265 252 484 74 126 8 268
    2021 208 689 445 983 41 398 0
    2022 697 701 433 480 27 524 0

Source : Tableau 17-10-0151-01 de Statistique Canada

Pénurie de main-d'œuvre

La pénurie de main-d'œuvre est problématique dans le domaine de la construction. Une main-d'œuvre vieillissante et une diminution du nombre de jeunes poursuivants un métier signifient que l'écart entre la croissance et les besoins prévus est croissant. Il y a une possibilité d'harmonisation des compétences et des besoins futurs dans de nouveaux secteurs (p. ex., maisons modulaires et préfabriquées).

Croissance de la main d’ouvre prévue et croissance nécessaire prévue pour suivre le rythme de l’investissement de 2023 a 2032
  • Figure 3 - Version texte
    Croissance de la main d’ouvre prévue et croissance nécessaire prévue pour suivre le rythme de l’investissement de 2023 a 2032
    Année Croissance prévue (milles) Croissance necessaire prévue (milles)
    2023 53618,7 40766,5
    2024 57470,7 41713,4
    2025 57532,5 42503,9
    2026 56857,7 41724,4
    2027 56687,5 42068,9
    2028 58932,4 42359,3
    2029 59181,4 42598,5
    2030 57660,6 42791,5
    2031 59774,6 42949,2
    2032 60085,9 43071,2

    Remarque: Croissance nécessaire d'après le nombre estimé de départs à la retraite et une croissance annuelle moyenne de 2,8 % de l'investissement réel

Source : Analyse et modélisation économiques, LICC

L'inabordabilité croissante des logements à une incidence sur la capacité de la population à accéder à un logement et à le conserver.

En 2023, les coûts associés à la propriété ont atteint 62,5 % des revenus des ménages. Pour sa part, la hausse des loyers a atteint un taux record de 8 %, soit un taux plus élevé que l'inflation (4,7 %) et la croissance salariale (5 %).

Pourcentage des revenues des ménages consacré aux coûts associés à la propriété au Canada
  • Figure 4 - Version texte
    Pourcentage des revenues des ménages consacré aux coûts associés à la propriété au Canada
    Années Coûts de propriété en % du revenu du ménage (Revenus historiques jusqu'en 2020, prévisions pour 2025)
    Q1 1985 41,9 %
    Q2 1985 39,8 %
    Q3 1985 38,8 %
    Q4 1985 38,6 %
    Q1 1990 50,8 %
    Q2 1990 56,6 %
    Q3 1990 53 %
    Q4 1990 50,4 %
    Q1 1995 43,8 %
    Q2 1995 39,6 %
    Q3 1995 38,9 %
    Q4 1995 38,3 %
    Q1 2000 37 %
    Q2 2000 37 %
    Q3 2000 36,6 %
    Q4 2000 36,2 %
    Q1 2005 36,5 %
    Q2 2005 36,6 %
    Q3 2005 36,7 %
    Q4 2005 38,2 %
    Q1 2010 39,5 %
    Q2 2010 41,7 %
    Q3 2010 40,8 %
    Q4 2010 39,7 %
    Q1 2015 38,2 %
    Q2 2015 37,8 %
    Q3 2015 38,2 %
    Q4 2015 39 %
    Q1 2020 42,2 %
    Q2 2020 41,5 %
    Q3 2020 41,2 %
    Q4 2020 41,4 %
    Q1 2025 54,5 %
    Q2 2025 52,3 %
    Q3 2025 51,9 %
    Q4 2025 51,3 %

Source : Leadership avisé RBC (2023)

Les obstacles à l’augmentation de l’offre de logements sont diversifiés

Hausse des coûts

Les coûts associés à la construction d’un immeuble résidentiel au Canada ont augmenté de 58 % depuis 2020, soit à un taux beaucoup plus élevé que celui de l’inflation générale; les tarifs pourraient augmenter encore les coûts.

Processus de planification restrictifs et laborieux

La réglementation sur le zonage et les restrictions en matière de planification limitent la construction de logements à forte densité à proximité des infrastructures et du transport en commun.

Investissements irréguliers de la part du gouvernement

La réduction des investissements dans le logement au cours des dernières décennies jusqu'à 2017 a mené à des lacunes en matière de logement accessible et supervisé.

Taux d’intérêt (toujours) élevés

Les taux d’intérêt plus élevés ont ralenti l’économie et le rythme de la construction de logements.

Faible productivité

Le secteur canadien de la construction accuse un retard sur ses comparables en raison de son faible taux d’adoption de nouvelles technologies.

Productivité du secteur de la contruction
  • Figure 5 - Version texte
    Productivité du secteur de la contruction
    Année Toutes les industries (Moyenne) Construction [BS23] Construction de bâtiments résidentiels [BS23A]
    2000 52,3 51,4 45,8
    2001 53,1 53,6 48,1
    2002 54 54,8 48,8
    2003 54,2 55,8 48,7
    2004 54,8 55,3 47,2
    2005 56 55 46,7
    2006 56,8 54,2 45,2
    2007 56,9 53,6 45,2
    2008 56,6 51,3 43,2
    2009 56,6 52,1 46,1
    2010 57,2 52,3 46,7
    2011 58,2 52,7 47,9
    2012 58,3 52,7 46,2
    2013 59,2 54 48
    2014 61 54,7 49,5
    2015 61 53,7 51,3
    2016 61,3 54 52,9
    2017 62,2 53,8 51,5
    2018 62,5 54,2 52,2
    2019 62,7 53,4 51,1
    2020 67,7 59,9 59,9
    2021 65 54,2 51,4
    2022 64,6 52,5 47,4
    2023 63,5 48,7 42,1

Source : Tableau 36-10-0480-01 de Statistique Canada

Estimation des délais moyens d'obtention des permis par municipalité
  • Figure 6 - Version texte
    Estimation des délais moyens d'obtention des permis par municipalité
    Municipalité Délai d'approbation moyen (mois)
    Charlottetown 3
    Saskatoon 4
    Winnipeg 5
    Calgary 5
    Edmonton 7
    St. John’s 8
    Ottawa 13
    Vancouver 15
    Halifax 21
    Toronto 32

Sources: Analyse comparative entre les municipalités (2022) de l’Association canadienne des constructeurs d’habitations

Les municipalités ont ciblé les obstacles à l’accélération des délais associés à la délivrance de permis de construction résidentielle

  • La qualité des demandes présentées peut varier, et les demandes de faible qualité nécessitent davantage de temps et de ressources de la part des municipalités. Les demandes présentées une seconde fois peuvent prendre beaucoup de temps.
  • Certaines municipalités collaborent plus longtemps avec les demandeurs, ce qui devrait contribuer à une hausse du nombre de constructions à long terme.

Certaines pratiques en matière de délivrance de permis peuvent aider les municipalités à permettre davantage de constructions plus rapidement

  • L’utilisation de portails en ligne.
  • La délivrance de permis de construction assujettis à des conditions, qui permettent d’entreprendre les constructions.
  • L’évaluation et le triage des projets en fonction de leur catégorie de risque et catalogue de conception de logements.
  • La promotion des demandes de construction de logements à forte densité, qui peuvent prendre moins de temps par logement.

Les défis en matière d’accessibilité ne touchent pas seulement les propriétaires; un lourd fardeau pèse sur les locataires

La demande de logements locatifs continue d'être forte, et leur taux d’inoccupation était bas en 2024 (2,2 %). Ce phénomène est causé par une croissance démographique, ainsi qu’à plusieurs années d’offre insuffisante et à une hausse des coûts associés à la propriété.

Au cours des dernières décennies, le système de logement canadien a été financiarisé. Les biens immobiliers sont maintenant considérés comme des biens d’investissement :

  • Les estimations préliminaires du défenseur fédéral du logement indiquent que 20 % à 30 % des logements construits expressément à des fins de location appartiennent à des investisseurs institutionnels.

Les fortes augmentations de loyer lors de la rotation des unités signalent un déséquilibre du marché :

  • La hausse du loyer moyen pour un logement de deux chambres à coucher à la suite d’un changement de locataire (23,5 %) est beaucoup plus élevée que lorsqu’il n’y a pas de changement de locataire (3,5 %) en 2024.
  • Les villes des provinces où les loyers sont contrôlés ont des taux de rotation inférieurs à ceux des villes des provinces où les loyers sont contrôlés, ce qui a conduit à des augmentations de loyer moyennes plus élevées.

En raison de faibles investissements publics depuis les années 1990, les logements hors marché ne représentent qu’une petite portion du système de logement (environ 4 %); des logements abordables deviennent également inaccessibles en raison de leur âge, de leur mauvais état ou de leur conversion en logements dont les loyers sont au taux du marché.

La croissance insuffisante du nombre de logements construits expressément à des fins de location, combinée au nombre décroissant de logements hors marché, a une incidence sur des aspects sociaux au-delà du logement (p. ex., santé) et touche disproportionnellement les nouveaux arrivants, les personnes vulnérables et les personnes à faible revenu.

Bien que la croissance des loyers ait ralenti dans la plupart des plus grands marchés locatifs du Canada en 2024, l'abordabilité du logement pour les locataires reste limitée, avec de fortes augmentations sur les nouveaux baux
Changement global du loyer moyen (2 chambres) Le loyer moyen de l'unité de rotation change lors de la rotation (2 chambres) Indicateur de référence provincial sur les loyers
Canada 5,40 % 23,50 % N/A
Vancouver 5,50 % 26,50 % Oui
Edmonton 7,00 % 10,90 % Non
Calgary 8,90 % 18,70 % Non
Toronto 2,70 % 40,70 % Oui
Ottawa 5,00 % 23,80 % Oui
Montréal 6,30 % 18,70 % Oui
Halifax 3,80 % 28,30 % Oui

Sources: Rapport d'automne sur le marché locatif de la SCHL (2024).

% de logements sociaux locatifs
  • Figure 8 - Version texte
    % de logements sociaux locatifs
    Pays ou Région  % de logements sociaux locatifs
    Pays-Bas (NL) 34,06838
    Danemark (DK) 21,33333
    Royaume-Uni (UK) 16,36392
    France (FR) 14,00771
    Irlande (IE) 12,69586
    Finlande (FI) 10,93878
    Suisse (CH) 3,617056
    Pologne (PL) 6,645129
    Australie (AU) 3,227404
    Norvège (NO) 4,1024
    Italie (IT) 2,402509
    États-Unis (US) 3,6209
    Canada (CA) 3,472193
    Japon (JP) 3,079622
    Allemagne (DE) 2,55664
    Portugal (PT) 1,058791
    Espagne (ES) 1,070074
    Colombie (CO) 0,00643

    La proportion de logements hors marché au Canada est largement inférieure à la moyenne de 7 % de l’OCDE.

Sources : Scotiabank Economics, OCDE

Les besoins en matière de logements ne sont pas toujours les mêmes - différentes régions et les collectivités rurales et nordiques ont des besoins souvent distincts et plus importants

Les besoins en matière de logement varient selon la région

Les besoins en matière de logement varient selon la région en fonction des réalités démographiques, géographiques et économiques distinctes.

  • Les circonstances particulières des régions et les chaînes d’approvisionnement qui leur sont propres ont une incidence sur les codes provinciaux du bâtiment qui, à leur tour, influent directement sur les matériaux utilisés à l’échelle locale dans la construction résidentielle.
  • La prédominance des phénomènes météorologiques extrêmes n’est pas la même dans toutes les régions du pays : les feux de forêt sont plus prédominants dans l’ouest du Canada, tandis qu’on prévoit que les dômes de chaleur et les tempêtes violentes s’aggraveront dans l’est.
  • La disparité entre le type de logement que l’on construit et celui que l’on privilégie et dont on a besoin s'est accrue.

Collectivités rurales et nordiques

Les collectivités rurales et nordiques doivent construire leurs logements et leurs infrastructures à un coût plus élevé, avec des revenus plus faibles, et avec une capacité limitée.

  • Dans le nord, la saison de la construction est plus courte, les coûts du transport, de matériaux et de main-d’œuvre sont plus élevés, l’impact des changements climatiques est plus important, et la proportion des logements hors marché est élevée.
  • Les petites collectivités dépendantes du tourisme et des établissements postsecondaires éprouvent d’importantes difficultés quant à l’hébergement de leur main-d’œuvre ainsi qu’à la conservation d’options de location abordable et transparente pour répondre à la variation démographique.

L’itinérance dans les régions rurales et éloignées

L’itinérance, notamment dans les campements, est de plus en plus prédominante dans les régions rurales et éloignées nécessitant différents types de soutien en fonction de la taille et de la capacité de la collectivité à intervenir.

Taux de besoins impérieux en matière de logement par province et territoire
  • Figure 9 - Version texte
    Taux de besoins impérieux en matière de logement
    Province ou Territoire Taux de besoins impérieux en matière de logement (pourcentage)
    Alberta 11,3 %
    Colombie-Britannique 16,0 %
    Manitoba 12,0 %
    Nouveau-Brunswick 9,2 %
    Newfoundland & Labrador 9,4 %
    Nouvelle-Écosse 12,9 %
    Territoires du Nord-Ouest 13,2 %
    Nunavut 32,9 %
    Ontario 14,5 %
    Québec 5,5 %
    Île-du-Prince-Édouard 6,5 %
    Saskatchewan 9,5 %
    Yukon 13,1 %

    Remarque: Les données du Recensement de 2021 comprennent les mesures de soutien relatives à la COVID-19, qui ont eu une incidence sur le calcul des besoins impérieux en matière de logement.

Sources : StatCan et SCHL : Enquête canadienne sur le logement de 2022 (provinces) et Recensement de 2021 (territoires)*

La crise actuelle exacerbe les problèmes aigus d’itinérance

À l’extrémité du spectre du logement se trouvent les personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir. Le manque de logements abordables et hors marché nuit aux efforts de prévenir l’itinérance et aider les personnes en situation d’itinérance à s’en sortir.

Le taux de recours aux refuges a diminué en 2020 en raison de la pandémie (c.-à-d., capacité limitée en raison de l’éloignement physique), mais a augmenté depuis en raison de la pression économique et de la géopolitique internationale (p. ex., augmentation du nombre de demandeurs d’asile), qui ont mené à une hausse de la demande dans le secteur des services aux itinérants.

Le nombre de personnes en situation d’itinérance chaque nuit a augmenté.

  • À l’intérieur des refuges : La moyenne du nombre quotidien de recours aux refuges avait diminué en 2020, mais augmenté de 43 % en 2023.

Le dénombrement ponctuel de 2024 a montré que 57 000 personnes dans 60 collectivités à travers le Canada ont été identifiées comme étant sans abri.

  • Cela comprenait 34 226 personnes sans abri dans des refuges, 16 684 dans des lieux non protégés (dont 4 425 dans des campements) et 6 241 qui étaient provisoirement hébergées dans des programmes de logement de transition.

De nombreuses autres personnes se retrouvent en situation d’itinérance tout au long de l’année. Plus de 118 000 personnes ont eu recours au réseau de refuges en 2023.

  • La durée des séjours dans les refuges s’allonge, ce qui suggère que les personnes en situation d’itinérance font face à de plus en plus d’obstacles lorsqu’ils tentent de s’en sortir.
  • De ce nombre, 28 % (soit environ 32 660 personnes) se sont retrouvées en situation d’itinérance chronique en 2023, une augmentation par rapport à 2016, lorsque ce taux se situait à 22 % (un peu moins de 27 000 personnes).
Estimation du taux d’itinérance chaque nuit (à l’intérieur et à l’extérieur des refuges, de 2017 à 2024)
  • Figure 10 - Version texte
    Estimated nightly homelessness rates in shelters and unsheltered areas 2017 - 2024
    Année Itinérance sans-abri (dans 55 communautés participant aux 3 derniers dénombrements ponctuels) Utilisateurs du refuge par nuit (moyenne des données annuelles du refuge)
    2017 - 14 000
    2018 3 922 15 000
    2019 - 14 440
    2020 - 11 600
    2021 - 13 170
    2022 7 702 16 248
    2023 - 16 627
    2024 16 114 -

Remarque : Les données sur les utilisateurs des refuges de 2024 ne sont pas encore disponibles. Les données du dénombrement ponctuel de 2024 ne sont pas encore accessibles au public.

Le Continuum du Logement - Version texte
  • Itinérance
  • Maisons d'hébergement d'urgence
  • Logement de transition
  • Logement avec services de soutien
  • Logement communautaire
  • Logement abordable
  • Logement du marché

Les responsabilités intergouvernementales et la propriété variée signifient que d’autres ordres de gouvernement, le secteur privé et les organisations à but non lucratif ont d’importants rôles à jouer

Les défis en matière de logement sont souvent localisés; une collaboration et un partenariat avec tous les ordres de gouvernement ainsi que les secteurs privés et à but non lucratif sont essentiels.

  • Le logement est une responsabilité partagée, avec les mandats qui se chevauchent entre les différents ordres de gouvernement.
  • La plupart des logements sont des propriétés privées (c.-à-d., 97 % des investissements dans les nouveaux logements étaient privés en 2023); les logements sociaux sont plus importants dans les territoires, particulièrement au Nunavut.
Liste des responsabilités en matière de logement qui incombent à chaque ordre de gouvernement
Gouvernement fédéral Provinces et territoires Administrations locales
  • Fiscalité fédérale (p. ex., TPS)
  • Réglementation relative aux finances et aux services bancaires (p. ex., hypothèques)
  • Code national du bâtiment
  • Planification des niveaux d’immigration
  • Financement aux P/T/Ms et partage des coûts (p. ex., programmes)
  • Rendre des terres fédérales disponibles pour le logement
  • Financement direct de projets de logement (par l'intermédiaire de la SCHL)
  • Recensements et statistiques
  • Fiscalité provinciale ou territoriale (p. ex., taxe de vente provinciale)
  • Surveillance financière et protection des consommateurs
  • Financement et partage des coûts (p. ex., programmes)
  • Codes du bâtiment provinciaux et territoriaux
  • Droits et responsabilités des propriétaires et des locataires (p. ex., contrôle des loyers)
  • Supplément au loyer
  • Aide au revenu et services à la population (p. ex., services sociaux et services de santé)
  • Planification et développement
  • Financement et offre de logements communautaires
  • Gestion et vente de terres provinciales ou territoriales
  • Impôt foncier
  • Responsabilités déléguées par la province ou le territoire, par exemple
    • Droits de zonage, de délivrance de permis et d’aménagement
    • Règlements (p. ex., occupation résidentielle et réparation)
    • Offre de logements communautaires
    • Prestation et mise en œuvre de programmes (p. ex., programmes contre l’itinérance)

Certains intervenants clés, y compris l’Accord national sur le logement, le Défenseur fédéral du logement, la Vérificatrice générale du Canada, le Conseil national du logement et la Social Housing and Human Rights Coalition, prônent une plus importante gouvernance de la part du gouvernement fédéral et une meilleure coordination entre tous les ordres de gouvernement.

Le gouvernement fédéral a adopté un rôle de chef de file pour remédier aux difficultés en matière de logement et d’itinérance

Au cours des dernières années, le gouvernement du Canada a consacré d’importantes ressources pour atteindre ses objectifs en matière de logement; le type et l’ampleur de ses interventions augmentant au fil du temps.

Mécanisme fédéral et initiatives
Mécanisme fédéral Exemples d’initiatives

Politiques fiscales (Fin)

  • Élimination de la TPS pour les nouveaux immeubles locatifs
  • Augmentation des déductions pour amortissement pour les nouveaux logements construits expressément à des fins de location

Politiques relatives au domaine financier (Fin)

  • Modification de la réglementation relative aux hypothèques

Politiques en matière d’immigration (IRCC)

  • Réduction de l’immigration permanente et temporaire

Transferts bilatéraux avec les provinces et les territoires (SCHL)

  • Ententes d’une valeur de 15,7 milliards de dollars (financement à parts égales; part fédérale de 7,8 milliards de dollars); comprend l’Allocation canadienne pour le logement versée à la population par l’intermédiaire des provinces et des territoires (financement à parts égales)

Transferts aux provinces, aux territoires et aux municipalités (assujettis à des conditions) (LICC/SCHL)

  • 4,4 G $ pour le Fonds pour accélérer la construction de logements
  • 6 G $ pour le Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement
  • 2,4 G $ par année pour le Fonds pour le développement des collectivités du Canada
  • 3 G $ par année pour le Fonds pour le transport en commun du Canada

Prêts à faible taux et contributions (SCHL)

  • 55 G $ pour le Programme de prêts pour la construction d’appartements
  • 14,6 G $ pour le Fonds pour le logement abordable

Terres fédérales (SPAC)

  • Plan pour l’usage de terrains publics à des fins résidentielles

Outils et normes nationales

  • Catalogue de conception de logements

Autres programmes à l’appui de l’écosystème du logement (p. ex., ISDE et EDSC)

  • 50 M $ pour le Fonds pour l’innovation et la technologie en construction résidentielle
  • 90 M $ pour le Service d’apprentissage
Investissements fédéraux dans le logement depuis 2008
  • Figure 11 - Version texte
    Investissements fédéraux dans le logement depuis 2008
    Années Investissements fédéraux dans le logement depuis la crise financière de 2008 (milliards de dollars)
    2007-08 2,155
    2008-09 2,207
    2009-10 3,028
    2010-11 2,963
    2011-12 2,048
    2012-13 2,086
    2013-14 2,085
    2014-15 2,053
    2015-16 2,008
    2016-17 3,061
    2017-18 2,756
    2018-19 2,460
    2019-20 4,841
    2020-21 6,768
    2021-22 8,253
    2022-23 8,262
    2023-24 11,244
    Remarque : Les montants pour la période 2007-2008 à 2022-23 sont des données réelles, telles que disponibles. Le montant pour 2023-24 est une estimation sujette à changement. Les montants sont calculés selon la méthode de la comptabilité de caisse. Les montants comprennent uniquement les programmes de la SCHL.

Sources : Budget 2024

Section B : État des infrastructures

Le canada dispose-t-il des infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins actuels et futurs?

Pour répondre à cette question, il est important de comprendre l’état actuel des infrastructures au Canada, qui peut être évalué de plusieurs façons :

  • Stock : Accumulation d’un inventaire d’actifs corporels d’infrastructure au fil du temps.
  • Investissement : Dépenses d’infrastructure aux fins de la construction d’actifs tangibles.
  • État : Échelle normalisée utilisée pour définir l’état actuel d’un actif d’infrastructure (c.-à-d. très bon, bon, passable, mauvais ou très mauvais).

Compte tenu de la nature changeante de la société canadienne – évolution démographique, croissance des villes, changements climatiques – la connaissance des actifs actuels ne peut nous permettre de savoir si ce que nous possédons correspond à ce dont nous aurons besoin à l’avenir.

Tous les propriétaires d’actifs et les gouvernements doivent réfléchir à l’incidence des défis futurs sur leurs besoins en infrastructures. Cet objectif peut être atteint grâce à des pratiques de gestion des actifs et à des efforts comme l’Évaluation nationale des infrastructuresNote de fin de page *, qui vise à fournir une perspective à long terme des besoins du Canada en matière d’infrastructure.

Que sont les infrastructures?

Les infrastructures sont un ensemble d'actifs tangibles qui soutiennent la production, la livraison et la consommation de biens et de services par les gouvernements, les organisations et les particuliers. Parmi ces actifs, on retrouve notamment : les écoles et les hôpitaux; les routes, les chemins de fer et les ports; l'eau potable et les installations de traitement de l'eau; et les installations culturelles et récréatives.

Les gouvernements appuient généralement les infrastructures publiques, qui forment un sous-ensemble des infrastructures en général et qui font référence aux actifs qui fournissent un service au public, comme le transport en commun, la connectivité à large bande, l'électricité et les bibliothèques.

La construction d'infrastructures implique un large éventail d'industries – allant des ressources naturelles (p. ex., l'exploitation minière) et de la fabrication (p. ex., le ciment), à l'ingénierie et à la construction.

Décisions des contributions aux programmes de LICC depuis 2016

  • Depuis 2016, LICC a approuvé 11 939 projets, pour un montant total de plus de 62 milliards de dollars. 2021 marque le début des annonces du Fonds d’expansion rapide.
  • Depuis 2016, les projets de transport en commun représentent près de 46 % des projets annoncés, en grande partie grâce à des contributions significatives à des systèmes de transport en commun à grande échelle.
  • Depuis 2020, les contributions aux programmes routiers et autoroutiers ont diminué de manière significative, tandis que des contributions à la résilience et aux infrastructures naturelles ont été versées pour la dernière fois en 2023.
  • Depuis 2020, la plus forte croissance des contributions aux programmes concerne les bâtiments publics, qui englobent le sport, les loisirs, la culture, l’administration et le tourisme, avec plus d’un milliard de dollars engagés en 2024.
Contributions aux programmes de LICC, par date d’annonce et par catégorie normalisée
  • Figure 12 - Version texte
    Contributions aux programmes de LICC, par date d’annonce et par catégorie normalisée
    Année Eau potable ou eaux usées Autoroutes et routes Transport en commun interurbain Autres Batiments publics Transport en commun Résilience et infrastructures naturelles
    Milliards ($), dollars courants
    2016 0,953 1,095 0,0724 0,075 0,215 1,333 0,225
    2017 1,268 1,750 0,091 0,499 0,294 3,825 0,058
    2018 0,144 0,625 0,024 0,080 0,165 3,952 3,597
    2019 0,451 2,085 0,039 0,589 0,544 3,308 0,357
    2020 0,429 0,339 0,014 0,232 0,251 0,393 0,143
    2021 0,744 0,215 0,005 1,508 1,278 6,834 1,712
    2022 0,557 0,029 0,010 0,224 0,790 1,036 0,263
    2023 0,224 0,183 0,042 0,472 0,751 2,271 1, 567
    2024 0,233 0,123 0,006 0,409 1,096 0,736 -
    2025 0,123 0,012 0,009 0,408 0,061 2,608 -

Source: Rapport sur le financement des infrastructures du LICC

Les infrastructures en tant que priorité commune

Les investissements dans les infrastructures sont une responsabilité partagée, et le gouvernement fédéral s'associe généralement à d'autres ordres de gouvernement pour investir dans les infrastructures publiques et les mettre en place.

Le secteur public possède plus de deux tiers des infrastructures

  • 71 % des infrastructures au Canada est de propriété publique, mais la part du public varie selon l'actif.

Les provinces, les territoires et les municipalités jouent un rôle essentiel

  • 97 % des infrastructures appartiennent aux provinces, aux territoires et aux municipalités.

La collaboration est essentielle à la mise en place d'infrastructures de qualité

Bien que la part du gouvernement fédéral dans la propriété des infrastructures soit en augmentation, le gouvernement fédéral agit principalement en tant que bailleur de fonds et il appuie des projets.

Le gouvernement du Canada joue un rôle important dans le financement et l'administration des infrastructures dans les communautés autochtones

Le gouvernement travaille en partenariat avec les communautés autochtones pour mettre en œuvre son engagement à réduire le déficit en matière d'infrastructure dans les communautés autochtones, ce qui est essentiel pour faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones et favoriser des communautés autochtones saines, sûres et prospères.

Stock d'infrastructures, 2024
  • Figure 13 - Version texte
    Stock d'infrastructures, 2024
    Groupe d'actifs Privé Public
    Milliards ($), dollars courants
    Marine 7,347 9,597
    Trains et bus 10,645 12,946
    Communication 1,291 47,532
    Autres secteurs d’activité 27,418 17,799
    Eau et eaux usées 109,299 32,125
    Transport 253,630 57,839
    Bâtiments institutionnels 323,812 47,883
    Énergie 204,156 183,471

Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, consulté en mars 2025).

Infrastructures publiques par ordre de gouvernement, 2022
  • Figure 14 - Version texte
    Infrastructures publiques par ordre de gouvernement, 2022
    Propriété Stock Net (Pourcentage)
    Fédéral (14,7 miliards de dollars) 3 %
    Provinces, territoires et municipalités (411,7 miliards de dollars) 97 %

    Remarque : Le stock net a été utilisé comme approximation de la propriété. La catégorie Fédérales comprend les services de défense. La catégorie Provinciales/Territoriales comprend les hôpitaux, les établissements de soins infirmiers et résidentiels et les services éducatifs. Autres catégories d'industries : Les entreprises autochtones et les entreprises publiques sont exclues de la présente analyse.

Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, consulté en mars 2025).

Les investissements dans les infrastructures ont presque doublé au cours des deux dernières décennies

Après avoir stagné à la fin du 20e siècle, les investissements annuels réels dans les infrastructures avaient presque doublé entre 2003 et 2023.

  • L'investissement privé (+125 %) a augmenté davantage que l'investissement public (+96 %). Note de fin de page *

À mesure que le stock d'infrastructures s'accroît grâce à l'augmentation des investissements, le niveau de dépréciation à traiter par des investissements soutenus et permanents s'accroît également.

  • En 2024, 133 milliards de dollars ont été investis dans les infrastructures, soit 32 milliards de dollars de plus que la dépréciation. Note de fin de page **
  • Les niveaux d'investissement depuis 2000 ont permis au ratio de durée de vie utile restante de tous les actifs au Canada d'augmenter régulièrement, passant de 51,5 à 59,6 - ce qui représente une amélioration significative.Note de fin de page ***
Investissements en infrastructures et amortissements, en dollars constants
  • Figure 15 - Version texte
    Investissements en infrastructures et amortissements, en dollars constants
    Année Investissement public Investissement privé Total des amortissements
    Milliards ($)
    1981 25,361 18,577 31,343
    1983 23,459 15,298 32,838
    1985 24,397 13,372 33,376
    1987 24,671 12,937 33,912
    1989 27,316 16,604 34,930
    1991 30,067 17,874 36,617
    1993 27,442 13,815 37,805
    1995 28,086 12,791 38,295
    1997 23,764 13,251 38,503
    1999 24,689 17,281 38,645
    2001 30,574 13,875 39,172
    2003 34,430 13,715 40,182
    2005 37,769 14,271 41,414
    2007 44,044 17,479 43,581
    2009 54,820 18,935 47,085
    2011 55,905 24,844 51,846
    2013 53,880 29,480 55,772
    2015 55,520 30,274 59,681
    2017 60,559 26,570 63,294
    2019 59,816 28,293 66,921
    2021 63,019 28,265 70,333
    2023 67,941 29,216 73,437

Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, consulté en mars 2025)..

La compréhension de l'âge moyen et de la durée de vie restante des infrastructures aide les propriétaires d'actifs à informer la planification et la gestion précoces

  • L'âge moyen et la durée de vie utile restante des actifs d'infrastructure se sont améliorées par rapport au point bas atteint autour de l'an 2000 et sont demeurés stables depuis 2018.
  • Selon le Bulletin de rendement des infrastructures canadiennes, un investissement précoce dans l'entretien et la réparation, lorsque la durée de vie utile d'un bien demeure encore élevée, peut éliminer ou retarder des dépenses de remise en état ou de reconstruction plus coûteuses à l'avenir.
  • Le partage public d'informations claires et pertinentes sur l'état des infrastructures au Canada permet aux intervenants et au public de mieux comprendre des systèmes complexes.
Ratio de l'âge moyen et de la durée de vie utile restante du total des actifs d'infrastructure
  • Figure 16 - Version texte
    Ratio de l'âge moyen et de la durée de vie utile restante du total des actifs d'infrastructure
    Année Âge moyen (années) Durée de vie utile restante (ratio)
    1981 12,1 61,8
    1982 12,3 61,2
    1983 12,6 60,5
    1984 12,9 59,6
    1985 13,1 58,7
    1986 13,4 58
    1987 13,7 57,2
    1988 14 56,6
    1989 14,1 56,1
    1990 14,3 55,8
    1991 14,4 55,6
    1992 14,5 55,3
    1993 14,6 54,8
    1994 14,8 54,4
    1995 14,9 53,9
    1996 15,1 53,4
    1997 15,3 52,8
    1998 15,5 52,3
    1999 15,6 51,9
    2000 15,7 51,5
    2001 15,8 51,4
    2002 15,8 51,4
    2003 15,8 51,5
    2004 15,8 51,7
    2005 15,7 52
    2006 15,6 52,4
    2007 15,4 52,9
    2008 15,2 53,5
    2009 15 54
    2010 14,7 55
    2011 14,4 55,8
    2012 14,2 56,5
    2013 14 57,1
    2014 13,9 57,6
    2015 13,8 58
    2016 13,7 58,2
    2017 13,3 59,3
    2018 13,2 59,6
    2019 13,1 59,6
    2020 13,1 59,7
    2021 13,1 59,6
    2022 13,1 59,6
    2023 13,1 59,6

Source : Compte économique de l'infrastructure (Statistique Canada, consulté en mars 2025).

L’état des infrastructures au Canada 

Environ la moitié des infrastructures publiques du Canada sont en bon ou en très bon état

Cependant, l'état des actifs varie selon les types d'actifs et les propriétaires, et de nombreux actifs sont en état inconnu.

En 2022, la valeur de remplacement totale des infrastructures publiques de base du Canada était estimée à 2,3 billions de dollars

Plus de la moitié (62.5 %) des actifs du Canada selon la valeur de remplacement sont en bon et en très bon état.

Environ 16 % des actifs sont en mauvais et très mauvais état, ce qui représente 357 milliards de dollars à remplacer.

Les routes et les infrastructures hydrauliques représentaient plus des trois quarts de la valeur de remplacement totale

Les municipalités rurales possédaient la plupart des routes municipales (77,4 % en longueur, à l'exclusion des trottoirs), mais elles ne représentaient que 61,4 % de la valeur de remplacement.

Il existe un écart important en matière d'infrastructures entre les communautés autochtones et non autochtones au Canada

Par exemple, 349,2 milliards de dollars pour les communautés des Premières Nations et 75,1 milliards de dollars pour l'Inuit Nunangat.

État des principales infrastructures publiques routières et hydrauliques, 2022
  • Figure 17 - Version texte
    État des principales infrastructures publiques routières et hydrauliques, 2022
    Actifs Mauvais ou très mauvais Passable Bon ou très bon Inconnu
    Actifs routiers 15 % 25 % 52 % 8 %
    Actifs non-linéaires d’eau potable 8 % 20 % 65 % 7 %
    Actifs linéaires d’eau potable 14 % 20 % 60 % 6 %
    Actifs non-linéaires d’eaux usées 12 % 22 % 60 % 6 %
    Actifs linéaires d’eaux usées 13 % 20 % 57 % 11 %
    Actifs non-linéaires d’eaux pluviales 6 % 14 % 54 % 26 %
    Actifs linéaires d’eaux pluviales 7 % 20 % 43 % 30 %

Source : Données de 2022 de l'Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada (IPEC) (Statistique Canada, consulté en en octobre 2024). L’Enquête sur les IPEC (Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada) échantillonne principalement des unités au niveau municipal, avec un recensement des municipalités d'au moins 1 000 habitants et un échantillon de municipalités rurales d'au moins 500 habitants. 

Valeurs de remplacement selon l'état des actifs et valeurs de remplacement en pourcentage du total, 2022
  • Figure 18 - Version texte

    Valeurs de remplacement selon l'état des actifs et valeurs de remplacement en pourcentage du total, 2022
    État Valeurs de remplacement Pourcentage
    Mauvais ou très mauvais 356 687 $ 16 %
    Passable 254 176 $ 11 %
    Bon ou très bon 1 437 432 $ 63 %
    Inconnu 250 389 $ 11 %

Source : Données de 2022 de l'Enquête sur les infrastructures publiques essentielles (IPEC) du Canada (Statistique Canada, consulté en octobre 2024). L’Enquête sur les IPEC (Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada) échantillonne principalement des unités au niveau municipal, avec un recensement des municipalités d'au moins 1 000 habitants et un échantillon de municipalités rurales d'au moins 500 habitants.

La capacité de gestion des actifs est plus faible dans les petites municipalités et varie considérablement d’une province et d’un territoire à l’autre

En 2022, plus de la moitié des organisations gouvernementales locales et régionales du Canada avaient mis en place des plans de gestion des actifs pour la plupart de leurs infrastructures publiques essentielles.

  • Moins de la moitié des organisations du secteur public avaient des plans de gestion des actifs en 2022 pour les infrastructures suivantes : transport actif (33 %); transport en commun (37 %); installations culturelles, récréatives et sportives (49 %).
  • En revanche, plus des trois cinquièmes avaient des projets concernant les routes (68 %), l’eau potable (64 %), les eaux usées (64 %) et les ponts et tunnels (60 %).
  • Les municipalités urbaines sont plus nombreuses que les municipalités rurales à disposer d’un plan de gestion des actifs. Les infrastructures de traitement des déchets solides constituent la seule exception.
Pourcentage de municipalités ayant un plan de gestion des actifs en 2022
  • Figure 19 - Version texte

    Une carte du Canada présente des diagrammes circulaires pour chaque province et territoire indiquant le pourcentage de municipalités disposant d’un plan de gestion des actifs.

    Pourcentage de municipalités ayant un plan de gestion des actifs en 2022
    Province Pourcentage du plan de gestion des actifs Pourcentage pas de plan de gestion des actifs
    Alberta 85 % 15 %
    Colombie-Britannique 89 % 11 %
    Manitoba 70 % 30 %
    Nouveau-Brunswick 97 % 3 %
    Terre-Neuve-et-Labrador 74 % 26 %
    Territoires du Nord-Ouest 51 % 49 %
    Nouvelle-Écosse 89 % 11 %
    Nunavut 16 % 84 %
    Ontario 99 % 1 %
    Île-du-Prince-Édouard 89 % 11 %
    Québec 67 % 33 %
    Saskatchewan 90 % 10 %
    Yukon 88 % 12 %
    Canada 81 % 19 %

    Remarque : L'Ontario est le seul territoire de compétence doté d'une loi sur la planification de la gestion des actifs.

Source : Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada (IPEC), 2020.

Les investissements actuels et futurs dans les infrastructures sont influencés par des facteurs économiques, sociodémographiques et environnementaux clés

La population du Canada augmente – plus rapidement que pour les autres pays du G7 – ce qui accroît la pression sur nos infrastructures existantes tout en générant un besoin supplémentaire de nouveaux investissements.

Les vents contraires macroéconomiques, associés à des taux d’intérêt élevés, contribueront à augmenter les coûts d’emprunt. Les contraintes budgétaires exigeront une allocation efficace des fonds pour répondre aux besoins réels.

Les phénomènes météorologiques extrêmes sont en augmentation, ce qui nécessite un regain d’attention sur l’atténuation des catastrophes, l’adaptation et les changements climatiques.

Impacts intersectoriels des infrastructures - L'économie

Au-delà de l'impact immédiat de la construction, les investissements dans les infrastructures contribuent à la compétitivité économique à long terme

Le secteur de la construction est essentiel à l'économie canadienne - représentant 7 % du produit intérieur brut (PIB) - évalué à 152 milliards de dollars. Les foyers et les entreprises comptent sur des infrastructures de qualité pour faciliter la création et le transport de biens, de services et de personnes qui stimulent la croissance économique à long terme. 

Selon le FMI (Fonds monétaire international), dans les économies avancées, chaque dollar investi dans les infrastructures publiques peut augmenter la production économique totale de 2,3 dollars après 5 ans.

Le Global Infrastructure Hub (GIHub) estime que l'investissement moyen du Canada dans l'infrastructure entre 2016 et 2022 s'élève à 2,5 % du PIB (produit intérieur brut), soit 0,32 point de pourcentage de plus que la moyenne du G7. Cependant, davantage d'investissements sont nécessaires pour répondre à la demande d'infrastructures – le GIHub (Global Infrastructure Hub) recommandant des investissements annuels supplémentaires de 0,04 % du PIB (produit intérieur brut).

Les avantages des investissements dans les infrastructures publiques
  • Figure 20 - Version texte
    Les avantages des investissements dans les infrastructures publiques
    Année Production économique générée pour chaque dollar investi
    Année 0 0,00 $
    Année 1 0,80 $
    Année 2 1,30 $
    Année 3 1,70 $
    Année 4 2,10 $
    Année 5 2,30 $

    Remarque : Croissance du PIB dans le temps pour chaque dollar investi dans les infrastructures publiques.

Sources : Fonds monétaire international (FMI) et Global Infrastructure Hub – une initiative du G20

En pourcentage du PIB, le Canada investit davantage dans les infrastructures que la moyenne du G7
  • Figure 21 - Version texte
    En pourcentage du PIB, le Canada investit davantage dans les infrastructures que la moyenne du G7
    Années Canada (Investissement) Pays du G7 sans le Canada (Investissement)
    2007 2,16 % 2,04 %
    2008 2,33 % 2,06 %
    2009 2,68 % 2,11 %
    2010 3,07 % 2,09 %
    2011 2,87 % 2,06 %
    2012 2,69 % 1,98 %
    2013 2,65 % 1,96 %
    2014 2,58 % 2,03 %
    2015 2,26 % 1,95 %
    2016 2,49 % 2,22 %
    2017 2,49 % 2,21 %
    2018 2,52 % 2,25 %
    2019 2,52 % 2,23 %
    2020 2,5 % 2,23 %
    2021 2,49 % 2,22 %
    2022 2,49 % 2,21 %

Sources: Fonds monétaire international (FMI) et Global Infrastructure Hub – une initiative du G20

Un secteur de la construction hautement productif est essentiel à la croissance de nos infrastructures

Un secteur de la construction fort est nécessaire pour soutenir les infrastructures au Canada

Qu'il s'agisse de relier le pays au moyen de réseaux de transport en commun perfectionnés ou de fournir des routes, des bâtiments communautaires et des installations de traitement des eaux usées, les Canadiens comptent sur le secteur de la construction pour construire des infrastructures essentielles et résilientes. 

Alors que le secteur est aux prises avec une productivité stagnante, l'adoption d'approches novatrices et de nouvelles technologies peut permettre au secteur de répondre à la demande croissante.

La transparence du gouvernement sur l'avenir des infrastructures sera nécessaire pour renforcer la confiance de l'industrie et encourager le co-investissement du secteur privé pour une croissance soutenue.

Les principaux défis auxquels est confronté le secteur de la construction
  1. Pénurie de main-d’œuvre
    • Le secteur de la construction connaît un marché du travail extrêmement tendu, les postes vacants dépassant les taux de chômage.
    • Le maintien en poste et le recrutement deviennent de plus en plus difficiles, et pour répondre aux besoins de la main-d'œuvre canadienne dans le secteur de la construction, il faudra des engagements continus à l'égard des programmes d'apprentissage, de la formation et du recrutement. 
    • D'ici 2033, 21 % de la main-d'œuvre actuelle du secteur de la construction devrait partir à la retraite, ce qui laisse au secteur un déficit possible de 85 500 travailleurs en matière de retraite et de recrutement.
      La plupart des pénuries de main-d'œuvre rencontrées pendant la pandémie se sont normalisées, mais le marché du travail reste tendu
      • Figure 22 - Version texte
        La plupart des pénuries de main-d'œuvre rencontrées pendant la pandémie se sont normalisées, mais le marché du travail reste tendu
        Année Taux de postes vacants dans la construction Taux de chômage dans la construction
        Q4 2020 3,6 % 7,6 %
        Q1 2021 4,6 % 9,8 %
        Q2 2021 5,8 % 5,7 %
        Q3 2021 6,3 % 4,0 %
        Q4 2021 5,7 % 4,6 %
        Q1 2022 6,4 % 7,4 %
        Q2 2022 7,7 % 4,7 %
        Q3 2022 6,9 % 2,9 %
        Q4 2022 5,5 % 3,9 %
        Q1 2023 5,5 % 7,6 %
        Q2 2023 5,7 % 5,3 %
        Q3 2023 5,0 % 3,7 %
        Q4 2023 4,1 % 4,7 %
        Q1 2024 4,0 % 7,8 %
        Q2 2024 4,2 % 5,5 %
        Q3 2024 3,7 % 4,3 %
  2. Volatilité des prix des produits de base et préoccupations liées à la chaîne d'approvisionnement
    • La volatilité des prix des produits de base et les perturbations de la chaîne d'approvisionnement forcent le secteur de la construction à faire face à des coûts de projet élevé, à des retards ou à des abandons de projets. 

La baisse de la productivité du secteur de la construction risque de limiter notre capacité à répondre aux besoins du canada en matière d'infrastructures

La productivité de la main-d'œuvre dans le secteur de la construction a été inférieure à celle d'autres secteurs au cours des deux dernières décennies

Entre 2001 et 2023, la productivité dans le secteur de la construction a chuté d'environ 10 %, passant de 54 $ à 49 $ de l'heure, soit le niveau le plus bas depuis deux décennies.

La faible productivité du secteur de la construction peut être attribuée à plusieurs facteurs clés, notamment :

  • Une fragmentation considérable parmi les entreprises
  • Des investissements limités dans la R&D
  • Une forte dépendance sur la main-d'œuvre par rapport au capital
La productivité dans le secteur de la construction
  • Figure 23 - Version texte
    La productivité dans le secteur de la construction
    Année Industrie manufacturière Toutes les industries Construction
    $ par heure (2017 enchaîné)
    1997 47,9 $ 48,5 $ 50 $
    2001 56,5 $ 53,1 $ 53,1 $
    2005 60,3 $ 56 $ 55 $
    2009 60 $ 56,6 $ 52,1 $
    2013 65,5 $ 59,6 $ 54,5 $
    2017 68,1 $ 62,9 $ 54,4 $
    2021 69,6 $ 65,2 $ 54 $
    Remarque : Manufacturing sector now produces 40 % more than construction.

Sources : Tableau 36-10-0480-01 (Statistique Canada); Analyse et modélisation économiques, LICC

La faible productivité du secteur de la construction pèse sur l'ensemble de l'économie Canadienne

Le retard de productivité du secteur de la construction a limité sa contribution économique, avec une estimation de 410 à 538 milliards de dollars (3 %) de PIB supplémentaire qui aurait pu être généré au cours de la dernière décennie si la productivité avait suivi celle des autres secteurs.

Contribution de PIB du secteur de construction
  • Figure 24 - Version texte
    Contribution de PIB du secteur de construction
    Année PIB du secteur de construction Estimation du PIB avec une croissance de la productivité = celle du secteur-entreprises Estimation du PIB avec une croissance de la productivité = secteur-manufacturier
    Miliards ($)
    1999 84,91 91,39 92,58
    2003 102,81 113,25 116,83
    2007 125,28 135,11 141,08
    2011 135,73 156,96 165,33
    2015 153,25 178,82 189,58
    2019 157,04 200,68 213,83
    2023 164,95 222,54 238,08

Source : Tableau 36-10-0480-01 (Statistique Canada); Analyse et modélisation économiques, LICC

Bien que le nombre de travailleurs de la construction résidentielle ait doublé entre 2001 et 2023, les mises en chantier et les achèvements n'ont augmenté que de 50 % et 40 %, respectivement.

En conséquence, le nombre de travailleurs nécessaires pour construire 100 logements a augmenté de 45 %, passant de 49 en 2001 à 71 en 2023.

Le secteur de la construction offre des emplois bien rémunérés, mais les avantages ne sont pas les mêmes pour tous les groupes de travailleurs

La moitié des emplois dans le domaine des infrastructures sont concentrés dans le secteur de la construction

En 2023, les investissements en infrastructures ont créé 665 000 emplois (emplois directs et indirects), dont 332 000 dans le secteur de la construction. (Statistique Canada)

Dans les emplois directs dans le secteur de la construction, il y avait 58,2 millions d'heures travaillées, avec un salaire horaire moyen de 35,50 $ (comparativement à une moyenne canadienne de 33,60 $) en 2023.

Les femmes avaient un salaire horaire moyen inférieur à celui des hommes. Les femmes gagnaient en moyenne 31,80 $ l'heure, tandis que les hommes gagnaient 36,10 $ en 2023.

Depuis mai 2015, le salaire moyen d'un ouvrier syndiqué de la construction a augmenté de 20 %, avec des augmentations particulièrement importantes en 2024.

Il existe un potentiel inexploité de diversification de la main-d'œuvre dans la construction

L'inclusion de certains groupes dans la population active peut aider à atténuer les pénuries de main-d'œuvre et à améliorer la participation des femmes et des minorités visibles, tout en veillant à ce que les salaires dans le secteur de la construction soient répartis proportionnellement entre les Canadiens. 

There is Untapped Potential to Diversify the Construction Labour Force
  • Figure 25 - Version texte

    Il existe un potentiel inexploité de diversification de la main-d’œuvre de la construction

    Pas une minorité visible vs Minorités visibles
    • Pas une minorité visible : 89 %
    • Minorités visibles : 11 %
    Hommes vs Femmes
    • Hommes : 88 %
    • Femmes : 12 %
    Nouveaux arrivants vs Nés au Canada
    • Nouveaux arrivants  : 19 %
    • Nés au Canada : 81 %
    Peuples autochtones vs Non-autochtones
    • Peuples autochtones : 5 %
    • Non-autochtones : 95 %
    Adultes (de 25 à 54) vs Jeunes (sous 25) vs Plus de 55 ans
    • Adultes (de 25 à 54)  : 69 %
    • Jeunes (sous 25) : 11 %
    • Plus de 55 ans : 20 %

Sources : Compte économique de l'infrastructure Tableau 14-10-0037-01; Tableau 14-10-0064-01 (Statistique Canada)

Les matériaux de construction font partie intégrante de la réalisation des infrastructures et ils sont exposés à une certaine volatilité

Les produits clés tels que le ciment, l'acier, le bois d'œuvre et l'aluminium constituent la base des projets d'infrastructure
  • Le ciment est utilisé dans la construction des chemins de fer de transport en commun; il est essentiel pour la construction de stations de traitement d'eau, et il s’agit d’un ingrédient principal dans le béton utilisé pour les fondations de bâtiments résidentiels.
  • L'acier est utilisé dans la fabrication de voies ferrées et de gares. Il est important pour les canalisations et les stations de pompage dans les infrastructures d'eau, ainsi que pour les cadres structurels dans les bâtiments et la construction résidentielle.
  • L'aluminium est utilisé dans la fabrication d'autobus et de voitures de métro, tout en étant un élément important pour assurer la résistance des infrastructures d'eau à la corrosion.
  • Le bois d'œuvre est utilisé dans la construction résidentielle pour la charpente ainsi que pour les finitions extérieures et intérieures.
Les prix des matériaux de construction sont en grande partie fixés par les marchés mondiaux et l'offre et la demande internationales
  • La demande accrue des grands pays (p. ex. la Chine et les États-Unis) crée une concurrence pour les ressources et fait grimper les prix.
  • Les goulots d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement causés par les perturbations du transport peuvent entraîner des fluctuations de prix.
  • Les phénomènes climatiques extrêmes (p. ex. les feux de forêt) peuvent également avoir un impact sur la disponibilité et les coûts des matériaux.
Les prix des produits de base pour les matériaux de construction sont par nature volatils
  • Les facteurs qui contribuent à la volatilité comprennent :
    • Changements dans les conditions économiques mondiales
    • Événements géopolitiques; politiques commerciales
    • Fluctuations de la dynamique de l'offre et de la demande
  • En tant que tel, la volatilité des prix peut forcer le secteur de la construction à faire face à des coûts de projet élevé, des retards ou des abandons de projets.
Prix des principaux matériaux de construction
  • Figure 26 - Version texte
    Prix des principaux matériaux de construction
    Année Bois d'œuvre (USD/1 000 pieds-planche) Aluminum (USD/T) Indice des prix du ciment (Jan 2000=100) Bobine laminée à chaud Acier (USD/T)
    2009 181 1 673 137,0 484,6926
    2010 245 2 175 129,3 610,7333
    2011 251 2 401 124,8 733,1884
    2012 287 2 021 126,0 657,0502
    2013 346 1 846 131,9 630,6667
    2014 337 1 871 138,3 652,8996
    2015 269 1 681 149,2 460,408
    2016 300 1 611 156,5 520,9044
    2017 385 1 970 163,2 619,5061
    2018 461 2 111 167,0 828,6638
    2019 371 1 800 171,0 602,1555
    2020 519 1 724 172,8 576,0351
    2021 882 2 482 179,6 1591,153
    2022 787 2 711 197,1 1005,668
    2023 510 2 347 218,8 964,9338

Source : Trading Economics, données économiques FRED

Impacts intersectoriels des infrastructures - L'environnement

Les infrastructures sont essentielles à l'atténuation des changements climatiques et à l'adaptation à ces derniers

Les infrastructures sont fortement touchées par les changements climatiques – les catastrophes naturelles sont plus fréquentes et plus graves

Les infrastructures résilientes peuvent mieux résister aux impacts des changements climatiques et les protéger.

L’utilisation d’infrastructures résilientes au climat offre un grand potentiel de réduction des risques

Les données, les lignes directrices, les normes et les codes peuvent aider à orienter la façon dont les infrastructures sont situées, conçues, construites et exploitées – pour s'adapter aux changements climatiques.

Nombre de catastrophes naturelles au Canada par décennie
  • Figure 27 - Version texte
    Nombre de catastrophes naturelles au Canada par décennie
    Années Nombre de catastrophes
    1900-1909 19
    1910-1919 29
    1920-1929 37
    1930-1939 38
    1940-1949 35
    1950-1959 42
    1960-1969 60
    1970-1979 102
    1980-1989 121
    1990-1999 161
    2000-2009 187
    2010-2019 171
    2020-2022 9

Sources : Base de données canadienne sur les catastrophes (Sécurité publique Canada, 2023); Les principaux risques des changements climatiques pour le Canada (Conseil des académies canadiennes, 2019).

Potentiel d’adaptation
  • Figure 28 - Version texte

    Potentiel d’adaptation

    Ce chiffre démontre la proportion de dommages selon la catégorie qui peuvent être évités grâce à des mesures d’adaptation. Près de 40 % des dommages causés par la dynamique géopolitique et les pêches peuvent être évités grâce à l’adaptation. Plus de 40 % des dommages causés aux écosystèmes peuvent être évités au moyen d’adaptations. Près de 60 % des dommages causés aux forêts et à l’eau peuvent être évités grâce à l’adaptation. Environ 70 % des dommages causés aux collectivités côtières, aux collectivités nordiques et à l’agriculture et à l’alimentation peuvent être évités au moyen d’adaptations. Environ 80 % des dommages à la santé et au bien-être des humains, à l’infrastructure physique, à la gouvernance et à la capacité peuvent être évités au moyen de l’adaptation.

Source : Base de données canadienne sur les catastrophes (Sécurité publique Canada, 2023) ; Les principaux risques des changements climatiques pour le Canada (Conseil des académies canadiennes, 2019).

Les infrastructures sont fortement touchées par les changements climatiques

Les infrastructures canadiennes deviendront défaillantes plus tôt, nécessiteront plus d’investissements pour leur entretien annuel et coûteront plus cher à rénover et à remplacer en raison des changements dans les chaleurs extrêmes et les précipitations extrêmes.

Résumé des coûts supplémentaires prévus pour les actifs routiers par province
Province Population USL (Année) F et E ( % du CRV) Coût du renouvellement ( % ajouté au CRV) Coût de la rénovation ( % du CRV)
Seuil de référence Émissions élevées Seuil de référence Émissions élevées Seuil de référence Émissions élevées Seuil de référence Émissions élevées
C.-B. 5 448 894 62 35 1,5 % 4,2 % 0 % 31 % 0 % 34 %
AB 4,695,290 62 38 1,5 % 3,8 % 0 % 28 % 0 % 30 %
SK 1,167,711 62 46 1,5 % 3,0 % 0 % 21 % 0 % 22 %
MB 1,397,017 62 46 1,5 % 2,9 % 0 % 20 % 0 % 22 %
ON 15,608,369 62 47 1,5 % 2,9 % 0 % 19 % 0 % 20 %
N.-B. 834,691 62 35 1,5 % 4,1 % 0 % 31 % 0 % 34 %
Î.-P.-É. 173,787 62 15 1,5 % 6,3 % 0 % 53 % 0 % 58 %
N.-É. 1,058,694 62 15 1,5 % 6,3 % 0 % 53 % 0 % 58 %
T.-N.-L. 538,605 62 17 1,5 % 6,1 % 0 % 50 % 0 % 55 %
Canada 30,923,058 62 41 1,5 % 3,5 % 0 % 25 % 0 % 27 %
Remarque : Estimations basées sur la comparaison entre la période de référence 1971-2000 et la période 2071-2100. L’analyse exclut les territoires et le Québec, car l’analyse est en cours.

Source : BRF, Climatedata.ca, calculs GBE, Statistique Canada

Selon les estimations, les artères de Toronto deviendront inopérantes 14 ans plus tôt dans un scénario de fortes émissions, d’ici la fin du siècle, par rapport aux données de référence
  • Figure 30 - Version texte
    Selon les estimations, les artères de Toronto deviendront inopérantes 14 ans plus tôt dans un scénario de fortes émissions, d’ici la fin du siècle, par rapport aux données de référence
    Age Base de réference Faibles émissions – 2071 - 2100 Émissions moyennes – 2071 - 2100 Émissions élevées – 2071 - 2100 Seuil de défaillance Objectif de réparation
    0 1 1 1 1 0,35 0,8
    10 0,89782 0,86681 0,85299 0,81953 0,35 0,8
    20 0,67028 0,56133 0,51648 0,41979 0,35 0,8
    30 0,37386 0,24715 0,20794 0,14348 0,35 0,8
    40 0,17315 0,10449 0,08868 0,0678 0,35 0,8
    50 0,08955 0,06334 0,05856 0,05317 0,35 0,8
    60 0,06193 0,05316 0,05185 0,05056 0,35 0,8

Source : BRF, Climatedata.ca, calculs GBE, Statistique Canada

Estimated climate impact on Saskatchewan’s $5.5B portfolio of road assets
  • Figure 31 - Version texte

    Ce chiffre démontre la estimation de l’impact climatique sur le portefeuille d’actifs routiers de 5,5 milliards de dollars de la Saskatchewan basée sur différents indicateurs : durée de vie utile, coûts de fonctionnement et d’entretien (F et E), coûts de renouvellement et coûts de modernisation. La durée de vie utile pourrait diminuer de 17 ans, passant de 62 ans (climat stable) à 45 ans (tenir compte des conditions climatiques futures). Les coûts annuels de fonctionnement et d’entretien pourraient augmenter de 83 millions de dollars par année, passant de 83 millions de dollars à 166 millions de dollars. Pour les couts de renouvellement, 6,67 milliards de dollars seraient nécessaires pour remplacer le parc existant par des actifs adaptés, ce qui représente 21 % de coût supplémentaire en raison du changement climatique (valeur de remplacement du noyau à climat stable). Pour les coûts de modernisation, 1,1 milliard de dollars serait nécessaire pour moderniser tous les actifs existants, ce qui représente les coûts de modernisation liés au changement climatique (valeur de remplacement du noyau à climat stable).

Estimations basées sur la comparaison entre le scénario de référence 1971-2000 et le scénario de fortes émissions 2071-2100.

Source : BRF, Climatedata.ca, calculs GBE, Statistique Canada

Une infrastructure résiliente nécessite des conceptions et une planification efficaces  

En 2023, les transports et les bâtiments représentaient environ 38 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre

Ce qui est construit définit l’éventail des options qui s’offrent aux particuliers et aux entreprises (p. ex., le transport en commun par rapport aux routes).

La façon dont les infrastructures sont construites définit le niveau d’émissions de référence, car les conceptions inefficaces deviennent « verrouillées ». Des conceptions futures plus efficaces devraient permettre de réduire l’intensité des émissions opérationnelles des infrastructures. Selon les estimations actuelles, les futures conceptions efficaces pourraient réduire les émissions d’exploitation à 50 % par rapport au niveau actuel de 89 %.

Dans l’ensemble, le pourcentage de propriétaires municipaux d’infrastructures au Canada qui tiennent compte de l’atténuation des changements climatiques et de l’adaptation à ces changements dans leur processus décisionnel demeure faible, soit moins de la moitié des propriétaires pour la plupart des catégories d’actifs.

Mégatonnes d'émissions d'équivalent CO2 par source
  • Figure 32 - Version texte
    Mégatonnes d'émissions d'équivalent CO2 par source
    Année Transport et immeubles Autres sources
    1990 190,5 398,1
    1991 185,2 396,8
    1992 189,2 410
    1993 195,7 406,1
    1994 202,1 419,8
    1995 205 434,1
    1996 214 446,9
    1997 215,7 460,7
    1998 210,5 472
    1999 218,5 476,1
    2000 226,1 493,2
    2001 222,9 487,3
    2002 229,4 486,2
    2003 239,8 494,4
    2004 243 493,6
    2005 241,6 490,6
    2006 237,4 487,9
    2007 248,2 499,9
    2008 248,6 482,1
    2009 245,9 443,7
    2010 247 454,9
    2011 250,4 460,9
    2012 249,1 467,2
    2013 252,8 470,3
    2014 250,9 469,3
    2015 247,9 475,1
    2016 247,3 457,8
    2017 253,1 459,1
    2018 261,7 462,9
    2019 263,5 460,3
    2020 232,3 426,6
    2021 237,3 433,2
    2022 243,4 456,5
    2023 239,3 454,7

Sources : Émissions de gaz à effet de serre (Environnement et Changement climatique Canada, 2021) ; Émissions de GES provenant de la construction de bâtiments (Green Construction Board, 2014) ; Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada (IPEC)

Rôle de l'adaptation au changement climatique dans le processus décisionnel, 2022
  • Figure 33 - Version texte
    Rôle de l'adaptation au changement climatique dans le processus décisionnel, 2022
    Actifs Tient compte Ne tient pas compte
    Les eaux pluviales 50 % 50 %
    Les ponts et les tunnels 48 % 52 %
    Les eaux usées 45 % 55 %
    L’eau potable 44 % 56 %
    Les routes 42 % 58 %
    Le transport en commun 37 % 63 %
    Les déchets solides 31 % 69 %
    Les installations culturelles, récréatives et sportive 30 % 70 %
    Le transport actif 20 % 80 %

Source : Émissions de gaz à effet de serre (Environnement et Changement climatique Canada, 2021); Émissions de GES provenant de la construction de bâtiments (Green Construction Board, 2014); Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada (IPEC)

Des améliorations environnementales sont apportées lors de la construction des infrastructures

À mesure que les investissements augmentent, les niveaux d’émissions de GES (gaz à effet de serre) augmentent également.

Toutefois, les émissions de gaz à effet de serre par valeur ajoutée à l’économie canadienne ont diminué depuis 2009, ce qui donne à penser que des améliorations environnementales sont apportées pendant la construction de ces actifs.

Depuis 2009, la proportion des intrants propres des industries d’infrastructure a augmenté, atteignant 3,2 % en 2024. Les intrants environnementaux et technologiques propres sont passés de 1,66 milliard de dollars en 2009 à 4,24 milliards de dollars en 2024.

  • La proportion d’intrants propres permet d’évaluer si un actif d’infrastructure a été construit à l’aide d’intrants environnementaux et de technologies propres (un processus, un produit ou un service qui réduit les impacts environnementaux).
GES et GES par valeur ajoutée
  • Figure 34 - Version texte
    GES et GES par valeur ajoutée
    Année GES (Tonnes) GES par valeur ajoutée (tonnes par milliers de dollars)
    2009 15 020 0,3035
    2010 17 009 0,3045
    2011 15 788 0,283
    2012 15 510 0,2695
    2013 15 109 0,2494
    2014 14 588 0,2363
    2015 15 200 0,242
    2016 15 683 0,2524
    2017 16 376 0,2485
    2018 16 595 0,2417
    2019 16 075 0,2345
    2020 15 427 0,2128
    2021 14 778 0,1895
    2022 14 826 0,1704
    2023 15 902 0,169
    2024 16 452 0,1647

 Source : Comptes économiques de l'infrastructure (consulté en mars 2025)

Proportion des intrants propres dans les investissements dans l'infrastructure
  • Figure 35 - Version texte
    Proportion des intrants propres dans les investissements dans l'infrastructure
    Années Investissement total Proportion des intrants propres
    2009 62,803 $ 2,7 %
    2010 72,841 $ 2,7 %
    2011 72,654 $ 2,7 %
    2012 75,134 $ 2,7 %
    2013 78,300 $ 2.8 %
    2014 81,808 $ 3,0 %
    2015 84,061 $ 3,2 %
    2016 82,416 $ 3,3 %
    2017 87,129 $ 3,0 %
    2018 91,657 $ 3,2 %
    2019 92,761 $ 3,2 %
    2020 97,078 $ 3,2 %
    2021 104,793 $ 3,3 %
    2022 116,730 $ 3,2 %
    2023 126,137 $ 3,2 %
    2024 133,759 $ 3,2 %

 Source : Comptes économiques de l'infrastructure (consulté en mars 2025)

Impacts intersectoriels des infrastructures - Nos collectivités

Les infrastructures ont un impact sur la capacité d'une collectivité à participer à l'économie et offrent des opportunités aux populations défavorisées

La connectivité est un service essentiel et une condition préalable pour participer à l’économie numérique :
  • L'objectif du CRTC est que 100 % des foyers et des entreprises aient accès à un débit de téléchargement de 50 Mbit/s et à un débit de téléchargement de 10 Mbit/s avec données illimitées d'ici 2031.
  • Bien que les objectifs soient en voie d'être atteints, il existe un écart important entre les communautés des Premières Nations et le reste du Canada.
  • Il existe encore un écart important entre les ménages ayant accès à des vitesses ultra rapides (Internet Gigabit) et ceux qui n’en ont pas.
Des collectivités fortes nécessitent un accès facile aux services sociaux et de santé, y compris un niveau élevé de proximité des transports en commun dans les régions métropolitaines du canada :
  • Les plus grandes régions métropolitaines du Canada ont la proximité la plus pratique aux transports en commun, soit pour plus de 80 % de la population, dans un rayon de 500 m du transport en commun.
  • L’accès aux transports en commun est généralement plus faible dans les petites régions métropolitaines.
Disponibilité des services à la large bande
  • Figure 36 - Version texte
    Disponibilité des services à la large bande
    Année 50/10/transfert illimité Gigabit 50/10/transfert illimité Premières Nations Gigabit Premières Nations
    2018 86 % 65 % 31 % 23 %
    2019 87 % 61 % 35 % 22 %
    2020 90 % 76 % 39 % 31 %
    2021 91 % 77 % 43 % 32 %
    2022 93 % 83 % 51 % 38 %
    2023 95 % 89 % 59 % 43 %

Source : Rapport de surveillance des communications du CRTC (consulté en avril 2025); Statistique Canada Tableau 23-10-0309- 01 Accès pratique au transport en commun par géographie

Pourcentage de la population à moins de 500 m de l'arrêt de transport en commun
  • Figure 37 - Version texte
    Pourcentage de la population à moins de 500 m de l'arrêt de transport en commun
    Ville Pourcentage de la population à moins de 500 m de l'arrêt de transport en commun
    Regina 87 %
    Montréal 86 %
    Victoria 85 %
    Vancouver 84 %
    Toronto 84 %
    Winnipeg 83 %
    Québec 80 %
    Calgary 79 %
    Kitchener - Cambridge - Waterloo 75 %
    Edmonton 74 %
    Hamilton 72 %
    London 70 %
    Halifax 66 %
    Moncton 63 %
    St John's 55 %

Source : Rapport de surveillance des communications du CRTC (consulté en avril 2025); Statistique Canada Tableau 23-10-0309-01 Accès pratique au transport en commun par géographie

L'état des infrastructures - Résumé

  • Le stock d’infrastructures du Canada a atteint plus d’un billion de dollars au cours de la dernière décennie. Des investissements continus sont nécessaires pour compenser les effets de la dépréciation.
  • LICC a continué à financer le renouvellement et l’expansion du transport en commun au Canada, avec beaucoup de succès. Toutefois, depuis 2021, LICC a apporté beaucoup moins de contributions aux infrastructures essentielles traditionnelles telles que les autoroutes, les routes et les réseaux d’eau potable ou d’eaux usées. Les données relatives à l’état dans ces secteurs reflètent la détérioration des routes et des actifs linéaires en eau.
    • L’expansion et l’alignement du financement destiné aux infrastructures favorables à l’économie, notamment les routes, les autoroutes et les chemins de fer d’intérêt local, peuvent soutenir la résilience de l’économie et renouveler les infrastructures.
    • Les infrastructures actuelles sont vulnérables à la fréquence et à l’intensité croissantes des aléas naturels. Le maintien d’une présence dans la résilience financière est essentiel à la viabilité à long terme des infrastructures canadiennes.
  • Il est essentiel de continuer à produire des données sur les infrastructures pour évaluer avec précision l’importance économique des dépenses dans les infrastructures au Canada, car elles permettent de prendre des décisions fondées sur des données probantes, de mesurer les effets à long terme sur la productivité, la croissance et la qualité de vie, et d’assurer la responsabilité dans les investissements publics.

Section C: État du transport en commun

Le canada dispose-t-il d'infrastructures de transport en commun adaptées à ses besoins actuels et futurs?

  • Pour répondre à cette question, nous devons comprendre à la fois l'état de nos infrastructures de transport en commun et la manière dont ces infrastructures interagissent avec les logements, l'aménagement du territoire et d'autres facteurs environnants qui influencent les choix que font les gens pour se déplacer dans leur collectivité.
  • L'état actuel des infrastructures de transport en commun au Canada peut être évalué en fonction des critères suivants :
    • Stock : Accumulation d'un inventaire d'actifs corporels de transport en commun au fil du temps.
    • Investissement : Transports en commun en attente de construction d'actifs tangibles.
    • État : Échelle normalisée utilisée pour définir l'état actuel d'un bien (c'est-à-dire très bon, bon, moyen, mauvais ou très mauvais).
  • Pour comprendre d'autres facteurs, nous pouvons prendre en compte des éléments tels que l'accès aux transports en commun et la question de savoir si les gens vivent dans des collectivités favorables aux transports en commun et aux transports actifs ou dans des zones plus orientées vers la voiture.

Pourquoi est-il important d'investir dans les transports en commun, et quel est le rôle de LICC?

  • Les investissements dans les infrastructures de transport en commun ont des retombées économiques directes et indirectes, notamment la création d'emplois liés à la conception et à la construction des projets, et l'activité économique supplémentaire qui découle d'une plus grande mobilité des personnes et des marchandises une fois que les nouvelles infrastructures sont en service.
  • L'accès aux transports en commun et aux transports actifs (vélo, marche) est un service essentiel dans l'ensemble du pays, qui peut fournir un moyen de transport efficace et rentable permettant aux personnes d'accéder à des emplois et à des services tels que l'éducation, les soins de santé et l'épicerie. Le transport en commun réduit également les embouteillages et la pollution de l'air et permet de réduire les coûts pour les ménages.
  • Le transport local est principalement une responsabilité provinciale, territoriale et municipale. Les décisions en matière de logement et d'aménagement du territoire déterminent la distance que les gens doivent parcourir pour se rendre au travail, à l'école et vers d'autres destinations, ainsi que les modes de transport dont ils disposent.
  • Plus de quatre millions de personnes vivent dans des zones rurales, où le manque de transports en commun et d'options de mobilité sûres a un impact disproportionné sur les populations autochtones, les personnes handicapées et les personnes âgées.

Le transport en commun a été historiquement le principal domaine d'investissement de LICC, reflétant une forte demande d'investissement dans tout le pays.

Le transit en tant que part des dépenses départementales
  • Figure 38 - Version texte
    Le transit en tant que part des dépenses départementales 
    • Le transport en commun et le Transport actif : 49 %
    • Le transport : 17 %
    • L’infrastructure verte : 15 %
    • Les sports et loisirs : 4 %
    • L’eau potable : 5 %
    • La culture et le tourisme : 3 %
    • Autres : 7 %

Le ministère finance la planification, la construction et l'acquisition d'infrastructures de transport en commun et de transport actif, lie le financement aux exigences pour s'assurer que les investissements sont réalisés dans des conditions favorables et pour soutenir les objectifs de logement, et travaille à soutenir et à s'engager avec le secteur grâce à la recherche, aux données et aux partenariats. Compte tenu de l'ampleur des investissements de LICC dans les transports en commun au fil du temps, ce soutien fait désormais l'objet d'un programme autonome et permanent.

Le fonds pour le transport en commun du canada fournit un financement permanent pour répondre à une série de besoins en matière de transport en commun

  • Lancé en juillet 2024, le Fonds pour le transport en commun du Canada est le premier financement permanent pour le transport en commun au Canada, et fournit en moyenne 3 milliards de dollars par année.
  • Trois volets principaux soutiennent les collectivités de toutes tailles, avec un financement qui commencera en 2026-2027. Cette conception reconnaît également qu'une approche basée sur les lieux fonctionne mieux pour soutenir le transport en commun en milieu rural, où les itinéraires fixes ne sont pas toujours la meilleure solution.
  • Cette solution a été conçue avec la participation active d’intervenants de tout le pays.
Financement de base

Le financement de base fournira un financement prévisible et à long terme aux collectivités disposant déjà de réseaux de transport en commun afin de soutenir les investissements courants, en mettant l'accent sur l'expansion, l'amélioration et le bon état des réseaux de transport en commun et de transport actif.

Ententes avec les régions métropolitaines

Ces ententes soutiendront le développement à long terme des infrastructures de transport en commun dans les grandes zones urbaines. Dans le cadre de ces ententes, le gouvernement fédéral allouera des fonds et travaillera avec nos partenaires pour soutenir la planification et la mise en place des transports en commun.

Financement ciblé

Le financement ciblé fournira un financement flexible et spécifique pour répondre aux priorités fédérales qui répondent aux besoins locaux. Le financement couvrira des domaines tels que le transport rural, le transport actif et les solutions à zéro émission.

Le Fonds pour le transport en commun du Canada s'appuie sur le programme d’infrastructure Investir dans le Canada, de 33 milliards de dollars, qui continuera à financer des projets de transport en commun approuvés jusque dans les années 2030 par l'intermédiaire de ses volets Infrastructures de transport en commun et Infrastructures vertes.

Stock actuel, investissements et état des infrastructures de transport en commun

Accroître l'investissement dans une priorité commune

  • Les dépenses d'investissement annuelles totales dans le secteur des transports en commun ont augmenté de 194 %, passant de 5,59 milliards de dollars à 10,84 milliards de dollars entre 2014 et 2023. Note de fin de page *
  • Au cours de cette période, ce sont les provinces et les territoires qui ont effectué le plus de dépenses en capital, avec une moyenne de 59,3 % par année, suivis par les municipalités (27,7 %) et le gouvernement du Canada (13 %). Note de fin de page **
  • Sur la base de la valeur de remplacement, en 2022, les collectivités locales et régionales possédaient 76 % des actifs de transport public et 82 % des infrastructures de transport actif. Note de fin de page ***
  • Cet investissement croissant a permis d'augmenter le stock et d'améliorer l'état des actifs de transport en commun pour de nombreux réseaux au Canada.
Les dépenses d'investissement annuelles totales dans le secteur des transports en commun
  • Figure 39 - Version texte
    Les dépenses d'investissement annuelles totales dans le secteur des transports en commun 
    Années Contribution fédérale en capital Contribution provinciale en capital Contribution municipale en capital Autres contribution en capital
    2010 18 % 58 % 21 % 3 %
    2011 13 % 69 % 15 % 3 %
    2012 12 % 67 % 17 % 4 %
    2013 14 % 2.7 % 2.7 % 2.7 %
    2014 12 % 63 % 19 % 6 %
    2015 14 % 63 % 17 % 6 %
    2016 15 % 65 % 16 % 5 %
    2017 13 % 61 % 25 % 2 %
    2018 15 % 64 % 20 % 1 %
    2019 18 % 58 % 22 % 2 %
    2020 13 % 67 % 19 % 1 %
    2021 9 % 73 % 17 % 1 %
    2022 10 % 72 % 18 % 1 %
    2023 9 % 73 % 16 % 2 %
Propriété des actifs du transport en commun par valeur de remplacement estimée, 2022
  • Figure 40 - Version texte
    Figure 1
    • Local and régional : 76 %
    • Provinciales and territoriales : 24 %
    • Fédéral : 0 %
    Figure 2
    • Municipalités urbaines de plus de 200 000 habitants : 76,2 %
    • Municipalités urbaines de moins de 200 000 habitants : 4,4 %
    • Organisations régionales : 19,2 %

Source : Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada, 2022. Les données relatives à la valeur des remplacement des transports actifs provinciaux et territoriaux et aux organisations régionales de transport en commun et de transport actif sont imputées.

Propriété des actifs de transport actif par valeur de remplacement estimée, 2022
  • Figure 41 - Version texte
    Figure 1
    • Local et régional : 82 %
    • Provinciales and territoriales : 16 %
    • Fédéral : 2 %
    Figure 2
    • Municipalités urbaines de plus de 200 000 habitants : 55,1 %
    • Municipalités urbaines de moins de 200 000 habitants : 32,9 %
    • Municipalités rurales : 10,0 %
    • Organisations régionales : 2,1 %

Source : Enquête sur les infrastructures publiques essentielles du Canada, 2022. Les données relatives à la valeur des remplacement des transports actifs provinciaux et territoriaux et aux organisations régionales de transport en commun et de transport actif sont imputées.

Stock d'infrastructures de transport en commun

L'infrastructure de transport en commun comprend les actifs fixes et le matériel roulant. En 2022 Note de fin de page *, nous avions :

  • Plus de 7 100 km de routes à voie unique et plus de 1 500 km de voies ferrées, dont 167 voies réservées aux autobus.
  • Plus de 1 000 gares de voyageurs et terminaux, et plus de 30 000 abris.
  • Le matériel roulant d'environ 18 300 autobus et 2 250 véhicules ferroviaires lourds (ou wagons de métro), et 376 wagons légers.
Les atouts du transport en commun par valeur de remplacement estimée, 2022
  • Figure 42 - Version texte
    Les atouts du transport en commun par valeur de remplacement estimée, 2022
    Atouts Valeur de remplacement estimée (Milliards, dollars 2022)
    Les autobus 17,4
    Trains 18,2
    Autres matériels roulants 4,4
    Gares et terminus de voyageurs 15,6
    Installations d’entretien, d'entreposage et autres 17,3
    Ponts réservés au transport en commun 7,3
    Tunnels réservés au transport en commun 22,2
    Voies ferries et routes réservés au transport en commun 9,7

Source : Statistique Canada, Inventaire des infrastructures publiques essentielles

Les atouts de transport actif par valeur de remplacement estimée, 2022
  • Figure 43 - Version texte
    Les atouts de transport actif par valeur de remplacement estimée, 2022
    Atouts Valeur de remplacement estimée (Millions, dollars 2022)
    Voies cyclables ou piste cyclables 6,5
    Passerelle 3,7
    Sentier pavé 4,7
    Sentier (non pavés) 2,7
    Trottoirs 44,2
    Tunnels piétons 0,8

Source : Statistique Canada, Inventaire des infrastructures publiques essentielles

Les infrastructures de transport actif comprennent les trottoirs, les pistes cyclables et les stationnements, les stations de vélos en libre-service, et le transport à vélo et à vélo électrique.

En 2022, le Canada comptait près de 146 000 km de trottoirs et deux tiers des quartiers disposaient d'une infrastructure cyclable.

État des infrastructures de transport (général)

  • La valeur de remplacement des actifs du transport en commun et du transport actif est estimée à près de 175 milliards de dollars à la fin de 2022Note de fin de page *. De nombreux réseaux de transport en commun prévoient des améliorations importantes pour maintenir le service et répondre aux normes modernes.
    • Un échantillon de dix des plus grandes agences de transport en commun montre un objectif de dépenses combinées pour l'état de bon fonctionnement d'environ 20,6 milliards de dollars (2023 à 2032).

Lorsque l'état de l'actif est connu :

  • Les voies et routes réservées au transport en commun sont pour la plupart en état moyen, bon ou très bon.
  • La plupart des autobus, tramways et autre « matériel roulant » sont en bon ou très bon état, en particulier les autobus électriques et les véhicules hybrides.
  • 17 % des actifs de transport en commun et 42 % des actifs du transport actif – 45,7 milliards de dollars en valeur de remplacement - sont dans un état inconnu.
Les actifs fixes de transport en commun sont généralement en bon état, mais l'état de certaines catégories d'actifs est inconnu (en pourcentage)
Valeur de remplacement estimée des infrastructures de base, par état physique
  • Figure 44 - Version texte
    Valeur de remplacement estimée des infrastructures de base, par état physique
    Atouts Très mauvais Mauvais Passable Bon Très bon Inconnu
    Total des transports en commun 3 % 10 % 15 % 28 % 27 % 17 %
    Voies et routes réservées 0 % 4 % 14 % 25 % 12 % 45 %
    Ponts réservés aux transports en commun 0 % 7 % 20 % 40 % 34 % 0 %
    Installations d’entretien de stockage 5 % 8 % 11 % 30 % 20 % 26 %
    Abris pour le transport en commun 0 % 3 % 10 % 31 % 23 % 33 %
    Stations de voyageurs/terminaux 2 % 6 % 14 % 35 % 16 % 27 %
    Autres atouts de matériel roulant 2 % 1 % 12 % 11 % 37 % 37 %
    Les autobus 5 % 12 % 21 % 30 % 25 % 7 %

Remarque : Il s'agit de l'évaluation de l'état physique des actifs de transport en commun, à l'exclusion du matériel roulant. Les ponts et tunnels sont ceux qui sont exclusivement utilisés pour le transport en commun. Ces données sont tirées de l'Étude sur les IPEC (2022) de Statistique Canada Tableau 1 : 34-10-0284-01 (2024-10-21) Valeur de remplacement estimée des infrastructures publiques essentielles, selon l'évaluation de l'état physique.

Résultats actuels

Le transport en commun est intrinsèquement lié au logement : plus de logements à proximité des transports en commun signifie plus d'usagers

  • L’aménagement axé sur le transport en commun (AATC) est une approche du développement urbain qui concentre les logements, les entreprises et les services à proximité des transports en commun
    • L’AATC améliore l'accès aux transports en commun, ce qui se traduit par un plus grand nombre d'usagers, et rend les transports en commun plus économiques.
    • De plus, l’AATC permet la création de plus de logements grâce à la densité, ce qui favorise l'abordabilité.
  • Bien que les transports en commun de grande capacité, tels que les lignes de métro ou de métro léger, offrent les meilleures possibilités d'aménagement urbain, les vastes réseaux d’autobus urbains sont également essentiels pour permettre un développement à plus forte densité.
    • 81 % des citadins vivent à moins de 500 mètres d'une station ou d'un arrêt de transport public.
    • 98 % des citadins vivant dans un immeuble de cinq étages ou plus se trouvaient dans un rayon de 500 mètres.
  • Le développement axé sur les transports en commun est donc un outil essentiel pour relever les défis de l'offre de logements et de l'accessibilité financière au Canada, en particulier à mesure que les réseaux continuent de s'étendre.
% de résidents de différents types de logement à moins de 500 m des transports en commun
  • Figure 45 - Version texte
    % de résidents de différents types de logement à moins de 500 m des transports en commun
    Types de logement Pourcentage à moins de 500 mètres du transport en commun
    Maison unifamiliale 73 %
    Maison en rangée 86 %
    5 étages-plus 98 %

Source : Statistique Canada - À quelle distance se trouve l'arrêt de transport en commun le plus proche?

Densité à proximité des transports en commun par rapport à la densité moyenne du centre-ville
Région Densité moyenne de la population (subdivision de recensement) Densité à moins de 800 m d'une station de transport en commun
Ville de Vancouver 5 750 6 482
Ville de Toronto 4 428 8 246
Ville de Montréal 4 833 6 756

Source : Statistique Canada - Flux des spécifications générales de transport en commun, Recensement de 2021, Recensement de la population de 2021, Fichier des limites d'îlots de diffusion; Calculs de LICC.

Les schémas d'aménagement du territoire se combinent à d'autres facteurs pour favoriser les déplacements en voiture, bien que les gens se tournent de plus en plus vers les transports en commun

  • Même dans les plus grands centres urbains du Canada, la plupart des gens vivent dans des banlieues ou des banlieues excentrées, où le coût d'exploitation des transports en commun par passager est élevé.
  • Il en résulte des coûts élevés liés à la possession d'une voiture, aux embouteillages, aux émissions, etc.
    • Au quatrième trimestre de 2024, les ménages ont dépensé plus de 56,3 milliards de dollars pour l'achat, le stationnement, l'entretien, le carburant et l'assurance des véhicules personnels (contre 1,3 milliard de dollars pour les transports urbains).
  • Ce mode de développement pose des problèmes pour accroître l'utilisation des transports en commun et des transports actifs, bien que cela soit possible avec des investissements soutenus.
  • Sous l'effet de l'urbanisation et de ces types de coûts, la part des navetteurs utilisant les transports en commun ou les transports actifs augmentait régulièrement avant la pandémie de COVID 19.
Répartition de la population dans les plus grandes régions urbaines du Canada
  • Figure 47 - Version texte

    Vancouver

    • Centre-ville actif : 16 %
    • Banlieue axée sur le transport en commun : 15 %
    • Banlieue autocentrique : 67 %
    • Grande banlieue : 2 %

    Toronto

    • Centre-ville actif : 12 %
    • Banlieue axée sur le transport en commun : 15 %
    • Banlieue autocentrique : 70 %
    • Grande banlieue : 3 %

    Montréal

    • Centre-ville actif : 17 %
    • Banlieue axée sur le transport en commun : 13 %
    • Banlieue autocentrique : 67 %
    • Grande banlieue : 3 %

    Edmonton

    • Centre-ville actif : 7 %
    • Banlieue axée sur le transport en commun : 12 %
    • Banlieue autocentrique : 72 %
    • Grande banlieue : 9 %

    Calgary

    • Centre-ville actif : 12 %
    • Banlieue axée sur le transport en commun : 8 %
    • Banlieue autocentrique : 77 %
    • Grande banlieue : 3 %

    Ottawa – Gat. 

    • Centre-ville actif : 14 %
    • Banlieue axée sur le transport en commun : 9 %
    • Banlieue autocentrique : 62 %
    • Grande banlieue : 15 %

Source : Atlas des banlieues canadiennes Recensement de 2021, Statistique Canada.

Répartition historique des principaux modes de transport
Année Voiture/camion/fourgonnette Transport en commun Transport actif Autres
2024 Note de fin de page * 81,5 % 11,4 % 6,0 % 1,1 %
2021 Note de fin de page * 84 % 7,8 % 6,1 % 2,1 %
2016 Note de fin de page * 79,4 % 12,6 % 6,8 % 1,2 %
2011 Note de fin de page ** 79,7 % 12 % 7 % 1,2 %

La récupération post-covid et les coûts élevés sont les principaux défis à relever aujourd'hui

  • La fréquentation et les recettes des transports en commun se sont effondrées pendant la pandémie de COVID-19 et ont été lentes à se redresser; depuis lors, les agences de transport en commun de toutes tailles ont dû faire face à des déficits opérationnels.
  • En 2019, les recettes tarifaires couvrent 51 % de l'ensemble des coûts d'exploitation des transports en commun, contre 32 % en 2022.
  • Les données canadiennes de janvier 2025 montrent que la fréquentation a augmenté par rapport à l'année précédente, mais qu'elle représente toujours 82,2 % de celle de janvier 2019. Les recettes d'exploitation se sont élevées à environ 90,7 % de celles de janvier 2019.
Fréquentation du réseau canadien de transport en commun (Janvier 2019 - Janvier 2025)
  • Figure 49 - Version texte
    Fréquentation du réseau canadien de transport en commun (Janvier 2019 - Janvier 2025)
    Année Recettes (millions de dollars) Fréquentation (millions de voyages de passagers) Moyenne des recettes pré-COVID Moyenne de la fréquentation pré-COVID
    2019 349,8 160,9 347,34 158,1
    2020 365,9 163,9 347,34 158,1
    2021 114,8 46,4 347,34 158,1
    2022 160,5 64,8 347,34 158,1
    2023 265,4 113,6 347,34 158,1
    2024 298 124 347,34 158,1
    2025 321,7 130,7 347,34 158,1

Source : Données mensuelles de fréquentation de Statistique Canada.

  • Le Canada est l'un des pays les plus coûteux au monde lorsqu'il s'agit de construire des transports en commun. Un rapport 2024 reportNote de fin de page * a classé le Canada 9e sur 60 pays pour le coût moyen par kilomètre des nouveaux transports en commun.
  • Les coûts fixes (par exemple, la surconstruction, les méthodes de construction, les personnalisations) et les coûts variables (par exemple, le recours à des consultants du secteur privé, les budgets de contingence élevés) jouent tous deux un rôle.
Coûts de construction par kilomètre de rail, par pays
  • Figure 50 - Version texte

    Dans une série de six graphiques, deux graphiques démontrent un coût de construction relativement stable pour les projets de transport en commun au Canada et dans la sphère anglophone, avec des coûts entre 250 et 500 millions de dollars par kilomètre entre 2000 et 2020, avec des augmentations rapides prévues à 1,25 million de dollars par kilomètre après 2030. Les quatre autres graphiques illustrent des coûts relativement stables dans les pays où les coûts de construction de transport en commun sont faibles : l'Italie, l'Espagne, la Corée du Sud et la Turquie, où les coûts restent généralement entre 250 et 500 millions de dollars par kilomètre de 2000 à 2030.

Source: Aevaz, R. et al. 2022; Goldwyn, E et al. 2023; Wickens, S. 2020.

Besoins futurs en infrastructures

La croissance de la population du Canada soutiendrait la demande

  • Statistique Canada prévoit que la population du Canada passera de 39,3 millions en 2023 à 45,35 millions en 2030, ce qui, selon LICC, se traduira par une augmentation de 15,74 millions de navetteurs à 17,61 millions.
  • Les grandes régions urbaines progressent plus rapidement que l'ensemble du Canada (15,3 % depuis 2014), tandis que les petites villes (9 %) et les collectivités rurales (6,5 %) enregistrent une croissance modeste.
    • Cela se traduira probablement par une augmentation de la fréquentation, car la densité de logement plus élevée dans les zones urbaines est associée à une utilisation plus importante des transports en commun.
  • Les agences de transport prévoient de dépenser quelque 150 milliards de dollars pour l'expansion du réseau au cours de la prochaine décennie;; d'autres méthodes d'estimation montrent également des dépenses attendues élevées.
Les grands plans d'investissement reflètent la volonté des agences de transport de faire face à la congestion et à la croissance de la population urbaine
  • Figure 51 - Version texte
    Estimated replacement value of core infrastructure assets
    Années Dépenses en capital historiques Analyse de la demande à mi-scénario Analyse des objectifs durables de croissance du trafic de moyenne distance Plans d'investissement Tendances implicites
    Investissements annuels en capital, milliards ($)
    2011 4,753 - - -
    2015 7,253 - - -
    2019 8,567 - - -
    2023 - 10,545 10,735 12,001
    2027 - 11,928 11,839 13,891
    2031 - 13,545 13,171 16,082
    2035 - - - -
Les estimations basées sur trois éventualités de besoins en capitaux aboutissent à un scénario intermédiaire de croissance substantielle de la demande d'infrastructures de transport public (en milliards de dollars).
Besoin Scénario Montréal Vancouver Toronto Reste du Canada Total
Historique des dépenses d'investissement sur 10 ans (2013-2023) 11,1 3,4 50,1 14,9 79,5
(1) Démographique, sociale et demande de densité de logement (2025-2034) 16,6 8,2 74,7 30,2 129,8
(2) Viser une part de 22 % de déplacements durables (2025-2034) 18,6 8,4 70,3 29,8 127,1
(3) Plans d'investissement déclarés (2025-2034) 19,6 11,4 94,8* 27,3 153,1

Remarque : Les plans d'investissement incluent 12 agences de transport en commun représentant plus de 95 % des investissements historiques.

L'augmentation des émissions dues au transport souligne la nécessité de continuer à investir dans des modes de transport durables tels que les transports en commun

Le transfert modal des passagers est essentiel pour atteindre les objectifs climatiques et nécessite un investissement continu dans les transports en commun et les transports actifs.
  • Les transports devraient être la principale source d'émissions du Canada en 2030.
  • L'électrification n'est pas assez rapide pour atteindre à elle seule les objectifs climatiques à court terme.
  • Le transfert modal reste essentiel : les véhicules kilomètres parcourus (VKP) sont à l'origine des émissions, et le transfert modal permet de réduire les VKP.
Les émissions peuvent être réduites davantage grâce à l'électrification des transports en commun.
  • ~500 Environ 500 autobus sans émissions sont actuellement sur les routes, et des milliers d'autres sont financés ou en cours de commande à mesure que l'industrie poursuit sa transition.
  • Les fabricants canadiens d'autobus augmentent la production nationale d’autobus sans émissions, mais l'industrie reste confrontée à des problèmes de chaîne d'approvisionnement et à des retards.
Émissions de CO2 par habitant, selon l'environnement bâti, Canada
  • Figure 53 - Version texte
    Émissions de CO2 par habitant, selon l'environnement bâti, Canada
    Environnement bâti Kilogrammes, CO2e
    Montréal maisons en rangées 5 500
    Montréal tours 15 500
    Montréal banlieue 26 500
    Toronto maisons en rangées 13 000
    Toronto tours 16 000
    Toronto banlieue 26 000
    Rural 130 000
Proportion de la population par type de quartier,
toutes les régions métropolitaines de recensement, 2021
  • Figure 54 - Version texte
    Proportion de la population par type de quartier,toutes les régions métropolitaines de recensement, 2021
    • Centre-ville actif : 13,6 %
    • Banlieue axée sur le transport en commun : 11,1 %
    • Banlieue autocentrique : 67,3 %
    • Grand banlieue : 8,0 %
Bus de transport en commun à zéro émission financés, achetés et en service en juillet 2024
  • Figure 55 - Version texte
    Bus de transport en commun à zéro émission financés, achetés et en service en juillet 2024
    État des autobus à zéro émission Pourcentage
    Financement reçu 7,3 %
    Acquisition 4,1 %
    Battery Electrique (en service) 1,6 %
    Tramway (en service) 1,5 %
Population utilisant les transports en commun ou les transports actifs pour le navettage
  • Figure 56 - Version texte
    Population utilisant les transports en commun ou les transports actifs pour le navettage
    Année Pourcentage
    2016 19,4 (Valeur de départ)
    2021 13,9
    2022 14,8
    2023 16,1
    2024 17,4
    2025 18,2
    2026 18,9
    2027 19,7
    2028 20,5
    2029 21,2
    2030 22,0 (Valeur cible)

L'état du transport en commun - Résumé

  • Les infrastructures de transport en commun et de transport actif sont essentielles à la mobilité urbaine, à l'accessibilité financière et à la prospérité, et sont intrinsèquement liées au logement.
  • Les réseaux de transport en commun du Canada se sont considérablement développés et sont en bon état après une décennie d'investissements soutenus, bien que les agences continuent à faire face à des défis en matière de revenus et à des pressions financières sur les opérations après la COVID-19.
  • Le besoin de financement fédéral reste important, car les agences de transport prévoient des investissements considérables pour l'expansion et le maintien en bon état des réseaux récemment étendus au cours de la prochaine décennie, sous l'effet de la croissance démographique, de l'urbanisation et des préoccupations liées à la congestion et aux émissions.
  • LICC a établi une base solide et flexible pour soutenir les investissements dans les transports en commun, en aidant à répondre à la demande et à atteindre des objectifs plus larges liés au logement, au changement climatique et à l'accès des populations dépendantes des transports en commun.
  • Il existe des possibilités de collaboration entre les différents niveaux de gouvernement, les intervenants et les partenaires afin d'améliorer les résultats en matière de mobilité au Canada et d'assurer la rentabilité des investissements prévus.

Annexe : Lentille régionale

Des investissements majeurs en transport collectif sur rail sont en planification ou en réalisation partout au Canada

Des investissements majeurs en transport collectif sur rail sont en planification ou en réalisation partout au Canada
  • Figure 57 - Version texte
    • Région du Grand Vancouver
      • Métro léger aérien vers Surrey-Langley (SkyTrain)
      • Prolongement de la ligne Millenium sur Broadway
      • Programme d’amélioration des lignes Expo et Millenium
    • Calgary
      • Ligne verte de Calgary
    • Edmonton
      • Ligne Valley de SLR
      • Prolongement de la ligne Capital vers le sud
    • Région du Grand Toronto-Hamilton (hors Toronto)
      • Prolongement du SLR Hazel McCallion à Brampton
      • Développement du réseau de train de banlieue GO Transit
      • SLR de Hamilton
    • Toronto (ville)
      • Ligne Ontario
      • Prol. du métro à Scarborough
      • [caviardé]
      • Prol. du SLR Eglington Crosstown vers l’ouest
      • SLR sur Finch West
    • Ottawa
      • Phase 2 du SLR d’Ottawa
    • Région du Grand Montréal
      • Prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal
      • 153 nouvelles voitures de métro Azur
      • Système de contrôle des trains sur la ligne bleue
    • Ville de Québec
      • Tramway de Québec

L'investissement ferroviaire en détail

L'investissement ferroviaire
Titre Région Province Contribution initiale versée dans le cadre du programme
Ligne de l'Ontario Toronto ON 4 020 674 386 $
Extension du métro de Scarborough Toronto ON 2 258 400 000 $
[caviardé] [caviardé] [caviardé] [caviardé]
Révision du prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal Grande région de Montréal QC 1 956 297 419 $
Projet de prolongement du réseau GO Transit RGTH ON 1 899 315 000 $
Prolongement d'Eglinton Crosstown West Toronto ON 1 877 596 120 $
Projet de métro léger de Hamilton RGTH ON 1 700 000 000 $
Projet de train léger sur rail de la ligne verte de Calgary Calgary AB 1 530 000 000 $
Projet de tramway de la ville de Québec (TramCité) Ville de Québec QC 1 440 000 000 $
SkyTrain Surrey Langley Région du Grand Vancouver C.-B. 1 282 468 566 $
Phase 2 du train léger sur rail (TLR) d'Ottawa RCN ON 1 091 150 000 $
Train léger sur rail (TLR) - Edmonton Valley Line Ouest Edmonton AB 948 560 000 $
Prolongement de la ligne Millennium Broadway Extension (TransLink) Région du Grand Vancouver C.-B. 888 357 608 $
[caviardé] [caviardé] [caviardé] [caviardé]
Projet d'amélioration de la capacité de Bloor Yonge Toronto ON 500 000 000 $
Programme de modernisation - lignes Expo et Millenium Région du Grand Vancouver C.-B. 493 320 000 $
Prolongement vers le sud de la ligne Capital d'Edmonton - Phase 1 Edmonton AB 424 240 000 $
Projet de métro léger Finch West Toronto ON 333 000 000 $
Acquisition de 153 nouveaux wagons de métro Azur Grande région de Montréal QC 215 042 302 $
Système de contrôle des trains sur la ligne bleue Grande région de Montréal QC 202 851 957 $
Prolongement du TLR Hazel McCallion à Brampton RGTH ON N/A

Remarque : Le projet de train léger sur rail de Hamilton et le prolongement du train léger sur rail Hazel McCallion à Brampton sont des priorités annoncées mais pas encore approuvées. Aucune allocation n'a été annoncée pour Brampton.

Transport régional - Vue d’ensemble du système

Transport régional
Accès aux transports en commun (2024Note de fin de page *) Voyageurs Dépenses d'investissement dans le transport en commun (2023Note de fin de page **) Les flottes (2023Note de fin de page **)
Région de Toronto 84,1 % de la population vivait à 500 mètres d'un arrêt de transport en commun La TTC et Metrolinx avaient respectivement près de 423,6 millions et 70,3 millions de voyages de passagers Note de fin de page * Les dépenses d'investissement total dans la région du Grand Toronto et de Hamilton étaient de 8,16 milliards de dollars Les flottes actives de la région du Grand Toronto et de Hamilton comptaient 4 274 autobus, 822 trains lourds et 206 autres véhicules
Région métropolitaine de recensement de Montréal 85,8 % de la population vivait à 500 mètres d'un arrêt de transport en commun En 2024, la Société de transport de Montréal (STM) avait presque 392 millions de voyages de passagers Note de fin de page * Les dépenses d'investissement total dans la région du Grand Montréal étaient de 196,4 millions de dollars Les flottes actives du Grand Montréal comptaient 2 815 autobus et 468 trains lourds
Métro Vancouver 84,3 % de la population vivait à 500 mètres d'un arrêt de transport en commun En 2024, TransLink avait plus de 239,3 millions de voyages de passagers Note de fin de page * Les dépenses d'investissement total dans le métro de Vancouver étaient de 620,6 millions de dollars Les flottes actives du métro de Vancouver comptaient 1 747 autobus, 378 trains lourds et 4 transbordeurs
Calgary 78,9 % de la population vivait à 500 mètres d'un arrêt de transport en commun En 2024, Calgary avait près de 103 millions de voyages de passagers Note de fin de page * Les dépenses d'investissement total à Calgary étaient de près de 323,4 millions de dollars Les flottes actives de Calgary Transit comptaient 1 098 autobus et 217 trains légers
Région de la capitale nationale 76,6 % de la population vivait à 500 mètres d'un arrêt de transport en commun En 2023, la capitale nationale avait près de 80,7 millions de voyages de passagers Note de fin de page ** Les dépenses d'investissement total dans la capitale nationale étaient de plus de 806 millions de dollars Les flottes actives de la capitale nationale comptaient 1 128 bus et 48 trains légers
Edmonton 74,4 % de la population vivait à 500 mètres d'un arrêt de transport en commun En 2024, Edmonton avait près de 61 millions de voyages de passagers Note de fin de page * Les dépenses d'investissement total à Edmonton étaient de plus de 110,5 millions de dollars Les flottes actives du service de transport d'Edmonton comptaient 1 127 autobus et 94 trains légers

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