Sélection de la langue

Recherche


Tout le monde compte 2024 - Rapport sur les faits saillants Partie 2 — Sondage sur les personnes en situation d’itinérance

  • Avis concernant les droits d'auteur

    Also available in English in the title: Everyone Counts 2024: Highlights Report Part 2 —
    Survey of People Experiencing Homelessness

    Sauf avis contraire, le contenu de ce document peut, sans frais ni autre permission, être reproduit en tout ou en partie et par quelques moyens que ce soit à des fins personnelles ou publiques, mais non à des fins commerciales. La reproduction et la distribution à des fins commerciales sont interdites, sauf avec la permission écrite de Logement, Infrastructures et Collectivités Canada.

    Pour obtenir de plus amples renseignements, contactez :

    Logement, Infrastructures et Collectivités Canada
    180, rue Kent, bureau 1100
    Ottawa (Ontario) K1P 0B6
    info@infc.gc.ca

    © Sa Majesté le roi du chef du Canada, représenté par le ministre du Logement et de l'Infrastructure, 2025.

    Cat. No. T94-54/2025-2F-PDF
    ISBN 978-0-660-79287-3

Sure cette page

Introduction

Au cours des mois d'octobre et novembre 2024, les communautés dans presque chaque province et territoire ont participé à Tout le monde compte, le quatrième dénombrement ponctuel coordonné à l'échelle pancanadienne des personnes en situation d'itinérance. Les résultats tirés de ces dénombrements mettent en évidence un instantané de données sur l'itinérance au sein des communautés des quatre coins du pays. Les dénombrements ponctuels comprennent deux volets :

  • L'énumération du dénombrement ponctuel : l'estimation du nombre de personnes en situation d'itinérance au sein d'une zone géographique donnée au cours d'une nuit. L'énumération permet aussi de déterminer les lieux dans lesquels ces personnes ont séjourné la nuit: dans les refuges, les logements de transition ou les lieux extérieurs.
  • Le Sondage sur l'itinérance : une série de questions normalisées qui sont posées directement auprès des personnes en situation d'itinérance. Parmi les répondants au sondage figurent ceux se trouvant dans des lieux extérieurs (p. ex. les campements), des refuges d'urgence (p. ex. refuges pour victimes de violence familiale), des logements de transition, des établissements correctionnels et de santé, et ceux en situation d'itinérance cachée (p. ex. les personnes qui dorment « d'un sofa à l'autre »).

Les trois premiers dénombrements ponctuels coordonnés à l'échelle pancanadienne ont été tenus en 2016, 2018 et de 2020 à 2022. Il est possible de consulter les principales conclusions de ces dénombrements à partir des rapports ci-dessous :

Le présent rapport extrapole les constatations préliminaires de la seconde partie des dénombrements ponctuels de 2024, soit le Sondage sur l'itinérance. À noter que les communautés au Québec ont mené le sondage en avril 2025, alors il est attendu à ce que leurs données du sondage seront publiées en 2026. Le Rapport sur les faits saillants — Partie 1, publié au début de 2025, fournit les données correspondantes sur l'énumération et peut être consulté au moyen du lien ci-dessous :

Les dénombrements ponctuels présentent un instantané de données sur l'itinérance au sein d'une communauté, y compris sur les personnes en situation d'itinérance dans les refuges et les lieux extérieurs, voire celles étant logées provisoirement dans des logements de transition. D'ailleurs, ces instantanés peuvent comprendre les personnes en situation d'itinérance séjournant dans des établissements de santé ou correctionnels, ou chez d'autres personnes en raison de l'accès limité à une résidence permanente. Les dénombrements ponctuels dressent un portrait inédit de l'itinérance qui ne se limite pas aux personnes recourant aux services en matière d'itinérance.

Remerciements

Le présent rapport a été préparé par Michelle Roberts, Sajidul Quayum, Rachel Campbell, Elissa Hajj, Émilie Gravel et Patrick Hunter de Logement, Infrastructures et Collectivités Canada (LICC).

Ce rapport et la compréhension de l'itinérance tirée des dénombrements ponctuels au Canada ne seraient pas possibles sans le travail assidu des organismes communautaires ainsi que de leurs travailleurs et bénévoles de première ligne. Plus importants encore, ces efforts ne seraient pas possibles sans la participation volontaire des personnes en situation d'itinérance à travers le pays, pour laquelle nous sommes très reconnaissants.

Méthodologie

Le Sondage sur l'itinérance a été mené auprès des personnes âgées de 13 ans et plus en situation d'itinérance au sein des 75 communautés et régions participantes dans le cadre des dénombrements ponctuels d'automne 2024. De plus amples informations sur la méthodologie se trouvent dans le Guide sur les dénombrements ponctuels et à la page Normes de base. De plus, les définitions des termes se trouvent à l'Annexe C et dans le Glossaire en matière d'itinérance à l'intention des communautés sur la Plateforme d'apprentissage sur l'itinérance.

Le sondage de 2024 renfermait 15 questions de bases qui ont été élaborées et peaufinées au fil du temps en collaboration avec les communautés participantes, les personnes ayant une expérience vécue en itinérance, les universitaires et les chercheurs, et les professionnels issus du secteur de l'itinérance. Ces questions de base se retrouvent à l'Annexe B dans le formulaire du sondage sur le dénombrement ponctuel de 2024. Dans certains cas, des questions locales ont été ajoutées dans  certaines communautés, ce qui pourrait être reflété dans des rapports locaux.

Les données du sondage sont anonymes et auto-déclarées. Les répondants ont l'option d'en sauter, y compris de se retirer du sondage à tout moment. Pour ce faire, les communautés sondent les personnes en situation d'itinérance dans les lieux suivants :

  • Lieux extérieurs : ce type d'emplacement englobe les rues, les ruelles, les parcs, les stations de transport en commun, les immeubles abandonnés, les campements, les véhicules, les ravins et tout autre lieu extérieur où l'on soupçonne que les personnes en situation d'itinérance dorment.
  • Refuges pour personnes en situation d'itinérance : ce type d'emplacement fait référence aux refuges d'urgence, les refuges en cas de conditions météorologiques extrêmes et les refuges pour victimes de violence familiale.
  • Logements de transition : ce type d'emplacement fait référence aux programmes offrant des solutions durables aux problèmes de logement destinées à aider les personnes passant de l'itinérance à un logement stable et sûr.
  • Hôtels ou motels : ce type d'emplacement fait référence aux chambres dans un hôtel ou un motel offertes aux familles ou personnes en situation d'itinérance au lieu d'un lit en refuge.
  • Itinérance cachée : ce type d'emplacement fait référence à tout lieu dans lequel les personnes séjournent temporairement avec d'autres personnes ou accèdent à des hébergements temporaires, et ce, sans garantie de maintien de la résidence ou d'accès à une résidence sûre et permanente.
  • Systèmes de services en itinérance ou établissements de santé ou correctionnels : ce type d'emplacement fait référence aux hôpitaux, aux centres de traitement, aux prisons, aux maisons ou centres de détention qui sont régis par les autorités fédérales, provinciales ou municipales.

Le présent rapport comporte une analyse qui compare les résultats du sondage des dénombrements ponctuels de 2024 à ceux des dénombrements ponctuels de 2020 à 2022. Ces conclusions sont fondées sur les résultats agrégés pancanadiens et l'ensemble des communautés ayant participé dans chaque dénombrement, à moins d'indication contraire. Bien que la majorité des communautés ait participé aux deux dénombrements, certaines différentes ont été notées. Par conséquent, les ensembles de données des années 2020 à 2022 et de 2024 ne permettent pas d'établir une correspondance biunivoque en matière de couverture géographique. Dans chaque cas, cependant, les résultats des comparaisons entre les ensembles de données complets pancanadiens étaient comparables aux résultats comparant seulement le sous-ensemble des communautés qui ont participé aux deux dénombrements. De ce fait, il est attendu à ce que d'autres communautés transmettent leurs résultats à la fin de 2025 — le rapport sera alors mis à jour pour refléter ces nouvelles constatations.

Mises à jour des questions du sondage et de la méthodologie pour 2024

À la lumière des dénombrements ponctuels antérieurs, bon nombre de mises à jour ont été apportées — afin d'accroître la flexibilité dans la mise en œuvre et l'intégration des commentaires des intervenants — au Sondage du dénombrement ponctuel de 2024. Les communautés ont eu le choix de mener le sondage sur une période prolongée maximale allant jusqu'à un mois, y compris de dissocier le sondage de la composante sur l'énumération. Voici les changements ayant été apportés au sondage de 2024 :

  • La question portant sur l'itinérance chronique au cours de la dernière année a été complétée par une mesure de l'itinérance vécue au cours des trois dernières années.
  • La question de suivi portant sur la COVID-19 — en tant que raison derrière la dernière perte du logement — a été remplacée par une question relative à l'expulsion.
  • Les difficultés sensorielles et les lésions cérébrales acquises ont été ajoutées aux questions relatives à la santé.
  • L'ajout de nouvelles options de réponses à la question portant sur les expériences en tant que nouvel arrivant.

De plus amples informations concernant la méthodologie utilisée dans le cadre de l'approche du dénombrement ponctuel coordonné à l'échelle pancanadienne de 2024 se trouve à la page Tout le monde compte : Un guide sur les dénombrements ponctuels au Canada, 4e édition — Plateforme d'apprentissage sur l'itinérance.

Principaux résultats

  1. Plus de 4 répondants sur 5 (soit 83 %) ont indiqué être en situation d'itinérance chronique.
  2. Près de la moitié des répondants (soit 47 %) a vécu sa première expérience d'itinérance avant l'âge de 25 ans. À partir de ce chiffre, 14 % d'entre eux ont indiqué avoir vécu une expérience d'itinérance étant enfant (âgés de moins de 13 ans), possiblement en tant que membre d'une famille en situation d'itinérance.
  3. Les expériences précoces en itinérance ont été associées à une plus grande fréquence en situation d'itinérance chronique. En effet, les taux d'itinérance chronique étaient plus élevés chez les répondants dont l'expérience en itinérance est survenue avant l'âge de 18 ans (87 %) que ceux ayant vécu leur première expérience après avoir eu 18 ans (81 %). Ces statistiques sous-entendent que les interventions précoces auprès des jeunes menacés de perdre leur logement pourraient réduire le risque d'itinérance à long terme.
  4. Le logement inabordable était la raison la plus fréquemment indiquée par les répondants de tous les âges pour justifier leur dernière perte de logement, étant donné que 37 % d'entre eux ont rapporté avoir un revenu insuffisant pour se loger. Les femmes sont quatre fois plus susceptibles de déclarer avoir perdu leur logement en raison de violences subies de la part de leur conjoint(e)/partenaire (16 %), par rapport aux hommes (4 %). Plus d'un tiers (soit 38 %) ont déclaré que l'expulsion était un facteur ayant contribué à leur dernière perte de logement.
  5. Les personnes s'étant identifiées comme Autochtone représentent un tiers (soit 33 %) de l'ensemble des personnes sondées au cours des dénombrements ponctuels, soit plus de six fois la proportion d'autochtones dans la population totale du Canada (5 %).
  6. Les personnes s'étant identifiées comme membres de la communauté 2ELGBTQI+ sont surreprésentées au sein des répondants au sondage (soit 14 %, comparativement à 4,4 % de la population canadienne). Cette proportion s'est avérée plus élevée chez les jeunes (soit 25 %).
  7. Près d'un quart (soit 24 %) des répondants étaient arrivés au Canada à titre d'immigrants, de réfugiées, de demandeurs d'asile ou de titulaires d'un permis temporaire, ce qui correspond étroitement à la population canadienne née à l'étranger (23 %). Les répondants étant arrivés au Canada à titre d'immigrants étaient généralement des résidents à long terme, alors que ceux à titre de réfugiés ou de demandeurs d'asile étaient plus susceptibles d'être de nouveaux arrivants.
  8. Un quart des répondants se sont identifiés comme membre d'un groupe racialisé. Les représentants appartenant à la communauté noire représentaient 17 % de toutes les personnes sondées, comparativement à 4 % de la population canadienne.
  9. Les vétérans des Forces armées canadiennes représentaient 3 % des répondants, tandis que les vétérans de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et ceux qui s'identifiaient comme appartenant aux deux groupes représentaient moins de 1 %, ce qui correspond étroitement à la représentation des vétérans dans la population canadienne.
  10. Plus d'un quart (soit 29 %) des répondants ont indiqué avoir vécu une expérience au sein des services d'aide sociale à l'enfance. Les taux les plus élevés ont été constatés chez les répondants autochtones, avec près de la moitié (soit 49 %) ayant indiqué avoir vécu une expérience en tant que jeune à charge.

Résultats

Au cours du dénombrement ponctuel de 2024, plus de 31 000 personnes en situation d'itinérance ont été sondées au sein de 75 communautés. Parmi les communautés ayant participé aux dénombrements ponctuels de 2020 à 2022, le nombre de personnes sondées a augmenté de presque 50 % depuis ces années.

Référez-vous à l'Annexe D — Emplacements au cours de la nuit, taux d'itinérance chronique et changements au fil du temps en fonction des caractéristiques sociodémographiques pour obtenir de plus amples informations.

La grande majorité (soit 76,6 %) des répondants au sondage ayant fait part de la composition de leur famille au cours de la nuit du dénombrement était des célibataires âgés de plus de 13 ans. Les autres répondants ont indiqué qu'ils étaient avec d'autres personnes, dont 14,6 % vivent avec d'autres adultes seulement (p. ex. partenaires, fratrie, amis), 2,5 % vivent une situation d'itinérance en tant que famille comprenant des personnes/des enfants à charge et un partenaire/autre adulte, et 6,3 % vivent une situation d'itinérance en tant qu'adulte célibataire avec des personnes à charge/enfants. Près 3 900 personnes à charge ou enfants ont été signalés par les répondants, ce qui représente environ 11 % du total des 35 000 personnes observées dans le cadre du sondage du dénombrement ponctuel.

La proportion des répondants vivant une situation d'itinérance en tant que famille a augmenté depuis les dénombrements de 2020 à 2022. Parmi l'ensemble des répondants en 2024, les parents monoparentaux et les couples avec des personnes à charge représentaient 9 % (hausse de 5 % depuis 2020 à 2022), alors que les couples sans personnes à charge représentaient 8 % (hausse de 5 %).

L'emplacement au cours de la nuit et l'âge actuel des personnes à charge/enfants ont été signalé par leur adulte accompagnateur. Toutes les autres constatations présentées dans les prochaines parties du document reflètent les 31 000 personnes ayant répondu au sondage.

Emplacement au cours de la nuit

Selon les réponses obtenues auprès des 35 000 répondants au sondage, 45,3 % d'entre eux séjournaient dans des lieux d'hébergement, 27,5 % dans des lieux extérieurs (dont un tiers séjournait dans des campements), 11,9 % vivaient une situation d'itinérance cachée (p. ex. logés chez quelqu'un d'autre, car ils n'avaient nulle part d'autre où dormir), 8,7 % étaient logés dans des logements de transition, 4,1 % séjournaient dans des hôtels ou motels, et 2,5 % séjournaient dans des installations ou systèmes publics (p. ex. hôpitaux, établissements correctionnels ou centres de traitement).

Les répondants au sondage ayant indiqué vivre une situation d'itinérance avec un ou plusieurs enfants ou personnes à charge étaient plus susceptibles de séjourner dans des lieux d'hébergement (soit 48 % contre 40 % de ceux ayant indiqué n'avoir aucune personne à charge), des hôtels ou motels (16 % contre 2 %), et des logements de transition (13 % contre 9 %). Les répondants ayant des enfants ou des personnes à charge étaient moins susceptibles de vivre une situation d'itinérance dans des lieux extérieurs (9 % contre 33 %).

Environ 2,5 % des répondants au sondage, ayant divulgué leur composition familiale la nuit du dénombrement, ont indiqué séjourner avec un ou plusieurs animaux de compagnie. Ces derniers étaient plus susceptibles de séjourner dans des lieux extérieurs (soit 46 % contre 31 % de ceux ayant indiqué n'avoir aucun animal de compagnie), et en situation d'itinérance cachée (16 % contre 12 %). Ainsi, les répondants possédant un animal de compagnie étaient moins susceptibles de séjourner dans des refuges (25 % contre 42 %).

Caractéristiques démographiques

Parmi les personnes observées pendant le sondage du dénombrement ponctuel, les enfants accompagnés (de 0 à 12 ans) représentaient 7 %, les jeunesNote de bas de page 1 (de 13 à 24 ans) 11 %, les adultes (de 25 à 49 ans) 58 %, les adultes âgés (de 50 à 64 ans) 21 %, et les aînés (65 ans et plus) 4 %.

Les enfants accompagnés étaient plus susceptibles de séjourner dans des hôtels ou motels (représentant 21 % des personnes enregistrées dans ces lieux) et dans des logements de transition (13 %). Les jeunes, pour leur part, étaient plus susceptibles de séjourner dans des logements de transition (19 %) et d'être en situation d'itinérance cachée (15 %). Les adultes âgés de 25 à 49 ans, quant à eux, étaient plus susceptibles de séjourner dans des systèmes publics comme les établissements de santé et correctionnels (72 %) et dans des lieux extérieurs (69 %). Les adultes âgés et les aînés étaient plus susceptibles de séjourner dans des refuges (représentant 23 % et 6 % des personnes séjournant en ces lieux, respectivement). Ces constatations sont illustrées à la Figure 1.

Figure 1. Répartition des groupes d’âge selon l’emplacement au cours de la nuit
Figure 1. Répartition des groupes d’âge selon l’emplacement au cours de la nuit
  • Figure 1 - Version textuelle
    Figure 1. Répartition des groupes d’âge selon l’emplacement passé au cours de la nuit
    Emplacement passé au cours de la nuit Enfants (0 à 12 ans) Jeunes (13 à 24 ans) Adultes (25 à 49 ans) Adultes âgés (de 50 à 64 ans) Aînés (65 ans et plus)
    Lieux d'hébergement 8 % 10 % 53 % 23 % 6 %
    Logements de transition 13 % 19 % 46 % 18 % 4 %
    Lieux extérieurs 1 % 6 % 69 % 21 % 3 %
    Hôtels / Motels 21 % 11 % 51 % 14 % 3 %
    Systèmes 0 % 11 % 72 % 14 % 3 %
    Itinérance cachée  6 % 15 % 58 % 18 % 3 %

La majorité des répondants au sondage (soit 60 %) ont indiqué s'identifier comme homme, 37 % comme femme et 3 % comme personnes de diverses identités de genre (à noter que l'identité de genre n'a pas été retenue pour les personnes à charge). Les résultats démontrent que les femmes étaient plus susceptibles d'indiquer avoir des enfants ou des personnes à charge vivant avec elles (soit 19 % contre 3 % chez les hommes et 3 % chez les personnes de diverses identités de genre).

Les hommes étaient plus susceptibles de séjourner dans des installations des systèmes publics comme les établissements de santé ou correctionnels (ce qui représente 66 % des personnes sondées dans ces emplacements), et dans des lieux extérieurs (65 %). Les femmes étaient plus susceptibles de séjourner dans des hôtels ou motels (soit 55 %, dont la moitié a indiqué avoir des enfants ou des personnes à charge), des logements de transition (45 %) et d'être en situation d'itinérance cachée (45 %). Pour leur part, les personnes de diverses identités de genre étaient plus susceptibles de séjourner dans des systèmes (4 %). Ces constatations sont illustrées à la Figure 2.

Figure 2. Répartition des identités de genre selon l’emplacement passé au cours de la nuit
Figure 2. Répartition des identités de genre selon l’emplacement passé au cours de la nuit
  • Figure 2 - Version textuelle
    Figure 2. Répartition des identités de genre selon l’emplacement passé au cours de la nuit
    Emplacement passé au cours de la nuit Homme Femme Personne de diverses identités de genre
    Lieux d'hébergement 61 % 36 % 3 %
    Logements de transition 53 % 45 % 3 %
    Lieux extérieurs 65 % 32 % 3 %
    Hôtels / Motels 44 % 55 % 1 %
    Systèmes 66 % 30 % 4 %
    Itinérance cachée 52 % 45 % 3 %

La proportion des répondants au sondage s'étant identifiés comme femmes ou personnes de diverses identités de genre diminue avec l'âge. En effet, près de la moitié (soit 45 %) des jeunes (de 13 à 24 ans) s'identifiait comme filles et femmes, alors que 39 % des adultes (de 25 à 49 ans) s'identifiaient comme femmes, 29 % des adultes âgées (de 50 à 64 ans) et 26 % des aînés (65 ans et plus). Les personnes de diverses identités de genre représentent 6 % de la population totale des jeunes, 3 % des adultes, 1 % des adultes âgés et 1 % des aînés.

Comme illustré à la Figure 3, les personnes de diverses identités de genre sont proportionnellement plus susceptibles d'avoir 32 ans ou moins que les personnes cisgenres, alors que les femmes sont plus susceptibles de se retrouver entre 33 et 42 ans, et les hommes sont plus susceptibles d'avoir 43 ans ou plus.

Figure 3. Distribution du groupe d’âge selon l’identité de genre
Figure 3. Distribution du groupe d’âge selon l’identité de genre
  • Figure 3 - Version textuelle
    Figure 3. Distribution du groupe d’âge selon l’identité de genre
    Âge actuel Homme Femme Identité de genres divers
    13 à 17 ans 0,8 % 1,3 % 2,1 %
    18 à 22 ans 4,1 % 6,4 % 12,8 %
    23 à 27 ans 7,9 % 10,0 % 14,8 %
    28 à 32 ans 11,2 % 13,7 % 17,6 %
    33 à 37 ans 13,4 % 16,5 % 15,2 %
    38 à 42 ans 13,7 % 15,6 % 12,3 %
    43 à 47 ans 12,6 % 11,8 % 9,8 %
    48 à 52 ans 10,3 % 8,9 % 5,3 %
    53 à 57 ans 9,8 % 6,5 % 4,6 %
    58 à 62 ans 8,1 % 4,6 % 2,8 %
    63 à 67 ans 4,7 % 2,6 % 1,2 %
    68 à 72 ans 2,2 % 1,2 % 0,9 %
    73 à 77 ans 0,8 % 0,5 % 0,1 %
    78 à 82 ans 0,2 % 0,2 % 0,5 %
    83 ans et plus 0,1 % 0,1 % 0,0 %

Durée de la situation d’itinérance

L’itinérance au cours de la dernière année

Les répondants au sondage du dénombrement ponctuel de 2024 ont été demandés d'indiquer la période pendant laquelle ils avaient vécu l'itinérance au cours de la dernière année. Près du trois quarts (soit 74 %) des répondants ont indiqué avoir vécu une situation d'itinérance pendant 6 mois ou plus au cours de la dernière année. Cette constatation comprend près de la moitié (soit 48 %) d'entre eux ayant indiqué avoir vécu une situation d'itinérance pendant toute l'année, comme l'illustre la Figure 4.

Figure 4. Durée de la situation d’itinérance au cours des 12 derniers mois selon la proportion des répondants
Figure 4. Durée de la situation d’itinérance au cours des 12 derniers mois selon la proportion des répondants
  • Figure 4 - Version textuelle
    Figure 4. Période vécue en situation d’itinérance au cours des 12 derniers mois selon la proportion des répondants
    Période vécue en situation d’itinérance Proportion of respondents
    0 à 2 mois 14 %
    3 à 5 mois 12 %
    6 à 11 mois 26 %
    12 mois 48 %

En comparant les sous-ensembles de 53 communautés ayant également participé aux trois derniers dénombrements ponctuels, le taux de l'itinérance chronique illustré dans le présent dénombrement (soit 74 %) était similaire à celui déclaré dans le dénombrement ponctuel de 2020 à 2022 (soit 71 %), ce qui représente une augmentation par rapport au dénombrement ponctuel de 2018 (soit 61 %).

L’itinérance au cours des trois dernières années

En vue de s'harmoniser avec la définition fédérale de l'itinérance chronique, une question de suivi a été ajoutée au sondage du dénombrement ponctuel de 2024. Celle-ci vise à demander aux répondants s'ils ont vécu une situation d'itinérance pendant plus de 18 mois au cours des trois dernières années. Au total, 62 % des répondants ont indiqué avoir vécu une période d'instabilité au cours des trois dernières années.

L’itinérance chronique

L'inclusion de ces deux questions entraîne la création de quatre groupes exclusifs : ceux ayant vécu une situation d'itinérance chronique aigüe seulement (6 mois ou plus au cours de la dernière année) ;ceux ayant vécu une situation d'itinérance chronique prolongée seulement (18 mois ou plus au cours de la dernière année); ceux ayant vécu ces deux situations d'itinérance chronique; ceux n'ayant pas vécu une expérience d'itinérance chronique.Note de bas de page 2En général, 83 % des répondants ont été identifiés comme vivant une situation d'itinérance chronique. Ce chiffre comprend les personnes ayant rempli le critère relatif à l'itinérance chronique aigüe seulement (23 %), le critère relatif à une situation d'instabilité prolongée (8 %), ou le critère relatif aux deux situations d'itinérance chronique (52 %). Le pourcentage restant (soit 17 %) ne vivait pas une situation d'itinérance chronique. Il importe de souligner que les pourcentages relatifs à l'itinérance chronique sont souvent plus haut dans les calculs du dénombrement ponctuel que dans ceux des calculs annuels, car ils ne permettent pas de brosser un portrait exhaustif de la majorité des personnes vivant de brèves périodes d'itinérance tout au long de l'année.

La proportion des répondants identifiés comme ayant vécu une situation d'itinérance chronique, selon le critère d'un an ou de celui de trois ans, était plus élevée parmi ceux séjournant dans les lieux extérieurs (92 %), avec la majorité d'entre eux vivant une situation d'itinérance chronique combinée (67 %). Les taux d'itinérance chronique aigüe sans période d'instabilité prolongée étaient surtout présents dans les hôtels et les motels (35 %) et les refuges (25 %). Les taux relatifs à l'itinérance chronique dans son ensemble étaient plus faibles chez les répondants séjournant dans des logements de transition (74 %) et des hôtels ou motels (66 %).

Les taux globaux de l'itinérance chronique les plus élevés se trouvaient dans la région du nord et les plus faibles dans les provinces de l'Atlantique. Le critère d'itinérance chronique combinée s'avère la catégorie dominante à l'échelle de toutes les régions, allant de 48 % (région du Centre) à 59 % (région de l'Ouest). Cependant, la prévalence relative de chaque expérience en situation d'itinérance chronique diffère quelque peu par région, comme l'illustre la Figure 5.

Figure 5. Taux de l’itinérance chronique selon la région
Figure 5. Taux de l’itinérance chronique selon la région
  • Figure 5 - Version textuelle
    Figure 5. Taux de l’itinérance chronique selon la région
    Région Itinérance chronique aigüe Itinérance chronique combinée Itinérance chronique prolongée
    Région de l’Ouest 18 % 59 % 10 %
    Région du Nord 26 % 53 % 14 %
    Région du Centre 25 % 48 % 8 %
    Région de l’Atlantique 23 % 52 % 4 %
    Pancanadien 22 % 52 % 8 %

La région de l'Ouest unit les provinces de la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. La région du Nord se constitue des territoires du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. La région du Centre comprend les provinces de l'Ontario et du Québec — quoique les données de cette dernière ne sont pas incluses dans la présente édition du rapport. Enfin, la région de l'Atlantique abrite les provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Emplacements où les répondants avaient passé la nuit au cours de la dernière année

Dans le cadre du sondage, les répondants ont été demandés d'indiquer l'emplacement parmi lesquels ils ont séjourné au moins une nuit par rapport à l'année précédente (y compris la nuit du sondage). Parmi les réponses obtenues, les refuges pour personnes en situation d'itinérance (déclarés par 69 % des répondants) étaient la réponse la plus fréquente, suivi des espaces publics extérieurs (50 %), logé chez quelqu'un d'autre (43 %), les campements (31 %), les hôpitaux ou autres établissements de santé (28 %), les hôtels ou motels (21 %), les logements de transition (19 %), les véhicules (18 %), les établissements correctionnels (18 %), et les centres de traitement ou de désintoxication (4 %). La Figure 6 illustre la prévalence des répondants ayant séjourné dans chacun de ces emplacements au cours de la dernière année.

À l'inverse, le taux d'accès aux refuges révèle également que 31 % des répondants au sondage du dénombrement ponctuel de 2024 n'ont pas séjourné une seule nuit dans un refuge au cours de la dernière année. Selon les constatations du sondage du dénombrement ponctuel de 2020 à 2022, environ un quart (soit 25 %) des répondants n'avaient pas passé la nuit dans un refuge durant l'année précédant le sondage, ce qui indique une augmentation dans la proportion de personnes n'ayant pas accédé à un refuge pour personnes en situation d'itinérance.

Figure 6. Prévalence des séjours au sein d’emplacements où les personnes passent la nuit au cours de la dernière année
Figure 6. Prévalence des séjours au sein d’emplacements où les personnes passent la nuit au cours de la dernière année
  • Figure 6 - Version textuelle
    Figure 6. Prévalence des séjours au sein d’emplacements où les personnes passent la nuit au cours de la dernière année
    Emplacement passé au cours de la nuit Proportion des répondants
    Chez quelqu'un 43 %
    Hôpitaux ou autres établissements de santé 28 %
    Centres de traitement 4 %
    Établissements correctionnels 18 %
    Lieux d'hébergement 69 %
    Hôtels / Motels  21 %
    Logements de transitions 19 %
    Campements 31 %
    Véhicules 18 %
    Autres lieux extérieurs 50 %

L'un des avantages des dénombrements ponctuels s'avère leur capacité de joindre les personnes qui pourraient ne pas avoir accès aux organismes de soutien formel pour les personnes en situation d'itinérance, surtout celles séjournant uniquement dans des lieux extérieurs et celles vivant une situation d'itinérance cachée.

Parmi les personnes ayant vécu une situation d'itinérance dans les lieux extérieurs (à savoir les campements, les véhicules ou tous autres espaces publics) la nuit du sondage : 56 % d'entre elles ont accédé à des logements du secteur des services aux personnes en situation d'itinérance (p. ex. refuges, logements de transition, programmes de logement d'hôtels ou de motels) au cours de la dernière année; 42 % ont demeuré chez quelqu'un; 40 % ont séjourné dans une installation ou un établissement de santé ou correctionnel. Un peu plus d'un quart (soit 28 %) des personnes vivant une situation d'itinérance dans les lieux extérieurs pendant la nuit du sondage avaient uniquement vécu une telle situation d'itinérance au cours de la dernière année. De tous les répondants au sondage, seulement 8 % avaient vécu une situation d'itinérance dans les lieux extérieurs au cours de la dernière année.

Par ailleurs, du 12 % d'entre eux ayant vécu une situation d'itinérance cachée pendant la nuit du sondage, deux tiers (soit 66 %) ont vécu une expérience d'itinérance visible dans les refuges, les logements de transition ou dans les lieux extérieurs au cours de la dernière année.

Les répondants au sondage vivant une situation d'itinérance chronique étaient plus susceptibles d'avoir séjourné dans tous les emplacements offrant un hébergement de nuit, hormis les logements de transition, que ceux ne faisant pas face à cette situation. Les personnes touchées par l'itinérance chronique étaient deux fois plus susceptibles d'avoir vécu dans un campement au cours de la dernière année que celles ne l'étant pas (soit 37 % contre 15 %), et deux fois plus susceptibles d'avoir séjourné dans un établissement correctionnel que ces dernières (soit 20 % contre 11 %).

Âge de la première expérience d’itinérance

Les premières expériences vécues en itinérance (avant l'âge de 25 ans) étaient vécues par 47 % des répondantsNote de bas de page 3 (14 % étaient des enfants de 12 ans ou moins, 17 % des jeunes de 13 à 17 ans, 16 % des jeunes adultes de 18 à 24 ans), ce qui concorde avec les constatations tirées des dénombrements de 2020 à 2022 (47 %Note de bas de page 4). Ces premières expériences d'itinérance pourraient avoir été vécues avec des membres de la famille ou en tant que jeune non accompagnés. Ces expériences peuvent survenir à tout âge. En effet, 40 % des répondants ont indiqué que leur première situation d'itinérance est survenue alors qu'ils étaient adultes (de 25 à 49 ans), 11 % adultes âgés (de 50 à 64 ans) et 2 % aînés (de 65 ans ou plus).

Les premières expériences en situation d'itinérance étaient associées à une prévalence accrue d'itinérance chronique : 87 % des répondants dont la première expérience d'itinérance est survenue avant l'âge de 18 ans ont indiqué vivre une situation d'itinérance chronique. Et ce, comparativement à 83 % d'entre eux ayant vécu leur première expérience d'itinérance entre les âges de 18 et 24 ans, 81 % entre les âges de 25 et 49 ans, 78 % entre les âges de 50 à 64 ans, et 68 % après l'âge de 65 ans. Ces statistiques révèlent que les interventions précoces, particulièrement les mesures de prévention à l'intention des jeunes aux prises avec une situation de perte de logement imminente, pourraient réduire le risque d'itinérance chronique.

Épisode actuel d’itinérance et les raisons de la perte de logement

Les répondants du sondage ont été interrogés sur les facteurs ayant contribué à leur plus récente perte de logement, à savoir si cette perte était reliée à une expulsion et à indiquer à quel moment elle s'était produite.

Le facteur contributif le plus fréquemment évoqué chez les répondants pour expliquer la perte de logement était le manque de revenu (37 %), suivi par les conflits avec le(a) conjoint(e) ou le(a) partenaire (16 %), les problèmes de consommation du substances (13 %), puis les conflits avec le(a) propriétaire (12 %). Les résultats révèlent que les femmes étaient quatre fois plus susceptibles de signaler la perte de leur logement en raison de mauvais traitements par leur conjoint(e)/partenaire (16 %), comparativement aux hommes (4 %). Ces mêmes facteurs étaient plus fréquemment cités dans le dénombrement ponctuel de 2020 à 2022, mais les signalements de la perte du logement attribués au revenu insuffisant ont augmenté (allant de 28 % à 37 %) depuis 2020 à 2022 — alors que ceux attribués à la consommation de substances ont diminué (allant de 18 % à 13 %).

Parmi tous les groupes d'âge, le revenu insuffisant pour se loger était la raison la plus fréquemment évoquée pour expliquer la perte du logement. Le Tableau 1 illustre cette hausse constante en fonction de l'âge ci-dessous. Les jeunes étaient plus susceptibles de signaler leur plus récente perte de leur logement en raison d'un conflit avec parent ou tuteur (trice) (32 %).

Tableau 1. Raisons les plus fréquemment évoquées pour la plus récente perte de logement, selon le groupe d’âge
Raisons de la perte de logement Jeunes (de 13 à 24 ans) Adultes (de   à 49 ans) Adultes âgés (de 50 à 64 ans) Aînés (65 ans et plus)
1re Revenu insuffisant pour un logement (34 %) Revenu insuffisant pour un logement (36 %) Revenu insuffisant pour un logement (38 %) Revenu insuffisant pour un logement (42 %)
2e Conflit avec un parent ou un tuteur(trice) (32 %)

Conflit avec conjoint(e)/partenaire (18 %)

Conflit avec conjoint(e)/partenaire (15 %)

Conflit avec le propriétaire (15 %)
3e Conditions de logement non sécuritaires (15 %) Problème de consommation de substances (15 %) Conflit avec le propriétaire (14 %)

Conflit avec conjoint(e)/partenaire (11 %)

4e A vécu des mauvais traitements par un parent/tuteur(trice) (12 %) Conflit avec le propriétaire (12 %) Conditions de logement non sécuritaires (12 %) Conditions de logement non sécuritaires (11 %)
5e A quitté la communauté (11 %) Conditions de logement non sécuritaires (11 %) Problème de consommation de substances (11 %) Immeuble vendu ou rénové (9 %)

En se fondant sur les résultats obtenus, plus d'un tiers (soit 38 %) des répondants ont déclaré l'expulsion comme facteur contributif à la perte de logement. Ceux ayant déclaré ce facteur étaient plus susceptibles d'évoquer ne pas avoir un revenu suffisant (soit 40 % contre 32 %), un conflit avec le propriétaire/colocataire (21 % contre 6 %) et un problème de consommation de substances (16 % contre 11 %) comme raisons derrière la perte de logement, et ce, comparativement à ceux n'ayant pas déclaré l'expulsion.

La prévalence de l'expulsion comme raison derrière la perte de logement était plus élevée chez les personnes vivant dans les lieux extérieurs (46 %), suivi par celles séjournant dans les systèmes (39 %), celles vivant une expérience d'itinérance cachée (38 %), puis celles séjournant dans les refuges (34 %). Les différences reliées à l'âge ont été relevées dans les résultats, les expulsions étant passées des jeunes (25 %) aux adultes (38 %), puis aux adultes âgés (42 %) et aux aînés (41 %).

D'ailleurs, l'expulsion était également plus fréquente chez les personnes ayant déclaré un nombre plus élevé de difficultés associées à des troubles de santé ou au fonctionnement quotidien. À l'inverse, les répondants n'ayant pas signalé des difficultés étaient moins susceptibles de recevoir des plaintes d'expulsion (20 %), comparativement à ceux ayant déclaré 1 à 2 difficultés (35 %) et ceux en ayant déclaré 3 ou plus (45 %).

Par ailleurs, les vétérans (soit 44 % par rapport à 36 % chez les non-vétérans), les jeunes à charge (soit 43 % par rapport à 35 % chez les personnes n'ayant pas une expérience vécue en tant que jeune à charge), les répondants autochtones (soit 42 % par rapport à 35 % chez les répondants non autochtones) étaient plus susceptibles de déclarer l'expulsion comme raison derrière la perte du logement.

Lorsque les répondants ont été demandés de partager leur situation d'itinérance actuelle, près de la moitié d'entre eux (soit 49 %) a déclaré avoir perdu son logement au cours des 12 derniers mois. De plus, 17 % des répondants supplémentaires avaient déclaré avoir perdu leur logement il y a un an ou deux, alors que 34 % d'entre eux étaient sans logement depuis 3 ans ou plus. Les résultats démontrent que les femmes étaient plus susceptibles d'avoir vécu une perte de logement au cours de la dernière année (54 %), comparativement aux hommes et aux personnes de diverses identités de genre (46 % chez les deux groupes).

Expériences vécues en matière de handicap et de santé

Les difficultés les plus fréquemment déclarées chez les répondants au sondage étaient liées aux : problèmes de consommation de substances (60 %), problèmes de santé mentale (60 %); maladies ou problèmes de santé (39 %); problèmes de mobilité physique (37 %); troubles d'apprentissage, difficultés sur les plans intellectuel et développemental ou aux limitations cognitives (31 %); difficultés sensorielles comme la vue ou l'ouïe (28 %); et aux lésions cérébrales acquises (22 %).

La comorbidité fait référence à la présence simultanée de plusieurs problèmes de santé. Bien que la présence particulière de l'un ou plusieurs de ces problèmes ait augmenté les probabilités de vivre tous les autres troubles chez les répondants au sondage, certains problèmes ont été démontrés au moyen de la corrélation bivariée pour avoir des taux de coïncidence plus prononcés. Il est alors important de se rappeler que la comorbidité ne signifie pas nécessairement qu'il y a une relation de causalité entre ses problèmes.

Les problèmes liés à la mobilité physique étaient accompagnés d'une prévalence accrue de maladies ou de problèmes de santé (77 %), y compris de difficultés sensorielles (47 %). La présence d'une lésion cérébrale acquise était associée, pour sa part, à une forte incidence de problèmes de santé mentale (82 %), de problèmes de consommation de substance (82 %) et de troubles d'apprentissages, de difficultés sur les plans intellectuel et développemental ou aux limitations cognitives (59 %).

Le fait qu'une personne aux prises avec un quelconque problème de santé ou de mobilité physique est associé à un risque accru qu'elle se trouve en situation d'itinérance la nuit du sondage. En effet, 40 % des personnes vivant avec un problème de consommation de substances étaient en situation d'itinérance dans les lieux extérieurs pendant la nuit du dénombrement, et ce, comparativement à 13 % des personnes n'ayant pas ce problème.

Parallèlement, une personne aux prises avec quelconque difficulté — associée à des troubles de santé ou au fonctionnement quotidien — présente un risque accru de se trouver en situation d'itinérance chronique. Plus précisément, 89 % des personnes ayant un problème de consommation de substances ont déclaré vivre une situation d'itinérance chronique (comparativement à 73 % des personnes n'ayant pas ce problème), 86 % d'entre elles ayant un problème de santé mentale ont déclaré être en situation d'itinérance chronique (comparativement à 78 %), et 89 % d'entre elles ayant une lésion cérébrale acquise étaient en situation d'itinérance chronique (comparativement à 80 %).

La prévalence des personnes aux prises avec des maladies ou des problèmes de santé, des problèmes de mobilité physique et des difficultés sensorielles augmentait avec l'âge. À l'inverse, la prévalence des troubles d'apprentissage, des difficultés sur les plans intellectuel et développemental ou des limitations cognitives chez les répondants diminuait avec l'âge. Les adultes âgés de 25 à 49 ans étaient plus susceptibles que les autres groupes d'âge de déclarer vivre avec un problème de consommation de substances ou de santé mentale. Chez les adultes âgés de 50 et 64 ans étaient plus susceptibles de déclaré avoir une lésion cérébrale acquise que les autres groupes d'âge.

Expérience en tant que jeune à charge

Plus du quart des répondants (soit 29 %) a signalé une expérience comme jeune à charge, notamment en placement en famille d'accueil, en foyers de groupe ou en programmes provinciaux de protection de l'enfance. La proportion des répondants ayant vécu une telle expérience était plus élevée chez les répondants autochtones, soit près de la moitié (49 %), comparativement chez les répondants canadiens non autochtones (28 %) et les répondants nouveaux arrivants non autochtones au Canada (5 %).

Les personnes ayant eu une expérience comme jeune à charge étaient plus susceptibles d'être en situation d'itinérance au sein des systèmes de santé ou correctionnels (ce qui représente 41 % des personnes sondées dans ces emplacements), dans les lieux extérieurs (38 %) et d'avoir vécu une expériences d'itinérance cachée (34 %). À l'inverse, les personnes ayant signalé une expérience comme jeune à charge étaient moins susceptibles de séjourner dans des logements de transition (26 %) ou dans les refuges (22 %).

D'autre part, les personnes ayant vécu une expérience comme jeune à charge étaient plus susceptibles de vivre une situation d'itinérance chronique : 79 % d'entre elles ayant signalé une situation d'itinérance chronique aigüe, comparativement à 73 % d'entre elles n'ayant pas d'expérience en tant que jeune à charge, et 71 % d'entre elles ayant signalé une expérience comme jeune à charge ont déclaré être en situation d'une instabilité prolongée, comparativement à 56 % de celles n'ayant pas d'expérience comme jeunes pris en charge. En outre, 62 % des personnes ayant eu une expérience comme celle-ci ont déclaré avoir vécu une situation d'itinérance chronique combinée, caractérisée à la fois par une chronicité aigüe et une instabilité prolongée, comparativement à 49 % de celles n'ayant pas vécu une telle expérience.

Les expériences vécues en tant que jeune à charge sont associées à la première perte de logement survenant plus tôt dans la vie : à savoir 65 % des personnes ayant vécu une telle expérience avant l'âge de 25 ans, comparativement à 33 %.

Déplacement entre les communautés

Les répondants ont été invités à partager s'ils avaient vécu dans une autre communauté et quelle était la durée de leur séjour au sein de la communauté actuelle. La majorité d'entre eux avait soit toujours vécu dans la communauté (27 %), ou était arrivée dans la communauté au cours des cinq dernières années (32 %). Les autres répondants étaient arrivés dans la communauté soit au cours des cinq dernières années (39 %), ou étaient incapables de déterminer le moment lors qu'ils avaient déménagé dans la communauté (2 %).

Les personnes ayant déménagé dans la communauté au cours des cinq dernières années ou plus étaient plus susceptibles de vivre leur première situation d'itinérance à la suite de leur arrivée (63 %). Parmi celles qui sont arrivées dans la communauté au cours des cinq dernières années, seulement 7 % d'entre elles ont vécu leur première situation d'itinérance à la suite de leur arrivée. En revanche, 42 % des personnes ont vécu leur première situation d'itinérance avant leur arrivée dans la communauté, alors que 50 % ont vécu leur première situation d'itinérance dans l'année précédant ou suivant leur arrivée.

Sources de revenus

Les répondants ont été invités à partager leurs sources de revenus, et ce, en sélectionnant autant d'options qui s'appliquaient ou en indiquant d'autres sources de revenu. La majorité des répondants (soit 81 %) ont déclaré recevoir des prestations du soutien au revenu comme l'assurance-emploi, la prestation d'invalidité, la Prestation aux aîné(e)s, les prestations pour anciens combattants, le Bien-être social ou l'aide sociales, les prestations pour enfants ou les allocations familiales, les remboursements de la TPS/TVQ ou toute autre somme versée par des organismes de service (y compris le financement de programmes d'emploi et de développement des compétences). Le revenu venant des emplois à temps plein, temps partiel ou occasionnel/contractuel a été déclaré chez 11 % des répondants. Le revenu issu de sources informelles comme des dons d'argent par des membres de la famille/amis, le retour des bouteilles, le spectacle de rue, la mendicité ou le travail du sexe a été déclaré par 11 % des répondants. De ce fait, un répondant sur dix (soit 11 %) a déclaré n'avoir tiré aucun revenu au cours de la dernière année.

Le Tableau 2 ci-dessous dresse un portrait, en ordre de prévalence. de la proportion des répondants ayant déclaré chaque source de revenus.

Tableau 2. Sources de revenus les plus ou moins courantes déclarées par les répondants
Type de revenu Source de revenus Prévalence (soit la proportion des répondants)
Soutien au revenu Bien-être ou aide sociale 47 %
Soutien au revenu Prestations d'invalidité 25 %
Sources de revenus informelles Travail informel (p. ex. retour des bouteilles, mendicité, travail du sexe) 8 %
Soutien au revenu Remboursements de la TPS/TVQ 7 %
Soutien au revenu Prestation aux aîné(e)s (RPC/SV/SRG/RRQ) 6 %
Emploi Emploi à temps partiel 4 %
Sources de revenus informelles Dons d'argent par des membres de la famille/amis 4 %
Emploi Emploi à temps plein 3 %
Emploi Emploi occasionnel 3 %
Soutien au revenu Prestations pour enfants ou la famille 3 %
Soutien au revenu Assurance-emploi 2 %
Soutien au revenu Autres sommes versées par des organismes de service 2 %
Soutien au revenu Prestations pour anciens combattants (ACC) <1 %

Les prestations d'invalidité ont été déclarées par 20 % des répondants dont 1 ou 2 de leurs problèmes étaient associés à un trouble de santé ou au fonctionnement quotidien, et par 36 % des répondants aux prises avec 3 problèmes de santé ou plus. Cette constatation laisse entendre qu'il pourrait y avoir un écart dans l'utilisation des prestations d'invalidité par certaines personnes en situation d'itinérance auxquelles elles pourraient être admissibles.

Comme l'illustre le Tableau 3, la proportion des répondants ayant déclaré bénéficier d'un soutien au revenu augmente avec l'âge, alors que la proportion de ceux ayant déclaré n'avoir tiré aucun revenu, y compris la proportion de ceux ayant déclaré un revenu d'emploi, diminue avec l'âge. Le revenu obtenu par des moyens informels s'avère la source la plus courante chez les adultes âgés de 25 à 49 ans (12 %), puis chez les jeunes de 13 à 24 ans (12 %), les adultes âgés de 50 à 64 ans (10 %), et chez les aînés de 65 ans et plus (6 %).

Tableau 3. Types de revenu déclaré selon le groupe d’âge
Type de revenu Jeunes (13 à 24 ans) Adultes (25 à 49 ans) Adultes âgés (50 à 64 ans) Aînés (65 ans et plus)
Aucune source de revenus 19 % 10 % 7 % 4 %
Soutien au revenu 67 % 80 % 86 % 93 %
Emploi 16 % 11 % 8 % 5 %
Sources de revenus informelles 12 % 12 % 10 % 6 %

Les jeunes âgés de 13 à 24 ans étaient plus de trois fois plus susceptibles que les répondants âgés de 25 ans et plus de déclarer recevoir d'autres sommes versées par des organismes de services locaux (6 % contre 2 %), plus de deux fois plus susceptibles de déclarer recevoir un revenu d'un emploi à temps partiel (9 % contre 4 %), et près de deux fois plus susceptibles de déclarer recevoir de l'argent d'un membre de la famille/amis (7 % contre 4 %).

Pour leur part, les adultes entre les âges de 50 à 64 ans étaient près de deux fois plus susceptibles de déclarer recevoir des prestations d'invalidité que les autres groupes d'âge (soit 38 %, comparativement à 12 % chez les jeunes, 24 % chez les jeunes adultes et 13 % chez les aînés). Près de trois quarts, des aînés (soit 74 %) de plus de 65 ans ont déclaré bénéficier d'une prestation aux aîné(e)s (notamment le RPC, la SV et les versements du SRG).

Ensemble, ces constatations incitent à croire qu'il pourrait y avoir des occasions de mettre certaines personnes en situation d'itinérance en contact avec un soutien financier auquel elles pourraient être admissibles, notamment l'aide sociale, les prestations aux aînés ou les prestations d'invalidité.

Personnes 2ELGBTQI+

La communauté 2ELGBTQI+ rassemble les membres qui s'identifient comme des personnes de diverses identités de genre et ceux ayant déclaré une orientation sexuelle autre qu'hétérosexuelle. Ses membres représentent 14 % de tous les répondants au sondage, ce qui indique une surreprésentation par rapport à la population générale (de laquelle 4 % s'identifient comme étant 2ELGBTQI+).Note de bas de page 5 La proportion de répondants qui se sont identifiés comme étant 2ELGBTQI+ est demeurée relativement constante depuis le dénombrement ponctuel de 2020 à 2022 (13 %).

La proportion des répondants s'identifiant comme membre de la communauté 2ELGBTQI+ diminue avec l'âge. Ces personnes représentent 25 % des jeunes de 13 à 24 ans, 16 % des adultes de 25 à 49 ans, 6 % des adultes âgés de 50 à 64 ans, et 5 % des aînés de 65 ans et plus.

Les personnes s'identifiant comme membre de la communauté 2ELGBTQI+ étaient plus susceptibles de vivre une situation d'itinérance pour la première fois plus tôt dans leur vie. Comme l'illustre la Figure 7, près de la moitié des répondants 2ELGBTQI+ ont vécu leur première perte de logement avant l'âge de 25 ans (soit 52 %), comparativement aux répondants non-2ELGBTQI+ (40 %).

Figure 7. Âge de la première situation d’itinérance selon l’identité 2ELGBTQI+
Figure 7. Âge de la première situation d’itinérance selon l’identité 2ELGBTQI+
  • Figure 7 - Version textuelle
    Figure 7. Âge de la première situation d’itinérance selon l’identité 2ELGBTQI+
    Identité 2ELGBTQI+ Enfants (0 à 12 ans) Adolescents (13 à 17 ans) Jeunes adultes (18 à 24 ans) Adultes (25 à 49 ans) Adultes âgés (50 à 64 ans) Aînés (65 ans et plus)
    Non-2SLGBTQI+ 7 % 16 % 17 % 45 % 13 % 2 %
    2SLGBTQI+ 8 % 22 % 22 % 42 % 5 % 1 %

Les personnes qui s'identifient comme membres de la communauté 2ELGBTQI+ étaient plus susceptibles, que les personnes non-2ELGBTQI+, de déclarer une situation de maltraitance, de discrimination ou de conflit avec un parent ou un tuteur(trice) comme raison derrière la perte du logement (déclaré par 16 % des répondants 2ELGBTQI+ contre 9 % des répondants non-2ELGBTQI+). Ils étaient aussi plus susceptibles de déclarer avoir déménagé ou quitté leur communauté (soit 17 % contre 8 %), un problème de santé mentale (13 % contre 8 %), voire être victime de mauvais traitements par leur conjoint(e) ou partenaire (12 % contre 8 %), comme raison derrière la perte de logement. À l'inverse, les personnes 2ELGBTQI+ étaient moins susceptibles de déclarer avoir un revenu insuffisant comme raison derrière leur perte de logement que les personnes non-2ELGBTQI+ (30 % contre 37 %).

De plus, les personnes de la communauté 2ELGBTQI+ étaient plus susceptibles de déclarer souffrir de tous les problèmes de santé, à l'exception des limitations physiques et des problèmes de consommation de substances. Près de trois quarts d'entre elles (soit 74 %) ont déclaré être aux prises avec des problèmes de santé mentale, comparativement à celles non-2ELGBTQI+ (58 %). Aussi, 41 % des personnes 2ELGBTQI+ ont déclaré éprouver une difficulté affectant l'apprentissage, la fonction intellectuelle, développementale ou cognitive (comparativement à 29 %).

Personnes autochtones

Les personnes qui s'identifient comme autochtones représentent un tiers (soit 33 %) de la population sondée au cours des dénombrements ponctuels, y compris 26,6 % qui s'identifient comme Premières Nations, 5,1 % comme Métis et 1,5 % comme Inuits. Cela représente une proportion six fois plus élevée des personnes autochtones au sein de la population canadienne totale (5 %), selon le Recensement de 2021.Note de bas de page 6 Cette surreprésentation des personnes autochtones en situation d'itinérance soulève une inégalité structurelle persistante en matière d'accès à un logement stable et sécuritaire. D'ailleurs, 2,9 % des répondants au sondage ont indiqué avoir une ascendance autochtone, bien qu'ils ne se soient pas spécifiquement identifiés comme membres des Premières Nations, Métis ou Inuits.

Parmi le sous-ensemble des communautés ayant participé aux dénombrements ponctuels de 2024 et de 2020 à 2022, la proportion des répondants au sondage s'étant identifiés comme autochtones a diminué, allant de 36 % (de 2020 à 2022) à 31 % (en 2024).

Les personnes qui s'identifient comme membres des Premières Nations étaient plus susceptibles de vivre une situation d'itinérance cachée (ce qui représente 43 % des répondants au sondage ayant déclaré cet emplacement au cours de la nuit), une situation d'itinérance dans les systèmes de santé ou correctionnels (43 %) et une situation d'itinérance dans les lieux extérieurs (34 %). Au sein de chaque emplacement où les répondants avaient passé la nuit, la représentation de ceux qui s'identifiaient comme Métis était plus élevée chez ceux en situation d'itinérance cachée (10 %) et ceux en situation d'itinérance dans les lieux extérieurs (6 %). La représentation des répondants inuits était plus élevée chez ceux séjournant dans les logements de transition (2 %). La Figure 8 ci-dessous illustre ces constatations.

Figure 8. Identité autochtone recensée selon l’emplacement où les personnes passent la nuit
Figure 8. Identité autochtone recensée selon l’emplacement où les personnes passent la nuit
  • Figure 8 - Version textuelle
    Figure 8. Identité autochtone recensée selon l’emplacement où les personnes passent la nuit
    Identité autochtone Lieux d'hébergement Logements de transition Lieux extérieurs Hôtels / Motels Systèmes Itinérance cachée 
    Premières Nations 18 % 19 % 34 % 9 % 43 % 43 %
    Inuit 1 % 2 % 1 % 0 % 1 % 1 %
    Métis 3 % 2 % 6 % 2 % 3 % 10 %

Les taux d'itinérance chroniques ont tendance à être plus élevés chez les répondants autochtones, signalés par 91 % de ceux s'identifiant comme Inuit, 89 % comme Métis et 88 % comme Premières Nations. Et ce, comparativement à 82 % des répondants canadiens non autochtones et 73 % des nouveaux arrivants non autochtones.

Les hommes représentaient 56 % des répondants autochtones, ce qui indique un chiffre plus faible que la proportion des répondants canadiens non autochtones (66 %). Cette constatation est attribuable à un pourcentage plus élevé des femmes au sein des répondants autochtones (41 % contre 31 % parmi les répondants canadiens non autochtones), y compris à un pourcentage élevé des personnes de diverses identités de genre (4 % contre 2 %). La répartition selon le sexe des répondants ayant une expérience vécue comme nouvel arrivant est similaire à celle des répondants autochtones, puisque les hommes représentaient 55 %, les femmes 43 % et les personnes de diverses identités de genre 2 %.

Les répondants autochtones étaient deux fois plus susceptibles de vivre une expérience d'itinérance pour la première fois avant l'âge de 25 ans que les répondants canadiens non autochtones (soit 56 % contre 41 %).

Par ailleurs, les répondants autochtones étaient plus susceptibles de déclarer être aux prises avec des problèmes de consommation de substances (soit 79 % contre 67 % des répondants canadiens non autochtones), une lésion cérébrale acquise (29 % contre 24 %), des difficultés sensorielles comme la surdité ou la cécité (35 % contre 31 %), des troubles d'apprentissages, des difficultés sur les plans intellectuel et développemental ou des limitations cognitives (38 % contre 35 %). Les répondants autochtones étaient aussi susceptibles de déclarer des difficultés liées à des maladies ou des problèmes de santé comparativement aux répondants canadiens non autochtones (43 % contre 44 %), voire des limitations physiques (42 % pour les deux groupes). Ils étaient également plus susceptibles d'éprouver des problèmes de santé mentale (64 % contre 69 %).

Expérience en situation d’itinérance et en tant que nouvel arrivant

Les répondants ont été demandés d'indiquer s'ils étaient venus au Canada en tant qu'immigrant, réfugié, demandeur d'asile ou résident temporaire. Plus de trois quarts de ceux-ci (soit 76 %) ont déclaré être né au Canada, alors que 24 % étaient arrivés au Canada en tant qu'immigrant (7 %), réfugié (7 %), demandeur d'asile (7 %) ou titulaire d'un permis temporaire (3 %). Ces constatations sont similaires à celles soulevées dans le Recensement de 2021, à savoir 26 % des personnes identifiées comme nées à l'étranger, c'est-à-dire les [immigrants reçus ou résidents permanents actuels ou anciens (23 %), ou résidents non permanentsNote de bas de page 7 (3 %)].Note de bas de page 8

La proportion des répondants ayant une expérience vécue comme nouvel arrivant a augmenté depuis les dénombrements ponctuels de 2020 à 2022. Plus précisément, cette augmentation a été observée dans la proportion des répondants au sondage s'étant identifiés comme réfugiés (allant de 2 % à 7 %) et demandeurs d'asile (allant de 2 % à 7 %). Cette croissance a été enregistrée dans un rapport récent : L'itinérance et l'immigration au Canada de 2020 à 2023.

Les personnes ayant une expérience en tant que nouveaux arrivants constituaient la majorité des répondants séjournant dans des programmes d'hôtels/motels (soit 58 %), et environ un tiers de ceux dans les refuges (35 %) et les logements de transition (31 %). En comparant les constatations des dénombrements ponctuels de 2020 à 2022, cela représente le double du pourcentage de répondants ayant vécu une expérience comme nouvel arrivant dans ces emplacements.

La croissance du nombre de répondants ayant déclaré avoir vécu une expérience de nouvel arrivant a été observée dans toutes les régions. La région du Centre comptait la plus forte proportion de répondants (soit 35 %, en hausse par rapport à 20 % lors des dénombrements ponctuels de 2020 et 2022), suivie de la région de l'Ouest (11 %, en hausse par rapport à 6 %), de la région de l'Atlantique (7 %, en hausse par rapport à 4 %) et de la région du Nord (2 %, en baisse par rapport à 3 %).

Comme le montre le Tableau 4, les répondants qui sont venus au Canada en tant que réfugiés et demandeurs d'asile représentaient la majorité des nouveaux arrivants dans la région du Centre. À l'inverse, les régions de l'Ouest, de l'Atlantique et du Nord affichaient des proportions plus élevées d'immigrants. Ces deux dernières régions affichaient également la plus forte prévalence de répondants arrivés avec un permis temporaireNote de bas de page 9 ou par d'autres moyens.
Tableau 4. Statut de nouvel arrivant à l’arrivée dans la région
Région Immigrant Réfugié Demandeur d'asile Titulaire d'un permis temporaire ou autre statut
Région de l’Ouest 52 % 16 % 15 % 16 %
Région du Centre 25 % 34 % 29 % 12 %
Région de l’Atlantique 44 % 11 % 13 % 33 %
Région du Nord 50 % 20 % 0 % 30 %

Comme illustré au Tableau 5, les répondants qui sont arrivés au Canada en tant que demandeurs d'asile ou réfugiés étaient plus susceptibles d'être arrivés au cours de la dernière année. Environ trois quarts des répondants (soit 76 %) arrivés comme immigrant séjournaient au pays depuis plus de cinq ans, et seulement une faible proportion d'entre eux (8 %) était arrivée au cours de la dernière année. En revanche, ceux qui sont arrivés au Canada comme réfugiés ou demandeurs d'asile étaient en grande partie de récentes arrivées, soit 43 % des réfugiés et 61 % des demandeurs d'asile étant arrivés au pays au cours de la dernière année. Très peu de répondants arrivés comme demandeurs d'asile (5 %) sont au Canada depuis plus de cinq ans. Les personnes qui sont venues au Canada par d'autres moyens sont réparties de façon relativement égale entre les durées à moyen et à long terme, soit 41 % étant au Canada depuis un à cinq ans et 30 % depuis plus de cinq ans.

Tableau 5. Temps écoulé depuis l’arrivée au Canada parmi les personnes ayant vécu une expérience comme nouvel arrivant selon leur statut à leur arrivée
Statut à l'arrivée au pays Dernière année Depuis un à cinq ans Plus de cinq ans
Immigrant 8 % 16 % 76 %
Réfugié 43 % 38 % 19 %
Demandeur d'asile 61 % 34 % 5 %
Titulaire d'un permis temporaire ou autre statut 29 % 41 % 30 %

Les répondants ayant une expérience comme nouvel arrivant étaient moins susceptibles de déclarer éprouver chaque difficulté associée à des troubles de santé ou au fonctionnement quotidien, et moins de ces difficultés dans l'ensemble (avec une moyenne d'une difficulté vécue par les nouveaux arrivants, comparativement à une moyenne de trois difficultés éprouvées par les répondants autochtones et les répondants non autochtones nés au Canada).

Membres de groupes racialisés

Les répondants ont été invités à s'identifier à l'une ou plusieurs identités raciales dans le cadre du Sondage du dénombrement ponctuel de 2024. Selon la méthodologie du Recensement canadien de 2021,Note de bas de page 10 les répondants qui se sont identifiés comme blancs ou autochtones seulement ne sont pas considérés comme des membres d'un groupe racialisé. Toutes les autres identités raciales (à savoir Noir, Arabe, Latino-Américaine, Asiatique occidental, Asiatique de l'Est, Sud-Asiatique et Asiatique du Sud-Est) sont considérées comme faisant partie d'un groupe racialisé.

Un quart des répondants (soit 25 %) se sont identifiés comme membres d'un groupe racialisé. Ce résultat est similaire à celui enregistré lors du Recensement de 2021 dans lequel 27 % de la population canadienne s'identifie comme membre d'un groupe racialisé. Les répondants noirs représentent le plus grand groupe racialisé, soit 17 % de tous les répondants. La Figure 9 permet d'illustrer cette constatation. En comparant les données du dénombrement à celles du Recensement de 2021, dans lequel 4 % de la population s'identifie comme Noire, les résultats soulèvent une surreprésentation des personnes noires au sein de la population en situation d'itinérance.

Figure 9. Identité raciale spécifique
Figure 9. Identité raciale spécifique
  • Figure 9 - Version textuelle
    Figure 9. Identité raciale spécifique
    Identité raciale Proportion de répondants
    Asiatique de l'Est 0,5 %
    Asiatique du Sud-Est 0,7 %
    Asiatique occidental 0,8 %
    Arabe 1,2 %
    Identités raciales multiples 1,2 %
    Latino-Américaine 1,3 %
    Sud-Asiatique 1,8 %
    Noir 17,3 %
    Non-racialisé (blanc) 40,3 %
    Identité autochtone 34,9 %

Le nombre de répondants s'identifiant comme étant noirs a augmenté depuis le dénombrement de 2020 à 2022, au cours duquel 8 % des répondants se sont identifiés comme étant noirs. Cette augmentation est, en grande partie, attribuable au nombre grandissant de répondants noirs ayant déclaré être arrivés au Canada comme nouvel arrivant. La proportion des répondants qui se sont identifiés comme étant noirs et nés au Canada demeure constante de 2020 à 2022, et en 2024 (soit 3 %). Alors que la proportion de ceux s'étant identifiés comme étant noirs et ayant une expérience vécue en tant que nouveaux arrivants a augmenté, passant de 4 % en 2020 à 2022, à 14 % en 2024.Note de bas de page 11

D'autre part, une grande majorité des répondants appartenant à un groupe racialisé ont déclaré arriver au Canada à titre de nouvel arrivant (soit 82 %). Ce groupe était réparti étroitement entre ceux arrivés comme immigrants (20 %), réfugiés (27 %) et demandeurs d'asile (25 %), et un petit groupe de répondants arrivés au pays par d'autres moyens (10 %). Les répondants s'identifiant comme noirs, arabes ou asiatiques de l'Ouest étaient plus susceptibles que les autres groupes de déclarer être arrivés au pays comme réfugié ou demandeur d'asile (64 %, 53 % et 49 % respectivement). Ces proportions ont pris beaucoup d'ampleur depuis la période de pandémie des dénombrements ponctuels en 2020 à 2022 (soit 29 %, 27 % et 40 % respectivement).

Vétérans

Près de 4 % des répondants ont indiqué être vétérans. Parmi ceux-ci, 3 % d'entre eux ont déclaré appartenir aux Forces armées canadiennes (à savoir, l'armée canadienne, la marine canadienne et les forces aériennes canadiennes) et moins de 1 % étaient des vétérans de la GRC, voire avoir appartenu à la fois à la GRC et aux Forces armées. Ce pourcentage est légèrement inférieur aux constatations enregistrées en 2020 et 2022 lorsque près de 5 % des répondants avaient déclaré être vétérans, et se rapproche de celui retrouvé dans le Recensement de 2021 concernant la population canadienne s'étant identifiée comme vétéran (2 %).

Les vétérans étaient plus susceptibles de vivre une situation d'itinérance dans les lieux extérieurs pendant la nuit du sondage : 37 % d'entre eux vivaient une situation d'itinérance dans les lieux extérieurs, comparativement à 25 % des non-vétérans. Cependant, les taux d'utilisation des refuges au cours des 12 derniers mois étaient presque identiques chez les vétérans (72 %) que les non-vétérans (71 %).

D'ailleurs, les vétérans étaient plus susceptibles que les non-vétérans d'être des adultes âgés (soit 34 % contre 20 %) ou des aînés (soit 10 % contre 4 %), y compris de s'identifier comme autochtone (43 % contre 32 %). Ils étaient aussi plus susceptibles de déclarer avoir vécu une expérience en tant que jeune à charge (36 % contre 28 %).

Les vétérans étaient également plus susceptibles de déclarer avoir été aux prises avec un handicap et des problèmes de santé que les non-vétérans. La différence la plus marquée était observée dans la prévalence des lésions cérébrales acquises (soit 40 % contre 21 %), les problèmes de mobilité physique (54 % contre 36 %), les difficultés sensorielles (42 % contre 28 %) et les maladies ou problèmes de santé (53 % contre 39 %), comme l'indique la Figure 10.

Figure 10. Prévalence des difficultés liées aux troubles de santé ou au fonctionnement quotidien selon le statut de vétéran
Figure 10. Prévalence des difficultés liées aux troubles de santé ou au fonctionnement quotidien selon le statut de vétéran
  • Figure 10 - Version textuelle
    Figure 10. Prévalence des difficultés liées aux troubles de santé ou au fonctionnement quotidien selon le statut de vétéran
    Catégorie de difficulté Vétérans Non-vétérans
    Maladies ou problèmes de santé 53 % 39 %
    Problèmes de mobilité physique 54 % 36 %
    Limitations d'apprentissages, intellectuelle / développementale, ou cognitives  38 % 31 %
    Lésions cérébrales acquises  40 % 21 %
    Problèmes de santé mentale  63 % 60 %
    Problèmes de consommation de substance  69 % 60 %
    Déficiences sensorielles 42 % 28 %

Les principales sources de revenus déclarées parmi les vétérans étaient l'aide sociale (36 %) suivie des prestations d'invalidité (34 %). Les vétérans étaient plus susceptibles que les non-vétérans de déclarer recevoir des prestations d'invalidité (34 % contre 25 %), mais étaient moins susceptibles de déclarer recevoir de l'aide sociale (36 % contre 48 %). De ce fait, 3 % des vétérans ont indiqué recevoir des prestations d'Anciens combattants Canada, ce qui suggère un accès limité à ce programme comparativement aux autres mesures de soutien au revenu. Le pourcentage d'accès aux prestations des anciens combattants peut être sous-estimé, car les personnes peuvent appeler ces prestations une prestation d'invalidité.

Conclusion

Les dénombrements ponctuels coordonnés à l'échelle pancanadienne de 2024 ont donné un aperçu substantiel sur la portée, les caractéristiques et les expériences de l'itinérance au Canada. Grâce à la collecte de renseignements sur les lieux extérieurs, les problèmes de santé, les premières expériences en itinérance et l'identité, le Sondage sur l'itinérance permet de mieux comprendre les diverses réalités des personnes en situation d'itinérance.

Les résultats soulignent les effets disproportionnés de l'itinérance chez certains groupes, à savoir les personnes autochtones, les membres de la communauté 2ELGBTQI+, les vétérans, les personnes issues des groupes racialisés, les jeunes, les femmes et les personnes venues au pays à titre de nouveaux arrivants. Ces constatations soulignent que l'itinérance n'est pas vécue de la même manière, mais est plutôt façonnée par des facteurs sociaux, structurels et identitaires qui se recoupent.

À l'avenir, d'autres rapports permettront d'étudier plus à fond les expériences de ces groupes, entre autres, et de fournir un aperçu plus approfondi de la dynamique de l'itinérance au sein des divers groupes de population et régions géographiques. Ces prochains rapports fourniront aux communautés et aux décideurs politiques des données probantes supplémentaires pour orienter la prestation de services, les interventions ciblées et l'élaboration de politiques davantage axées sur les données.

Pour toute demande d'information ou questions relatives au présent rapport, veuillez communiquer avec hpd.data-donnees.dpmi@infc.gc.ca.

Annexe A — Communautés participant au sondage du dénombrement ponctuel de 2024

Les 75 communautés énumérées ci-dessous ont contribué aux données du sondage sur lesquelles repose le présent rapport :

  • Abbotsford, C.-B.
  • Chilliwack, C.-B.
  • Cowichan Valley, C.-B.
  • Kamloops, C.-B.
  • Kelowna, C.-B.
  • Nanaimo, C.-B.
  • Nelson, C.-B.
  • Prince George, C.-B.
  • Metro Vancouver, C.-B. (sondage mené en mars 2025)
  • Victoria, C.-B. (sondage mené en mars 2025)
  • Calgary, Alb.
  • Edmonton, Alb.
  • Grande Prairie, Alb.
  • Lethbridge, Alb.
  • Lloydminster, Alb.
  • Medicine Hat, Alb.
  • Red Deer, Alb.
  • Wood Buffalo, Alb.
  • Beauval, Sask.
  • Buffalo Narrows, Sask.
  • Île-à-la-Crosse, Sask.
  • La Loche, Sask.
  • Lac La Ronge Tri-Community, Sask.
  • Meadow Lake, Sask.
  • Melfort, Sask.
  • Moose Jaw, Sask.
  • Nipawin, Sask.
  • North Battleford, Sask.
  • Pinehouse, Sask.
  • Yorkton, Sask.
  • Prince Albert, Sask.
  • Regina, Sask.
  • Saskatoon, Sask.
  • Brandon, Man.
  • Thompson, Man.
  • Winnipeg, Man.
  • Belleville (Hastings), Ont.
  • Brantford, Ont.
  • District de Cochrane (Timmins), Ont.
  • Comté de Dufferin, Ont.
  • Durham (Oshawa), Ont.
  • Compté de Guelph/Wellington, Ont.
  • Halton, Ont.
  • Hamilton, Ont.
  • District de Kenora, Ont.
  • Kingston, Ont.
  • Comté de Lambton, Ont.
  • London, Ont.
  • Muskoka, Ont.
  • Nipissing/North Bay, Ont.
  • Ottawa, Ont.
  • Région de Peel, Ont.
  • Peterborough, Ont.
  • Sault-Sainte-Marie, Ont.
  • Comté de Simcoe, Ont.
  • St. Catharines/Niagara, Ont.
  • Sudbury, Ont.
  • Strathroy, Ont.
  • Thunder Bay, Ont.
  • Toronto, Ont.
  • Waterloo/Kitchener, Ont.
  • Windsor, Ont.
  • Région de York, Ont.
  • Bathurst, N.-B.
  • Fredericton, N.-B.
  • Moncton, N.-B.
  • Saint John, N.-B.
  • Halifax, N.-É.
  • Sydney/Cape Breton, N.-É.
  • Charlottetown, Î.-P.-É.
  • Summerside, Î.-P.-É.
  • St. John's, T.-N.-L.
  • Iqaluit, Nt.
  • Yellowknife, T.N.-O.
  • Whitehorse, Yn

Annexe B — Formulaire du sondage du dénombrement ponctuel de 2024

Sondage dans les lieux extérieurs. Numéro de sondage : 0000

Emplacement : _____

Heure : _____

Sondeur : _____

Coordonnées : _____

C. Où passerez-vous la nuit/Où avez-vous passé la nuit dernière?

  1. REFUSE DE RÉPONDRE [REMERCIER la personne et METTRE FIN AU SONDAGE]
  2. SON APPARTEMENT/SA MAISON [REMERCIER la personne et METTRE FIN AU SONDAGE]
  3. CHEZ QUELQU'UN [CONTINUER À LA QUESTION C1]
  4. HÔTEL/MOTEL AUTOFINANCÉ [CONTINUER À LA QUESTION C1]
  5. HÔPITAL [CONTINUER À LA QUESTION C1]
  6. CENTRE DE TRAITEMENT [CONTINUER À LA QUESTION C1]
  7. PRISON, CENTRE DE DÉTENTION [CONTINUER À LA QUESTION C1]
  8. REFUGE POUR PERSONNES EN SITUATION D'ITINÉRANCE (p. ex. refuge d'urgence, refuge pour victimes de violence familiale ou conjugale, halte-chaleur, centre de jour) [COMMENCER LE SONDAGE]
  9. HÔTEL/MOTEL FINANCÉ PAR LA VILLE OU UN PROGRAMME POUR LES PERSONNES EN SITUATION D'ITINÉRANCE [COMMENCER LE SONDAGE]
  10. HÉBERGEMENT/LOGEMENT DE TRANSITION [COMMENCER LE SONDAGE]
  11. HORS REFUGE DANS UN LIEU PUBLIC (p. ex. rue, parc, abribus, forêt ou immeuble abandonné) [COMMENCER LE SONDAGE]
  12. CAMPEMENT (p. ex. groupes de tentes, abris de fortune ou autres installations extérieures à long terme) [COMMENCER LE SONDAGE]
  13. VÉHICULE (p. ex. voiture, fourgonnette, véhicule récréatif (VR), camion, bateau) [COMMENCER LE SONDAGE]
  14. INCERTAIN : INDIQUER LE LIEU PROABABLE _____ (b. — m.) [COMMENCER LE SONDAGE]

C1. Avez-vous accès à une résidence permanente où vous pouvez séjourner en toute sécurité, et ce, pour aussi longtemps que vous le désirez?

  1. Oui [REMERCIER ET METTRE FIN AU SONDAGE]
  2. Non (non permanente ET/OU non sécuritaire) [COMMENCER LE SONDAGE]
  3. Je ne sais pas [COMMENCER LE SONDAGE]
  4. Refuse de répondre [REMERCIER ET METTRE FIN AU SONDAGE]

Entamer le sondage

1. Avez-vous passé au moins une nuit dans l'un des endroits suivants au cours de la dernière année? (Sélectionner toutes les réponses qui s'appliquent)

  • REFUGE POUR PERSONNES EN SITUATION D'ITINÉRANCE (p. ex. refuge d'urgence ou refuge pour victimes de violence familiale ou conjugale, halte-chaleur, centre de jour)
  • HÔTEL/MOTEL FINANCÉ PAR LA VILLE OU UN PROGRAMME POUR LES PERSONNES EN SITUATION D'ITINÉRANCE
  • HÉBERGEMENT/LOGEMENT DE TRANSITION
  • HORS REFUGE DANS UN LIEU PUBLIC (p. ex. rue, parc, abribus, forêt ou immeuble abandonné)
  • CAMPEMENT (p. ex. groupes de tentes, abris de fortune ou autres installations extérieures à long terme)
  • VÉHICULE (p. ex. voiture, fourgonnette, véhicule récréatif (VR), camion, bateau)
  • CHEZ QUELQU'UN D'AUTRE PUISQUE VOUS N'AVIEZ AUCUN AUTRE ENDROIT OÙ ALLEZ
  • HÔPITAL OU UN AUTRE ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ
  • PRISON OU AUTRE CENTRE DE DÉTENTION
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

2. Est-ce que vous passerez la nuit avec des membres de votre famille ou quelqu'un d'autre? /Est-ce qu'un membre de votre famille ou quelqu'un d'autre est resté avec vous la nuit dernière? (Inscrire le numéro de sondage pour les partenaires. Sélectionner toutes les réponses qui s'appliquent)

  • AUCUN
  • PARTENAIRE —  Numéro de sondage : _____
  • ANIMAUX DE COMPAGNIE
  • AUTRE ADULTE (Peut inclure d'autres membres de la famille ou des amis.)
  • ENFANT(S)/PERSONNE(S) À CHARGE
  • REFUSE DE RÉPONDRE

3. Quel âge avez-vous? [OU] En quelle année êtes-vous né(e)? (Si la personne n'est pas certaine, demander sa meilleure estimation.)

  • ÂGE _____OU ANNÉE DE NAISSANCE _____
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

Pour ce sondage, « en situation d’itinérance » signifie toutes occasions où vous avez été sans logement permanent et sécuritaire, incluant les moments où vous avez dormi dans un refuge, dans la rue ou temporairement chez quelqu’un d’autre sans avoir votre propre domicile fixe (p. ex. dormir d’un sofa à l’autre).


4. En tout, pendant combien de temps avez-vous été en situation d'itinérance au cours de la DERNIÈRE ANNÉE (les 12 derniers mois)? (Ne nécessite pas d'être exact. Meilleure estimation.)

  • DURÉE : _____ JOURS | SEMAINES | MOIS
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

4b. En tout, pendant combien de temps avez-vous été en situation d'itinérance au cours des 3 DERNIÈRES ANNÉES? (Ne nécessite pas d'être exact. Meilleure estimation.)

  • MOINS DE LA MOITIÉ
  • ENVIRON LA MOITIÉ OU PLUS
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

5. Quel âge aviez-vous lorsque vous vous êtes retrouvé(e) en situation d'itinérance la première fois?

  • ÂGE : _____
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

6. Êtes-vous arrivé(e) au Canada en tant qu'immigrant(e), réfugié(e), demandeur(euse) d'asile (p. ex. une personne qui demande le statut de réfugié après son arrivée au Canada), ou par un autre processus?

  • OUI, IMMIGRANT(E)
  • OUI, RÉFUGIÉ(E)
  • OUI, DEMANDEUR(EUSE) D'ASILE
  • OUI, TRAVAILLEUR(EUSE) ÉTRANGER(ÈRE) TEMPORAIRE
  • OUI, UN AUTRE PERMIS DE TRAVAIL
  • OUI, PERMIS D'ÉTUDES
  • OUI, RÉSIDENT(E) TEMPORAIRE
  • OUI, AUTRE (y compris les personnes sans papier)
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

Si oui, depuis combien de temps êtes-vous au Canada?

  • DURÉE : ______ JOURS | SEMAINES | MOIS | ANNÉES
    OU DATE : _____/_____/_____ JOUR/MOIS/ANNÉE
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

7. Depuis combien de temps êtes-vous à (nom de la communauté)?

  • DURÉE : ______ JOURS | SEMAINES | MOIS | ANNÉES
  • TOUJOURS ÉTÉ ICI
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

Où habitiez-vous avant de déménager ici?

  • VILLE : ____________________ | PROVINCE/TERRITOIRE/PAYS : ________________ 
  • REFUSE DE RÉPONDRE

8. Vous identifiez-vous comme un membre des Premières Nations (avec ou sans statut), Métis, ou Inuits? (Si oui, veuillez préciser.)

(NOTE POUR LA COMMUNAUTÉ : La formulation de cette question peut être modifiée selon ce qui convient à votre communauté. Par exemple, vous pouvez faire la liste des Premières Nations.)

  • OUI, PREMIÈRES NATIONS
  • OUI, INUIT
  • OUI, MÉTIS
  • ASCENDANCE AUTOCHTONE
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

8b. En plus de votre réponse fournie à la question précédente, vous identifiez-vous à l'un des groupes ethniques énumérés ci-dessous? (Montrer ou lire la liste. Sélectionner toutes les réponses qui s'appliquent.)

  • S'IDENTIFIE COMME AUTOCHTONE SEULEMENT
  • ARABE (p. ex. Syrien, Égyptien, Yéménite)
  • ASIATIQUE DE L'EST (p. ex. Chinois, Coréen, Japonais)
  • ASIATIQUE DU SUD-EST (p. ex. Philippin, Vietnamien, Cambodgien, Malaisien, Laotien)
  • SUD-ASIATIQUE OU INDO-CARAIBE (p. ex. Indien, Pakistanais, Sri Lankais, Indo-Guyanais, Indo-Trinidadien)
  • ASIATIQUE OCCIDENTAL (p. ex. Iranien, Afghan)
  • NOIR-CANADIEN/AMÉRICAIN
  • NOIR-AFRICAIN (p. ex. Ghanéen, Éthiopien, Nigérien)
  • NOIR-AFRO-ANTILLAIS OU AFRO-LATINX (p. ex. Jamaïcain, Haïtien, Afro-Brésilien)
  • LATINO-AMÉRICAIN (p. ex. Brésilien, Mexicain, Chilien, Cubain)
  • BLANC (p. ex. Européen, Français, Ukrainien, Euro-Latinx)
  • NE FIGURE PAS SUR LA LISTE (VEUILLEZ SPÉCIFIER) : ______________________
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

9. Avez-vous déjà servi dans les Forces armées canadiennes ou la GRC? (Les Forces armées comprennent la Marine, l'Armée, l'Aviation royale canadienne, régulières ou de réserve, les Rangers canadiens incluant ceux qui ont complété l'instruction de base.)

  • OUI, DANS LES FORCES
  • OUI, DANS LA GRC
  • LES FORCES ET LA GRC
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

10. Lors de votre enfance ou votre adolescence, avez-vous déjà été en famille d'accueil ou dans un foyer de groupe pour les jeunes (NOTE POUR LA COMMUNAUTÉ : veuillez inclure les programmes provinciaux de protection à l'enfance)?

(Remarque : Cette question s'applique seulement aux programmes de protection de l'enfance.)

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

11. Avez-vous rencontré des difficultés liées à l'un des éléments suivants? :

MALADIE OU CONDITION MÉDICALE
(p. ex. diabète, tuberculose (TB) ou virus de l'immunodéficience humaine (VIH))

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

MOBILITÉ PHYSIQUE
(p. ex. lésion de la moelle épinière, arthrite, ou limitation des mouvements ou de la dextérité)

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

FONCTION D'APPRENTISSAGE, INTELLECTUEL ET DÉVELOPPEMENTALE OU COGNITIVE
(p. ex. trouble du spectre de l'alcoolisation fœtale (TSAF), autisme,
trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH), dyslexie ou démence)

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

LÉSION CÉRÉBRALE ACQUISE
(p. ex. liée à un accident, à la violence, à une surdose, à un accident cérébral ou à une tumeur au cerveau)

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

SANTÉ MENTALE[diagnostiqué/non diagnostiqué]
(p. ex. dépression, syndrome de stress post-traumatique (SSPT), trouble bipolaire ou schizophrénie)

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

CONSOMMATION DE SUBSTANCES
(p. ex. alcool ou opiacés)

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

SENS TELS QUE LA VUE OU L'OUÏE
(p. ex. cécité ou surdité)

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

12. À quel genre vous identifiez-vous?(Montrer ou lire la liste à la personne.)

  • HOMME
  • FEMME
  • BISPIRITUEL(LE)
  • FEMME TRANS
  • HOMME TRANS
  • NON-BINAIRE (GENRE QUEER)
  • PAS ÉNUMÉRÉ: __________________
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

13. Comment décrivez-vous votre orientation sexuelle, par exemple : hétérosexuel, gai, lesbienne? (Montrer ou lire la liste à la personne.)

  • HÉTÉROSEXUEL(LE)
  • GAI
  • LESBIENNE
  • BISEXUEL(LE)
  • BISPIRITUEL(LE)
  • PANSEXUEL(LE)
  • ASEXUEL(LE)
  • QUEER
  • EN QUESTIONNEMENT
  • PAS ÉNUMÉRÉ : ______________
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

14. Qu'est-ce qui a causé la perte de votre plus récent logement? (Ne pas lire les options. Sélectionner toutes les réponses applicables. Le « logement » n'inclut pas les situations temporaires (p. ex. dormir d'un sofa à l'autre) ou les séjours dans un refuge. Faites un suivi de la raison si le répondant dit qu'il a été expulsé ou qu'il a choisi de partir.)

  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

A. PROBLÈMES DE LOGEMENT ET FINANCIERS

  • REVENU INSUFFISANT POUR UN LOGEMENT (p. ex. augmentation du loyer, perte d'une prestation, de revenus ou d'emploi)
  • LOGEMENT INSALUBRE/NON SÉCURITAIRE
  • BÂTIMENT VENDU OU RÉNOVÉ
  • PROPRIÉTAIRE A EMMÉNAGÉ

B. CONFLIT AVEC :

  • CONJOINT(E)/PARTENAIRE
  • PARENT/TUTEUR(TRICE)
  • PROPRIÉTAIRE
  • AUTRE (________________)

C. DISCRIMINATION PAR :

  • CONJOINT(E)/PARTENAIRE
  • PARENT/TUTEUR(TRICE)
  • PROPRIÉTAIRE
  • AUTRE (________________)

D. AUTRES

  • PLAINTE (p. ex. bruit/dommages)
  • A QUITTÉ LA COMMUNAUTÉ/DÉMÉNAGÉ
  • DÉPART OU DÉCÈS D'UN MEMBRE DE LA FAMILLE
  • ANIMAUX DE COMPAGNIE
  • AUTRES RAISONS : _________________

E. MAUVAIS TRAITEMENTS PAR :

  • CONJOINT(E)/PARTENAIRE
  • PARENT/TUTEUR(TRICE)
  • PROPRIÉTAIRE
  • AUTRE (________________)

F. SANTÉ OU SERVICES CORRECTIONNELS

  • PROBLÈME DE SANTÉ PHYSIQUE/INVALIDITÉ
  • PROBLÈME DE SANTÉ MENTALE
  • PROBLÈME DE CONSOMMATION DE SUBSTANCES
  • HOSPITALISATION OU EN PROGRAMME DE TRAITEMENT
  • INCARCÉRATION (prison)

14b. Est-ce que la perte de votre plus récent logement est due à une expulsion?

  • OUI
  • NON
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

14c. À quand remonte cet événement (votre perte de logement la plus récente)? (Meilleure estimation)

  • DURÉE : _____  JOURS | SEMAINES | MOIS | ANNÉES
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

15. Quelles sont vos sources de revenus? (Rappel, ce sondage est anonyme. Lire la liste et sélectionner toutes les réponses qui s'appliquent.)

Travail formel ou informel

  • EMPLOI À TEMPS PLEIN
  • EMPLOI À TEMPS PARTIEL
  • EMPLOI OCCASIONNEL (p. ex. travail contractuel)
  • SOURCES DE REVENUS INFORMELLES (p. ex. retour de bouteilles, mendicité, travail du sexe)

Prestations

  • ASSURANCE-EMPLOI
  • PRESTATIONS D'INVALIDITÉ [nom de la prestation prov.]
  • PRESTATIONS AUX AÎNÉS (p. ex., RPC/SV/SRG/RRQ)
  • BIEN-ÊTRE SOCIAL/AIDE SOCIALE [prestation prov.]
  • PRESTATIONS AUX VÉTÉRANS/ACC
  • PRESTATIONS POUR FAMILLES ET ENFANTS
  • REMBOURSEMENT DE TPS/TVQ

Autres

  • DONS D'ARGENT PAR LA FAMILLE/LES AMIS
  • SOMME D'ARGENT D'UN ORGANISME DE SERVICES
  • AUTRE : _____
  • AUCUN REVENU
  • NE SAIT PAS
  • REFUSE DE RÉPONDRE

Annexe C — Glossaire

2ELGBTQI+
Acronyme utilisé par le gouvernement du Canada pour désigner les personnes appartenant à la population canadienne appartenant à cette communauté. L’élément 2E, au début de l’acronyme, désigne les personnes aux deux esprits (bispirituelles); L : personnes lesbiennes; G : personnes gaies; B : personnes bisexuelles; T : personnes transgenres; Q : personne queers; I : personnes intersexuées, chez qui les caractéristiques sexuelles vont au delà de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre et de l’expression de genre; + : personnes faisant partie des communautés de la diversité sexuelle et de genre qui utilisent une autre terminologie.
Adulte
Toute personne âgée de 25 à 29 ans.
Demandeur d’asile
Personne ayant présenté une demande de protection des réfugiés pendant qu’elle était au Canada et qui attend une décision de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.
Région de l’Atlantique
Zone au Canada qui englobe les provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard.
Région du Centre
Zone au Canada qui englobe les provinces de l’Ontario et du Québec.
Itinérance chronique
Condition qui désigne les personnes actuellement en situation d’itinérance ET qui ont satisfait à au moins 1 des critères ci-dessous :
  • ont été en situation d’itinérance pendant au moins 6 mois (180 jours) à un moment donné au cours de la dernière année;
  • ont des épisodes récurrents d’itinérance sur une période de 3 ans qui totalise au moins 18 mois.
Emplacements de base
Les principaux emplacements compris dans l’Énumération du dénombrement ponctuel et le Sondage sur l’itinérance, soit :
  • les lieux extérieurs;
  • les lieux d’hébergement;
  • les logements de transition.
Personne à charge
Personne considérée comme étant à charge d’un Chef de famille comme : les enfants, les proches âgés ou tout autre membre de la famille qui ne peuvent pas subvenir à leurs propres besoins.
Région de l’Est
Zone au Canada qui englobe les provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Itinérance cachée
Les personnes séjournant chez quelqu’un ou ayant recours à des hébergements temporaires, et ce, sans garantie de résidence continue (p. ex. sécurité d’occupation) ou d’accès à un logement sécuritaire et permanent. Les personnes en situation d’itinérance cachée constituent un groupe difficile à joindre.
Itinérance
Situation de vie d’une personne ou d’une famille qui n’a pas de logement stable, permanent ou approprié, voire la perspective immédiate, les moyens et la capacité d’acquérir une maison.
Famille
Les personnes qui déclarent avoir été en compagnie d’un ou de plusieurs membres de leur famille pendant leur épisode d’itinérance.
Premières Nations
Personne qui s’identifie comme membre des Premières Nations.
Immigrant
Un immigrant reçu/résident permanent est une personne à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de vivre au Canada en permanence. Cette information est auto-déclarée au moment de l’entrée d’une personne dans un refuge.
Ascendance autochtone
Personne qui ne s’identifie pas comme membre des Premières Nations, Inuit ou Métis, mais dont l’ascendance peut avoir été identifiée comme autochtone.
Personnes autochtones
Personne qui s’identifie comme membre des Premières Nations, Métis, Inuit, inscrit ou non inscrit, peu importe son statut de résident ou d’appartenance.
Inuit
Personne qui s’identifie comme Inuit.
Métis
Personne qui s’identifie comme Métis.
Non autochtone
Personne qui s’identifie comme ne faisant pas partie des Premières Nations, des Inuits ou des Métis.
Région du Nord
Zone au Canada qui englobe les communautés et les territoires du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut.
Adulte âgé
Personne âgée de 50 à 64 ans.
Partenaire
Personne faisant partie d’un couple.
Énumération du dénombrement ponctuel
Nombre de personnes en situation d’itinérance dans une seule nuit au cours d’une période déterminée.
Réfugié
Personne qui se trouve à l’extérieur de son pays d’origine, ou du pays où elle vit normalement, et qui craint de retourner dans ce pays parce qu’elle craint avec raison d’être persécutée pour des raisons de race, de religion, de nationalité, d’appartenance à un groupe social particulier ou d’opinions politiques.
Répondant
Personne invitée à fournir des réponses aux questions de présélection ou du sondage dans l’Énumération du dénombrement ponctuel ou du Sondage sur l’itinérance.
Aîné
Personne âgée de 65 ans et plus.
Itinérance dans les lieux d’hébergement
Lieux incluant les refuges d’urgence, les refuges en cas de conditions météorologiques extrêmes et les refuges pour victimes de violence familiale. S’il y a lieu, ces lieux peuvent comprendre aussi des chambres d’hôtel ou de motel fournies aux familles ou aux personnes en situation d’itinérance au lieu de lits dans les refuges.
Adulte célibataire
Personne qui ne reste pas avec sa famille ou ses amis pendant un épisode d’itinérance.
Systèmes
Installations réglementées par des organismes fédéraux, provinciaux ou municipaux comme :
  • les hôpitaux;
  • les centres de traitement;
  • les prisons;
  • les maisons de détention;
  • les centres de détention.
Logement de transition
Programmes qui se veulent une étape vers un logement permanent, où les clients peuvent y demeurer plus longtemps. Les logements de transition garantis pour plus d’un an, où les résidents ont une sécurité d’occupation et paient une partie du loyer, ne devraient normalement pas être inclus dans le dénombrement ponctuel. Cette catégorie peut comprendre les personnes qui se trouvent dans des établissements de transition situés chez d’autres fournisseurs de services. Ceux-ci ne devraient être inclus que si les répondants étaient autrement en situation d’itinérance.
Itinérance dans les lieux extérieurs
Espaces non destinés à l’habitation humaine comme les rues, les ruelles, les parcs, les autres espaces verts, les stations de transport en commun, les immeubles abandonnés, les véhicules, les ravins et d’autres endroits extérieurs où les personnes en situation d’itinérance dorment. Les campements sont inclus dans la catégorie de l’itinérance dans les lieux extérieurs.
Vétéran
Ancien membre des Forces armées canadiennes ou de la Gendarmerie royale du Canada. Cette déclaration est faite au début du sondage.
Région de l’Ouest
Zone au Canada qui englobe les provinces de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba.
Jeune
Personne âgée de 13 à 24 ans qui s’est identifiée comme étant non accompagnée par un parent ou un tuteur pendant son épisode d’itinérance.

Annexe D — Emplacements au cours de la nuit, les taux d’itinérance chronique et les changements au fil du temps selon les caractéristiques sociodémographiques

Tableau 6. Représentation proportionnelle de populations spécifiques dans des endroits où les répondants avaient passé la nuit en 2024
Groupes sociodémographiques Lieux d'hébergement Logements de transition Lieux extérieurs Hôtels/Motels Systèmes Itinérance cachée Tous les emplacements
Tranche d'âge Enfant (0 à 12 ans) 8,2 % 12,7 % 0,7 % 21,0 % 0,0 % 5,8 % 6,6 %
Jeune (13 à 24 ans) 10,5 % 19,5 % 6,4 % 11,4 % 11,2 % 15,3 % 10,8 %
Adulte (25 à 49 ans) 52,9 % 46,3 % 69,0 % 51,2 % 71,8 % 57,9 % 57,6 %
Adulte âgé (50 à 64 ans) 22,5 % 18,0 % 20,9 % 13,9 % 13,7 % 18,3 % 20,6 %
Aîné (65 ans et plus) 5,8 % 3,6 % 3,1 % 2,5 % 3,3 % 2,7 % 4,3 %
Genre Homme 61,1 % 52,7 % 65,0 % 44,4 % 66,4 % 52,0 % 60,1 %
Femme 36,1 % 44,8 % 31,7 % 54,5 % 29,8 % 44,7 % 36,9 %
Personne de diverses identités de genre 2,8 % 2,5 % 3,2 % 1,1 % 3,8 % 3,4 % 3,0 %
Orientation sexuelle Non 2ELGBTQI+ 85,4 % 84,5 % 87,5 % 78,5 % 86,2 % 86,7 % 85,9 %
2ELGBTQI+ 14,6 % 15,5 % 12,5 % 21,5 % 13,8 % 13,3 % 14,1 %
Expérience en tant que jeune à charge Jeune non pris en charge auparavant 77,6 % 74,1 % 62,5 % 88,6 % 59,5 % 65,8 % 71,2 %
Expérience vécue comme jeune à charge 22,4 % 25,9 % 37,6 % 11,4 % 40,5 % 34,2 % 28,8 %
Identités autochtones Premières Nations 18,1 % 19,2 % 34,3 % 9,5 % 42,5 % 43,2 % 26,6 %
Inuit 1,2 % 2,3 % 1,4 % 0,2 % 0,8 % 1,1 % 1,5 %
Métis 3,5 % 1,9 % 6,4 % 1,6 % 3,3 % 9,7 % 5,1 %
Statut de nouvel arrivant à l'arrivée Immigrant 10,0 % 6,7 % 4,2 % 5,5 % 6,1 % 4,3 % 7,1 %
Réfugié 11,0 % 6,4 % 1,0 % 24,8 % 2,8 % 5,2 % 7,2 %
Demandeur d'asile 9,4 % 14,0 % 0,2 % 21,6 % 0,1 % 1,8 % 6,4 %
Titulaire d'un permis temporaire ou autre statut 4,6 % 4,1 % 0,9 % 5,7 % 0,9 % 1,7 % 3,1 %
Statut de vétéran Non-vétéran 96,8 % 97,5 % 94,4 % 98,7 % 96,4 % 96,9 % 96,3 %
Vétéran 3,3 % 2,5 % 5,6 % 1,3 % 3,6 % 3,1 % 3,7 %
Identité raciale Arabe 1,5 % 2,9 % 0,3 % 2,5 % 0,8 % 0,5 % 1,2 %
Asiatique de l'Est 0,7 % 0,3 % 0,3 % 0,2 % 0,3 % 0,4 % 0,5 %
Asiatique du Sud-Est 1,1 % 0,7 % 0,3 % 0,4 % 0,7 % 0,5 % 0,7 %
Sud-asiatique 2,7 % 1,3 % 0,9 % 1,4 % 1,5 % 1,1 % 1,8 %
Asiatique occidental 1,2 % 0,9 % 0,3 % 1,1 % 0,3 % 0,7 % 0,8 %
Noir 26,4 % 25,3 % 3,4 % 50,5 % 6,5 % 7,9 % 17,3 %
Latino-américain 1,7 % 1,3 % 0,7 % 1,1 % 1,1 % 1,1 % 1,3 %
Personne non racialisée 39,2 % 40,3 % 48,6 % 29,3 % 38,5 % 31,2 % 40,3 %
Personne racialisée à plusieurs niveaux 1,5 % 2,1 % 0,7 % 1,4 % 2,0 % 0,9 % 1,2 %
Tableau 7. Résumé de la prévalence de l’itinérance chronique chez certaines populations en 2024
Groupes sociodémographiques Chronicité aigüe Itinérance chronique combinée Instabilité prolongée Itinérance chronique dans son ensemble
Tranche d'âge Jeune (13 à 24 ans) 26,5 % 37,6 % 9,8 % 74,0 %
Adulte (25 à 49 ans) 21,8 % 54,2 % 8,0 % 83,9 %
Adulte âgé (50 à 64 ans) 20,3 % 54,8 % 8,4 % 83,5 %
Aîné (65 ans et plus) 23,2 % 47,9 % 7,1 % 78,1 %
Genre Homme 20,7 % 55,1 % 8,0 % 83,8 %
Femme 24,3 % 47,4 % 8,6 % 80,4 %
Personne de diverses identités de genre 18,0 % 57,5 % 10,6 % 86,2 %
Orientation sexuelle Non 2ELGBTQI+ 21,3 % 53,2 % 8,2 % 82,7 %
2ELGBTQI+ 24,2 % 49,0 % 8,2 % 81,4 %
Expérience en tant que jeune à charge Jeune non pris en charge auparavant 24,2 % 48,7 % 7,6 % 80,5 %
Expérience vécue comme jeune à charge 16,6 % 61,9 % 9,2 % 87,7 %
Identités autochtones Premières Nations 16,6 % 60,9 % 10,0 % 87,4 %
Inuit 34,2 % 47,7 % 8,8 % 90,7 %
Métis 16,8 % 61,0 % 11,5 % 89,3 %
Statut de nouvel arrivant à l'arrivée Immigrant 23,7 % 46,32 % 7,1 % 77,1 %
Réfugié 39,6 % 28,29 % 4,8 % 72,7 %
Demandeur d'asile 42,8 % 21,57 % 6,8 % 71,1 %
Titulaire d'un permis temporaire ou autre statut 33,4 % 30,43 % 4,9 % 68,7 %
Statut de vétéran Non-vétéran 22,5 % 51,3 % 8,2 % 82,0 %
Vétéran 17,2 % 59,8 % 9,3 % 86,4 %
Identité raciale Arabe 21,5 % 30,3 % 12,8 % 64,6 %
Asiatique de l'Est 25,0 % 44,8 % 4,3 % 74,1 %
Asiatique du Sud-Est 21,4 % 49,5 % 9,3 % 80,2 %
Sud-asiatique 27,3 % 43,7 % 5,2 % 76,2 %
Asiatique occidental 22,2 % 38,6 % 4,2 % 65,1 %
Noir 38,5 % 29,2 % 6,0 % 73,8 %
Latino-américain 21,9 % 48,8 % 5,0 % 75,7 %
Personne non racialisée 19,5 % 56,1 % 7,6 % 83,2 %
Personne racialisée à plusieurs niveaux 22,5 % 51,8 % 7,8 % 82,1 %
Tableau 8, Changements d’une année à l’autre de la représentation proportionnelle de populations spécifiques parmi les sous-ensembles de 59 communautés qui ont participé aux dénombrements ponctuels de 2024 et de 2020 à 2022
Groupes sociodémographiques Proportion de répondants au sondage en 2024 Proportion de répondants au sondage de 2020 à 2022 Différence de proportion entre 2024 et de 2020 à 2022
Tranche d'âge Enfant (0 à 12ans) 6,3 % 5,6 % +0,7 %
Jeune (13 à 24 ans) 10,5 % 12,3 % -1,7 %
Adulte (25 à 49 ans) 58,0 % 55,0 % +3,0 %
Adulte âgé (50 à 64 ans) 20,8 % 22,7 % -1,8 %
Genre Homme 60,3 % 61,9 % -1,6 %
Femme 36,8 % 35,7 % 1,0 %
Personne de diverses identités de genre 3,0 % 2,4 % 0,6 %
Orientation sexuelle Non 2ELGBTQI+ 85,8 % 88,1 % -2,3 %
2ELGBTQI+ 14,2 % 11,9 % 2,3 %
Expérience en tant que jeune à charge Jeune non pris en charge auparavant 71,4 % 68,3 % 3,1 %
Expérience vécue comme jeune à charge 28,6 % 31,7 % -3,1 %
Identités autochtones Premières Nations 25,6 % 27,1 % -1,5 %
Inuit 1,1 % 1,6 % -0,5 %
Métis 4,3 % 6,8 % -2,6 %
Statut de nouvel arrivant à l'arrivée Immigrant 7,4 % 9,2 % -1,8 %
Réfugié 7,5 % 1,6 % 5,9 %
Demandeur d'asile 6,7 % 2,1 % 4,6 %
Titulaire d'un permis temporaire ou autre statut 3,2 % - -
Statut de vétéran Non-vétéran 96,2 % 95,3 % 0,9 %
Vétéran 3,8 % 4,7 % -0,9 %
Identité raciale Arabe 1,2 % 0,9 % 0,3 %
Asiatique de l'Est 0,5 % 0,6 % -0,1 %
Asiatique du Sud-Est 0,7 % 1,0 % -0,2 %
Sud-asiatique 1,8 % 1,9 % -0,1 %
Asiatique occidental 0,8 % 0,8 % 0,1 %
Noir 18,0 % 8,4 % 9,6 %
Latino-américain 1,3 % 1,3 % 0,0 %
Personne non racisée 41,4 % 39,8 % 1,6 %
Personne racialisée à plusieurs niveaux 1,3 % 1,7 % -0,4 %
Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, communiquez avec nous.

Date de modification :